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CHEIKH ABDOU LAHAD MBACKE : « Il n’ya aucune raison que le Président de la République fasse à nouveau sa déclaration de patrimoine »

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Cheikh Abdou MBACKE,  ministre conseiller à la présidence de la république, s’investit  réunifier l’Alliance pour la République (Apr), parti au pouvoir, à Touba.

Dans cet entretien, il revient sur plusieurs questions, notamment la gestion de la Covid-19 et l’injonction du Chef de l’Etat à ses ministres de déclarer leurs patrimoines.

A ce propos, il est formel : « Il n’ya aucune raison que le Président de la République (re)fasse sa déclaration de patrimoine avant la fin de son deuxième mandat »

Quel est votre lecture sur la gestion de la Covid 19 ?

Les chiffres donnent raison au gouvernement. Dans le monde le taux de létalité se situe entre 5% à 7%,  alors qu’en Afrique on est à 2.5%.

Au Sénégal, on est à un plus de 1% c’est dire qu’en terme de létalité, le Sénégal n’est pas mal loti et c’est cela la réalité.

Au début avec le confinement dans une économie informelle ce n’était pas évident et nous en avons beaucoup souffert.

A la fin du confinement les écoles ont repris, ainsi que d’autres activités.

Cela signifie que la gestion de la crise sanitaire a été très bonne et a permis de freiner la propagation de la pandémie.

Cependant la situation à Dakar, il faut le reconnaître pose problème avec plus de 6000 cas positifs.

Avec la levée de l’état d’urgence et du couvre-feu, nous assistons malheureusement au relâchement.

Est-ce à dire que la maladie n’existe plus ? .

Pourtant c’est l’arme principale contre le coronavirus.

Donc il faut rester vigilent et continuer la sensibilisation des populations.

Le Sénégal plus que jamais a besoin de l’énergie de tous ces fils : je veux dire de tout le peuple sénégalais, pour relever le défi qui nous assaille avec la pandémie de la covid-19.

Ce qui est important, c’est une très forte mobilisation,  de faire bloc autour du Président de la République au-delà de sa famille politique afin de l’aider à relever les défis.

C’est cela qui est important. En plus il ne faut pas perdre de vue que nous sommes dans une phase difficile.

On est parti d’un taux de croissance de plus de 6%  et certains parlent même de récession, cela veut dire que la situation est extrêmement difficile.

Nous devons tous nous retrousser les manches et travailler et ne pas nous faire distraire par des questions politiciennes.

Le Sénégal est sur une bonne lancée.

Il faut rester uni et soudé derrière le Président Macky Sall parce qu’il en a besoin dans ce contexte de pandémie, pour la relance économique pour aller de l’avant et pour vaincre le coronavirus.

Nous rêvons tous d’assister à la fin de la maladie dans les meilleurs délais. C’est cela le message fort que nous lançons à tout le peuple sénégalais.

Touba était un épicentre de la maladie, mais aujourd’hui, nous notons un léger mieux. Comment pouvez-vous l’expliquer ?

Les cas communautaires du coronavirus ont diminué à Touba.

Aujourd’hui, nous constatons que la maladie prend une courbe descendante et nous en rendons grâce à Dieu. Prions que cela continue.

 

Le Président de la République a récemment rappelé les ministres qui n’ont pas déclaré leur patrimoine, de le faire…

Le président de la république a fait sa déclaration de patrimoine et il n’y a aucune raison qu’il le fasse avant la fin de son deuxième mandat.

Il a déjà fait sa déclaration en 2012, il ne le fera à nouveau qu’à la fin de son deuxième mandat.

Il en est de même pour les ministres qui avaient déjà déclaré leurs patrimoines.

Mais quand ils quitteront leurs fonctions, ils seront obligés de faire une nouvelle déclaration de patrimoine.

Demander à tous les membres du gouvernement de le faire, montre son souci de transparence, de respect des règles de bonne gouvernance.

Le Chef de l’état s’inscrit dans une démarche de transparence et nous tous nous devons l’aider dans ce sens.

Vous avez réussi à rassembler tous les responsables de l’Apr à Touba.

Est-ce à dire que vous êtes intéressé à diriger le parti sur le plan départemental ?

Il n’y a pas eu de rencontres politiques à cause du confinement, relatif à la Covid, mais le 05 Mars nous avions tenus une journée de nettoiement qui a connu un franc succès.

Elle avait regroupé l’ensemble des membres du parti.

Ce n’est pas une première.

C’est donc difficile de me définir comme l’homme du consensus, mais en tout cas mon statut social fait que je n’ai pas le droit de d’avoir de l’animosité envers qui que ce soit.

Et de manière naturelle je tends la main à tout le monde et je me dois d’avoir une attitude réconciliatrice.

Donc, j’essaie de rassembler la famille politique du Président, Macky Sall.

Cela fait partie des missions dont il m’avait chargé et c’est une chose que je ne perdrais jamais de vue.

Si on n’est pas uni, on ne peut pas réussir grand-chose, si on n’est pas uni on ne peut pas élargir au-delà de la famille naturelle du Président de la République à Touba.

Comment appréciez-vous l’exclusion de Moustapha Cissé Lô des rangs de l’Apr et du groupe parlementaire Benno Bokk Yakkar (Bby)  

Notre responsabilité c’est d’animer le parti et de rester uni fort autour du Président de la République et nous l’assumons.

C’est moins par rapport à une personne, ou une situation donnée.

Mon devoir est d’être à côté du Chef de l’Etat et d’assumer pleinement cette responsabilité, en essayant de rassembler au maximum et au-delà de sa famille politique, pour qu’ils réussissent son second mandat.

Que vous inspire le débat sur la structuration, de votre parti, l’Apr ?  

C’est une question de responsabilité.

Quand j’intégrais l’Apr en 2017, il n’y avait pas de structures, nous avons mis en place sept zones.

Ce n’était pas suffisant. En 2019, nous en avons installés 11.

Mais quoiqu’on dise, le Président de la République à gagner toutes les élections avec sa coalition. La structuration du parti ne constitue nullement un handicap

 

Quelles sont vos ambitions au sein de l’Apr ?

Mon ambition, c’est de  soutenir le Chef de l’Etat pour qu’il réussisse son mandat, qui est de mener à bien le développement du Sénégal. Au-delà de ce compagnonnage, pourquoi se projeter ?

Je n’ai pas besoins de le faire,  Je ne me projette pas au-delà du mandat du Président  Macky Sall.

Il m’a placé à ces cotés pour le soutenir pour l’appuyer. Je suis dans ce sillage et je ne pense à rien d’autres que cela.

Cheikh Abdou Mbacké, est-il candidat à la maire,  de la ville de Touba ?

Cela ne m’intéresse pas!

Qu’est-ce que vous préconisez face à la recrudescence de la violence, des meurtres et de l’insécurité?

Les forces de défense et de sécurité font de leur mieux et il faut les féliciter.

Elles font un excellent travail dans la cité de Touba, ce qui est à saluer à sa juste valeur.

Nous souhaitons que l’Etat augmente les dotations en moyens humains en logistiques et en infrastructures, pour leur permettre de bien faire leur travail.

A Madyana les populations réclament un poste de police, cela mérite une attention particulière, pour voir ce qu’il y’a lieu de faire. Touba est devenu une grande métropole, la deuxième ville du pays.


Entretien paru dans l’Édition du 03 Août du quotidien national le Soleil

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