Boubacar Camara après son audition par le Doyen des juges : « On ne devait pas signer les contrats pétroliers, sous l’empire de la loi de 1998. Cette loi n’était pas favorable au Sénégal »

= 369

L’ancien Directeur général de la Douane, Boubacar Camara a été entendu comme témoin par le Doyen des juges, mercredi, au sujet de l’information judiciaire relative au scandale de Petro-Tim.

Le Superviseur général de la coalition Sonko Président, à l’élection présidentielle de 2019, s’est adressé à la presse à la sortie de ses quelques heures d’audition.

Il a indiqué, comme l’on s’y attendait, avoir été interrogé sur le scandale relancé par la chaîne britannique Bbc.

« J’ai été entendu comme témoin dans l’affaire Petro-Tim.

C’est à la suite de mon audition à la DIC (Division des investigations criminelles), dans le cadre de l’affaire Petro-Tim », a d’emblée précisé le leader du Parti de la constitution et de la solidarité (PCS).

Parlant du scandale relancé par la chaîne britannique Bbc, Boubacar Camara s’étonne : « Lorsque dans une procédure d’attribution de blocs pétroliers et gaziers, le président de la République, qui doit prendre un décret pour finaliser la procédure, retrouve son frère dans la même procédure, il y’a problème. L’implication de Aliou Sall complique les choses ».

Il trouve normal que « les sénégalais s’interrogent » sur les conditions d’attribution des blocs pétroliers et gaziers de Saint-Louis et Cayar.

« Aujourd’hui, ce n’est pas le juge qui interroge.

C’est le juge lui-même qui est interrogé et qui cherche à donner des réponses en faisant recours à des justiciables qui veulent bien donner leur point de vue.

Et je fais partie de ces justiciables là. Je suis venu dire au Doyen des juges ce que je sais de l’affaire Petro-Tim », estime Camara.

Si l’on en croit le technocrate, l’information judiciaire relative au scandale de Petro-Tim est « une occasion pour mieux comprendre ce qui s’est réellement passé avant, de mieux surveiller ce qui est en train de se passer dans l’attribution des blocs et de prévenir des manquements à l’avenir ».

« C’est une occasion en or pour le juge », a-t-il ajouté.

Le leader de PCS est d’avis que les ressources appartiennent au peuple et doivent être attribuées dans la transparence.

« J’ai une certaine connaissance des procédures d’attribution des contrats pétroliers. Je sais comment on doit attribuer les blocs pétroliers et gaziers.

On ne devait pas signer les contrats pétroliers, sous l’empire de la loi de 1998. Cette loi n’était pas favorable au Sénégal.

Les conditions de 98 n’étaient pas les mêmes que les conditions de 1992.

La répartition 10% – 90% n’était pas opportune dans des conditions où on avait des techniques de découverte qui étaient plus faciles avec les 3D », a expliqué Boubacar Camara.

En 2012, le Sénégal était dans une année électorale, a-t-il rappelé, estimant qu’ « il fallait changer le code pétroliers et certifier les réserves avant de négocier en position de force ».

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :