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Création de 500 000 emplois avant 2017 : Mame Mbaye Niang rassure les jeunes.

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Le ministre de la Jeunesse et de la construction citoyenne promet d’atteindre l’objectif des 500 000 emplois promis par le président de la République. Même si le mandat de Macky Sall va être réduit à 5 ans.

Le président de la République avait promis, lors de la campagne électorale de 2012, de créer 500 000 emplois durant son mandat. A mi-parcours, le gouvernement a créé, selon le ministre de la Jeunesse et de la construction citoyenne, 94 354 emplois répertoriés au niveau de l’inspection du travail, compte non tenu des emplois informels «puisque dans une économie ambitieuse, il y a toujours des créations et des dissolutions d’emplois». La lenteur observée dans l’atteinte de cet objectif, après deux années d’exercice au pouvoir, n’ébranle pas Mame Mbaye Niang. «Moi, je ne suis pas troublé et je ne suis pas inquiet. Le rythme peut être soutenu, mais il y des procédures et des règles préétablies à suivre conformément à la bonne gouvernance. Nous aurons des rendements supérieurs», a promis le ministre de la Jeunesse hier, lors de sa conférence de presse tenue en prélude à la Semaine nationale de la jeunesse prévue du 2 au 9 avril prochain. A l’en croire, rien que le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) ambitionne de créer 300 000 emplois alors que l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) compte accompagner 110 000 jeunes dans leurs projets. «Je me suis engagé à dépasser ce chiffre du président de la République car je suis convaincu qu’avec ces deux programmes, nous pouvons aller vers les 450 000 emplois, bien au-delà des 300 000 qu’il a promis», confie-t-il.

Mame Mbaye Niang déclare qu’il y a 100 000 demandes d’emploi chaque année dont 42% n’ont pas de qualification. «Le reste dispose certes d’une qualification mais qui n’est pas certifiée», se désole-t-il. «Ils ont été formés dans le tas. Quand on a 100 000 demandes d’empois et qu’il y a 5 % qui sont diplômés et dont la majeure partie de ces diplômés ont été formés dans des rubriques bien précises des métiers comme banque-finance, alors que tout le monde ne peut pas faire cela, cela pose un problème d’orientation et de formation des étudiants», a estimé M. Niang. «On cherche des ingénieurs agronomes, mais on n’en trouve pas, on cherche des techniciens en agronomie, on n’en trouve pas.» D’ailleurs, rappelle M. Niang, c’est ce qui explique la volonté du chef de l’Etat de réformer l’enseignement supérieur. Il indique que cette situation explique la création de 17 lycées professionnels techniques, de 34 Brevets de technicien supérieur (Bts) dans ces lycées mais aussi la construction de deux universités dédiées à l’agriculture, aux sciences et techniques qui, à long terme, permettront d’absorber ce taux élevé de chômage au Sénégal.
A court terme, la politique du gouvernement pour juguler le chômage consiste à encourager les jeunes formés dans des filières saturées à se redéployer dans l’entreprenariat d’où la pertinence, indique-t-il, «d’avoir emprunté 17,5 milliards de la banque africaine de développement pour accompagner ces entrepreneurs à travers le Papej». «C’est de l’argent qui est là et qui demande à être décaissé mais sur des bases transparentes. On demande aux jeunes de rédiger des projets, pour ceux qui ne le peuvent pas, nous disposons au niveau du Fongip, d’ingénieurs capables d’écrire ces projets», renseigne le ministre de la Jeunesse.

Le Quotidien

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