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Chucuwuma Kalu et Awa Fall condamnés à 2 ans et 15 jours ferme.

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Le Nigérian Chucuwuma Kalu et Awa Fall ont été condamnés à 2 ans et 15 jours de prison ferme. Les prévenus, arrêtés lors d’une transaction au Ravin night après une filature de la police, étaient jugés pour association de malfaiteurs et offre et cession de drogue.

La dame Awa Fall peut afficher le sourire à l’opposé du Nigérian Chucuwuma Kalu. Elle a été con­damnée hier à 15 jours de prison ferme tandis que son coprevenu a écopé d’une peine de 2 ans. Pourtant, le Parquet a requis res­pectivement à l’endroit des prévenus arrêtés en possession de 2,5 g de cocaïne, les peines de 2 ans et 3 ans. Ils comparaissaient devant le Tribunal des flagrants délits pour association de malfaiteurs, offre et cession de cocaïne.

Devant le juge, les prévenus ont avoué sans ambages leur faute. La dame Fall, vendeuse de parfums et mère de 3 enfants, a révélé d’emblée qu’elle est consommatrice de cocaïne. Cependant, elle dit être envoyée par un certain Ndao pour acheter leur consommation. Selon la commerçante, elle l’a consommée chez ce dernier à l’aide d’une pipe. Ce vieux qu’elle appelle affectueusement Tonton Ndao serait l’ami de son père et c’est lui qui lui aurait remis le numéro du fournisseur Chucuwuma Kalu et la somme de 15 000 francs pour l’achat de la cocaïne. Elle a été interpellée lors de la transaction avec le narcotrafiquant nigérian. En fait, depuis un bon moment, la police, qui avait eu écho des activités illicites du ressortissant nigérian, était à ses trousses. Sans se douter qu’il faisait l’objet d’une filature de la part des limiers, le sieur Kalou a donné rendez-vous à sa cliente au Ravin night. C’est au moment de la transaction qu’ils ont été arrêtés avec 2,5 grammes de cocaïne. Une fouille de la chambre de l’hôtel a permis de trouver un enfant de 6 mois de la dame et une pipe. Interpellé à son tour, le Nigérian a reconnu avoir vendu à Awa Fall de la cocaïne à deux reprises. Il dit aussi que c’est Awa Fall en personne qui l’a joint par téléphone pour lui manifester son intérêt de disposer de la drogue. Contrairement aux déclarations de la dame qui veut tout mettre sur le dos de Ndao qui n’a jamais été retrouvé.
Selon Me Sakho, avocat de Awa Fall, on ne peut pas acquérir un képa à 15 000 francs alors que c’est l’équivalent d’une consommation personnelle. L’avocat pense aussi que le sieur Ndao n’est pas une personne fictive, car c’est lui qui aurait, dit-il, pris la chambre d’hôtel où a été trouvée la pipe. Il demande au Tribunal de renvoyer les prévenus du délit d’association de malfaiteurs et de celui d’offre et cession. Selon l’avocat, sa cliente n’a pas été trouvée en possession de la cocaïne en ce sens que la transaction n’a pas eu lieu. Néanmoins, il a sollicité la clémence au cas où le Tribunal ne partagerait pas son avis. Me Barro, qui défendait les intérêts, de Kalu s’est aussi inscrit dans cette logique en sollicitant une application bienveillante de la loi à l’ endroit de son client.

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