Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’action sociale : «C’est toute une équipe qui a vaincu Ebola…»

= 501

Le Professeur Awa Marie Coll Seck a arpenté les Marches du Quotidien, pour la première fois, depuis qu’elle préside aux destinées du secteur de la Santé au Sénégal.

Le Quotidien qui a fait d’elle son «homme de l’année», comme d’autres l’ont fait, a eu l’insigne honneur de la recevoir dans ses locaux de la cité Djily Mbaye, quelques minutes seulement après sa descente d’avion en provenance de Conakry, lundi dernier. Accompagné d’une partie de son cabinet, le ministre de la Santé et de l’action sociale a diagnostiqué avec la Rédaction, les maux de son secteur, dans une ambiance très détendue, avec des anecdotes qui plongeaient parfois la salle, dans une hilarité générale. Dans cet entretien, qui sera publié en deux jets, le Pr Seck se félicite des résultats obtenus dans la riposte contre Ebola, tout en reconnaissant néanmoins, qu’il y a beaucoup à faire pour trouver des solutions aux difficultés auxquelles les Sénégalais sont confrontés dans le secteur.
A quoi peut-on s’attendre entre les deux pays, après votre voyage à Conakry ?
Je voudrais tout d’abord dire que nous avons des relations particulières avec votre journal qui a un intérêt particulier pour la Santé. Donc, c’est avec plaisir que je me retrouve au niveau de votre Rédaction avec mes collaborateurs pour discuter du secteur. Nous sommes allés ce matin (lundi) à Conakry rencontrer le président de la République Alpha Condé. J’étais porteuse d’un message de Monsieur le président de la République, en tant que chef de délégation. C’était un message d’amitié, mais également de demande d’ouverture des discussions concernant la réouverture des frontières comme eux en ont parlé antérieurement. Comme vous le savez, on les (frontières) ferme, mais on les rouvre à un moment et il faut préparer cela. Nous sommes allés sur le terrain avec quatre autres ministres de la République. Donc, c’était une grande délégation, avec le ministre de l’Intérieur, de l’Economie maritime, des Transports aériens et des infrastructures. Nous avons été aussi avec des gradés de l’Armée, dont le Général de la gendarmerie et l’Inspecteur en chef de la police. Nous avons eu une discussion avec Monsieur le président de la République qui a été vraiment très agréable. Il a montré que nous étions des pays frères et que vraiment, son intérêt à lui n’était pas qu’il y ait des cas d’Ebola au Sénégal, venant de la Guinée. Ce qu’il aurait voulu, c’est qu’on discute pour voir comment faire pour le mieux. Il y a eu une réunion d’un groupe d’experts et le résultat de tout cela, c’est que nous avons été invités à la frontière avec la Guinée, à Kalifourou dans le Kolda, pour voir quel est le diagnostic de la situation, quels sont les besoins, mais également quel type de mécanisme nous allons mettre sur pied pour pouvoir vraiment avoir une frontière avec une bonne surveillance épidémiologique.
On a prévu de rencontrer les équipes techniques guinéennes le 6 janvier et après cette rencontre, il y aura un procès-verbal qui sera retourné au niveau des ministres pour voir si ça passe ? Donc, c’est dire que c’est un processus que nous allons déclencher qui nous amènera, puisque c’est normal, vers la réouverture des frontières avec toutes les conditions qu’il faut.

La réouverture des frontières est-elle envisageable à court terme ?
C’est possible. Déjà dans une semaine, il y a une réunion qui est technique. Il faudra que tous les résultats soient validés par les ministres concernés et que les Présidents eux-mêmes en soient informés. Cela peut prendre un peu de temps. Le temps qu’on s’organise.

Mais entre-temps, qu’est-ce que le Sénégal est en train de faire pour aider les Guinéens à se mettre à niveau dans ces conditions ?
Les Guinéens ont vraiment beaucoup progressé. Je crois qu’aujourd’hui, ils ont un système très respectable. Ils ont eu des appuis de beaucoup de partenaires. Au niveau des frontières, ils ont le soutien de la France et 34 autres partenaires qui les appuient dans la lutte contre Ebola. Ils ont pris conscience de la gravité de la situation et ils ont même testé leur mécanisme au niveau des frontières, après les cas qu’il y a eus au Mali. Ils ont mis sur pied des équipes qui ont été mises à la frontière avec le Mali. C’est comme ce que nous faisons à Kidira (Tambacounda), dès que la personne arrive, elle se lave les mains, ensuite il y a le thermo-flash. Puis, il y a l’enquête avec une fiche, on pose un certain nombre de questions liées à l’origine et à la destination du voyageur. Une autre fiche est disponible pour que les gens qui ont le moindre problème puissent appeler sur des numéros de téléphone. A Kidira, c’est ce que nous faisons déjà.
Au niveau des frontières, des tentes sont montées pour isoler tout cas suspect, le temps de faire les examens complémentaires nécessaires. C’est ce que la Guinée est en train de faire de l’autre côté, au niveau de la frontière avec le Mali. Nous leur avons dit que c’est une affaire qui doit engager les deux pays. Le message est que personne ne doit quitter la Guinée sans être contrôlé, et quand des personnes arrivent au niveau de notre frontière, nous aussi, on fait la même chose. C’est ce qui fait qu’il y a, au moins, un chemin à faire entre la frontière guinéenne et notre propre frontière. Si vous voyez le cas de la frontière au niveau de Kalifourou ou de Kolda, il y a une trentaine de kilomètres entre la Guinée et le Sénégal. Ce qui veut dire que s’ils ne font pas leur travail de l’autre côté, c’est beaucoup de personnes qui entrent au Sénégal. Voilà pourquoi il faut vraiment que les deux pays s’engagent. Je crois que c’est à peu près ce qu’on s’est dit lors de la rencontre et moi, je peux vous dire que nous avons des partenaires pour ce travail.
Le gouvernement sénégalais a mis des moyens pour qu’on mette des constructions. Nous nous sommes dit que quand vous allez aux Etats-Unis et vous que voyez les gens sortir des avions, on les amène dans des services et non dans des tentes. Nous, ce qu’on veut, c’est qu’il y ait des structures qui peuvent même nous être utiles après la fin de l’épidémie. C’est notre projet qui va se faire dans les mois à venir. On va poser ce problème, celui d’avoir un centre d’isolement au niveau de la frontière et un centre de traitement dans la capitale pour pouvoir ouvrir les frontières en bonne intelligence.

Quelle est la situation que vous avez trouvée sur place ?
Il faut dire que les Guinéens vaquent à leurs occupations. Moi, j’avoue que j’ai suivi la situation depuis longtemps et je croyais trouver un pays un peu plus chaotique. Nous avons traversé la ville comme le Palais présidentiel est de l’autre côté. On ne peut pas dire que nous n’avons rien vu. Ce que nous avons vu, ce sont des gens qui vont et qui viennent dans les marchés. C’est différent de la situation qu’on a vue en Sierra-Leone où vous avez des cadavres dans les rues. Ce n’est pas du tout la même chose en Guinée. C’est vrai que la Guinée sort d’une situation très difficile, mais elle est en train de gérer cette situation. Ce qu’on a vu, ce sont des slogans. On a même vu une affiche de la Première dame qui se lave les mains. A partir de l’aéroport, on sent un certain engagement. Sur place, on a relevé nos températures quand on entrait et quand on sortait. Des produits antiseptiques ont été utilisés. Le Docteur Mamadou Ndiaye (directeur de la Prévention) a visité leur aéroport et regardé tous les détails. Il nous a dit que tout ce qui se fait chez nous est en train d’être fait là-bas et même, je ne veux pas dire mieux, ils ont un aéroport neuf et ils sont très bien encadrés par les Français. On voit des agents français à côté des Guinéens, c’est pour sécuriser l’aéroport par rapport la France. C’est pour vous dire que je n’ai pas vu le chaos en Guinée et c’est une bonne chose. Puisque nous parlons d’Ebola, il y a aussi la fièvre diplomatique… En tout cas nous avons été bien reçus. Nous ne sommes pas allés là-bas pour baisser les bras. L’accueil que nous avons eu du Président Condé lui-même est chaleureux. Il a même dit : «Nous allons tout faire pour que les choses se passent dans les meilleures conditions.» Il a même demandé à ses ministres d’être ouverts dans les négociations. La fièvre et les problèmes diplomatiques, s’ils existent, nous ne les avons pas trouvés sur place. Vous savez, on parle souvent de tension diplomatique entre les deux pays, mais nous restons des pays frères. Le Président Condé lui-même disait qu’ouvrir les frontières, ce n’était pas simple. C’est un processus complexe qu’il faut mener jusqu’au bout. Est-ce qu’il n’y a pas eu une absence de dialogue quand le Sénégal a décidé de fermer ses frontières ?Il y a eu un moment de refus qui a existé et qui a fait que le dialogue était très difficile. C’était : «Oui, ils nous en veulent», «Ce sont nos frères qui nous plantent le couteau dans le dos». C’était plus cela. Et dans ces conditions, c’était difficile que les gens puissent se parler. Le ministre des Affaires étrangères, à chaque fois que nous avons fait un geste concernant les frontières, la première fermeture, la seconde, l’ouverture, etc., a toujours parlé à son homologue guinéen.Personnellement, j’ai aussi parlé avec le ministre de la Santé de Guinée. Mais à chaque fois, on sentait vraiment un blocage et une grande déception. Quand nous avons eu notre cas et que d’autres pays ont fermé leurs frontières, tout le monde était fâché. J’ai vu des Sénégalais dire : «Pourquoi le Rwanda a fermé ?», «Pourquoi le Cap-Vert ferme ses frontières ?». Même nous, nous étions un peu fâchés. Souvent, je disais : «On a fermé nos frontières avec la Guinée, pourquoi vous refusez que les autres aient aussi peur et ferment leurs frontières ?» La fermeture des frontières n’est jamais très bien perçue de l’autre côté, même si vous y mettez les formes. Cela a perduré et c’était à une période où eux n’étaient pas prêts du tout. Ce qui est clair, c’est qu’ils n’avaient pas très bien pris cette fermeture et que le dialogue était assez difficile à ce moment-là. Il a fallu que les choses se tassent pour que le dialogue puisse se faire.Le Sénégal n’avait donc pas abandonné la Guinée pendant cette période ?Non justement. Je crois qu’ils ont fini par le comprendre. Je prends l’exemple de l’Institut Pasteur de Dakar, qui a été tout le temps en Guinée. C’est eux qui faisaient tous les prélèvements. D’ailleurs, le Président (de la Guinée) le sait. Il l’a même dit aujourd’hui (lundi à Conakry). Il a parlé de l’institut Pasteur de Dakar. Ils étaient là et c’était important pour le pays de pouvoir avoir des résultats. Nous avons également beaucoup travaillé avec des volontaires qui étaient en Guinée, en Sierra-Leone et au Liberia. Le Sénégal ne l’a pas abandonnée et on l’a montré tout doucement. Les gens ont compris qu’en réalité, même s’ils ne sont pas d’accord pour que le Sénégal ferme ses frontières, ce n’était pas une façon de les laisser tomber. C’était important pour qu’on puisse avoir une nouvelle possibilité de dialogue. La riposte est également nationale, est-ce que vous n’avez pas le sentiment que l’intensité de la lutte est en train de baisser avec le temps ?C’est pour cela que nous avons créé une nouvelle dynamique. Nous sommes tout à fait d’accord avec vous. Je prends l’exemple, qui n’est peut-être pas le meilleur, qui est celui de se serrer la main. A la mosquée qui est à côté de chez moi, il fut un temps où personne ne se serrait plus la main. L’imam lui-même, disait de faire attention à Ebola. Les gens étaient très inquiets, trop peut-être. Les gens avaient la pression d’Ebola, donc se lavaient facilement les mains, etc. Mais, c’est la nature humaine qui est comme ça. Quand le cas était guéri et qu’il n’y avait pas d’autres cas, petit à petit, les choses se sont tassées. Nous nous en sommes rendu compte, d’abord parce que les gens recommencent à se serrer les mains sans problème. Mais, les bonnes habitudes restent. Les gens ne se lavent plus les mains et pourtant ils ont pratiquement tous, des produits antiseptiques dans leur poche. On ne peut pas mettre tout le temps la pression sur les gens pour une maladie comme celle-là. Mais, nous pensons qu’il est temps de reprendre d’une autre manière, changer un peu les slogans, les spots, faire d’autres choses pour remettre en marche cet état important de vigilance. Mais aussi, Ebola a fait un an. C’était le 26 décembre que le jeune Emile (celui par qui la maladie s’est propagée en Guinée) a eu la fièvre et il est mort deux jours après. On est vraiment dans l’anniversaire. Si cela dure encore un an, on ne peut pas passer notre temps à ne faire que du Ebola. Il y a le palu, les méningites, les hypertensions, le Diabète, les structures sanitaires, l’accueil et plein de choses. On s’est dit qu’il était temps que l’on crée ce Centre des opérations d’urgence géré par le Docteur Abdoulaye Bousso pour qu’à chaque fois que l’on a une alerte, on puisse s’en occuper. Des gens dynamiques 24 /24 ne font que cela. S’il y a des alertes comme celle d’hier (le cas suspect déclaré à Grand-Yoff), c’est lui qui s’en occupe. C’est une équipe avec des gens dévoués : quelqu’un du Samu, quelqu’un de l’équipe du Docteur Ndiaye qui s’occupe de Surveillance épidémiologique, quelqu’un pour les réseaux sociaux. Il y a également ceux qui s’occupent de logistique, de l’administration. Il y a toute une équipe d’une quinzaine de personnes dans un local bien précis. On est même en train de construire quelque chose au niveau de l’hôpital de Fann. On veut que les choses changent un peu.

Un an après, qu’est-ce que la lutte contre Ebola a apporté en matière d’expériences et mises à niveau à notre pays ?
Dans notre pays, on aura l’avant et après Ebola, c’est sûr. D’abord, le personnel de santé a été formé. Je suis enseignante, j’ai enseigné les maladies infectieuses et quand on parlait de la maladie Ebola, en disant que c’était juste une fièvre hémorragique et si on voulait être bavard, on disait qu’elle existe au Congo. Les étudiants en médecine qui sont aujourd’hui sur le terrain, les infirmiers, tout ce beau monde ne connaissait Ebola que de nom. Personne n’avait une vraie connaissance de comment est cette maladie dans le détail ? Comment faire pour la traiter ? Déjà la prise en charge des maladies. Aujourd’hui c’est Ebola, demain cela peut être autre chose. Il y a toutes sortes de maladies dans le monde. Ce genre de centre va continuer le travail que nous avons fait pendant presque neuf mois, mais le faire d’une manière bien organisée et directe sur le terrain avec toutes les régions, avec tout le personnel. Cela permet au personnel d’être prêt, pour le cas où on a un autre type d’épidémie. C’est un acquis. On a également du matériel qu’on ne connaissait pas. Je peux vous raconter que la première fois que je suis allée à l’aéroport rendre visite au personnel qui avait été formé et qui voulait faire une démonstration de comment on s’habillait, la personne qui a fait ça était tellement stressée que ça a pris du temps et c’était très compliqué. Si c’était devant une infection, la personne serait infectée. C’est pour vous dire que c’est tout un apprentissage. La troisième chose que je pense importante aussi, c’est la surveillance épidémiologique. Aujourd’hui, on a mis sur pied un système de vigilance au niveau des structures sanitaires qui n’existait pas. Les gens vont être beaucoup plus vigilants pour cette maladie comme pour d’autres, si jamais ils voient des signes pour alerter, envoyer des messages là où il faut et une riposte se fait tout de suite. Ça aussi, c’est un acquis et il faut construire sur cela. Comme acquis aussi, nous voulons, au lieu de ne mettre que des tentes, construire. Donc il y aura au plan infrastructurel, de nouveaux édifices surtout dans les régions. On sait que les pays sont fragiles quand leur système de santé est fragile. On sortira beaucoup plus aguerris, après cette épidémie et cela permettra au Sénégal de faire d’autres types de performance. L’hygiène au niveau des populations nous permet peut-être de régler le problème au niveau de Ebola, mais aussi du Choléra, de diarrhées d’une manière générale, toutes les maladies qui sont liées, la typhoïde, etc.

Le Sénégal n’a pas découvert de médicament contre Ebola, alors comment avez-vous fait pour guérir le cas qui s’est présenté ?
En réalité, c’est un traitement symptomatique. Quand vous êtes malade, parfois vous vomissez beaucoup et vous êtes déshydraté. Vous pouvez mourir de ça. Le malade, il avait vomi, il avait de la diarrhée, tout de suite, il a eu des perfusions. Cela a permis à ce malade, de ne pas mourir de déshydratation. On lui a donné des antibiotiques pour traiter la diarrhée. A chaque fois que vous avez de la diarrhée, il y a d’autres germes qui s’associent à la maladie. Les traitements symptomatiques ont permis de maintenir ce malade et ne pas le faire basculer dans certaines complications mortelles. Quand vous êtes déshydraté et que vous n’êtes pas perfusé, vous pouvez mourir, surtout d’insuffisance rénale. Beaucoup de malades meurent comme ça, parce qu’ils n’ont pas les premiers soins, parce qu’on le veuille ou non, c’est une maladie qui tue 50% des malades. Dans tous les cas, même s’il n’y a pas de médicaments étiologiques, rien qu’en réglant les symptômes, parfois les personnes s’en sortent, en tout cas c’est ce qui est arrivé au Sénégal. Nous n’avons rien utilisé de particulier qui serait les médicaments que les gens considèrent comme étant bons comme les sérums ou des vaccins. Mais, on a pris en charge le malade quand il est allé un peu mieux, on l’a bien alimenté, il a vraiment eu une prise en charge complète.

Vous n’avez pas rencontré ce jeune-là cette fois-ci en Guinée ?
Il n’habite pas à Conakry, mais on l’a eu plusieurs fois au téléphone après son départ et là ce matin (lundi), je me disais peut-être que je vais l’appeler, puis je me suis dit que je ne voulais pas gêner les autorités, peut-être qu’il n’est pas trop leur copain, je ne sais pas, on verra. Mais c’est quelqu’un dont on a le contact.

Quoi qu’il en soit, la manière dont ce cas a été traité vous a rendue célèbre. Si on peut s’exprimer ainsi, vous êtes devenue quasiment la personnalité de l’année, dans ce pays. Vous êtes devenue une sorte de référence en matière de traitement des maladies infectieuses, ça ne vous pose pas quelques problèmes ?
Je pense que sans doute, les Sénégalais ont eu très peur et cette notoriété dont vous parlez, elle est aussi une réaction de survie de tout le monde. A un moment, les gens ont pu se dire : «Mon Dieu, si elle gère ça bien, on est sauvés, si elle ne gère pas bien, on est morts.» C’est ce qui a entraîné toute cette réputation, je crois entre guillemets. Mais moi, je voulais vous dire et je l’ai dit à mes collaborateurs, pour moi cette notoriété est un défi à relever et c’est grâce à ces collaborateurs, à tout ceux qui ont eu à intervenir, parce que c’est une vraie équipe. Il y a eu énormément de personnes qui étaient là, le Docteur Pape Amadou Diack (directeur général de la Santé) a pendant tous ces mois, géré la coordination de la lutte. Il était là à 7h 30 du matin, c’est toute une équipe qui a travaillé. C’est vrai qu’ils sentaient toujours ma présence, ils sentaient ce leadership comme ils me disent, mais ils étaient là et moi aussi j’étais à l’aise, parce qu’il y avait toute une équipe autour. Je ne vois pas ça, comme un esprit de star ou autre, ce n’est pas du tout notre philosophie, mais il faut être aussi très conscient de la réalité. Ce sont des choses qui arrivent comme ça, on vous plébiscite et puis 3 mois après, surtout vous (Le Quotidien), c’est une autre histoire qui va ressurgir. Alors moi, je fais mon travail comme je le peux et je prie à chaque fois le Bon Dieu pour que ça se passe bien, c’est tout, le reste importe peu…

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :