Deux nouveaux ministres à la Présidence : Le budget national flétrit, les prix flambent, le palais gonfle ses charges

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Paradoxe ou reniement ?

Le président de la République promet et tente de réduire le train de vie de l’Etat mais son cabinet prend de l’embonpoint avec la nomination de deux ministres qui occasionnent une communication bicéphale.

Pendant ce temps, le budget national du Sénégal enregistre une baisse et les prix commencent à flamber.

Le tout dans un contexte de tension.

La communication de la présidence de la République du Sénégal est à deux têtes désormais.
Abdou Latif Coulibaly est nommé Ministre porte-parole de la présidence tandis que son successeur au secrétariat général du gouvernement d’alors, Seydou Gueye est maintenant ministre en charge de la communication du palais présidentiel.
Ces deux autorités remplacent El Hadji Hamidou Kassé qui cumulait les deux postes et qui reste toujours dans l’entourage du chef de l’Etat avec le même statut de ministre et privilèges qui s’y rattachent.

Ces nouvelles nominations interviennent au moment où une bonne partie des Sénégalais pleurnichent et décrient les difficultés économiques et financières. Certains parlent même de «panne d’argent ou de liquidité».

Les dénégations du ministère des Finances n’y font rien. Malgré ses deux communiqués en l’espace d’un mois, les citoyens Sénégalais continuent à rouspéter et attendent une amélioration de leurs bourses et pouvoir d’achat.

Toutefois, les faits semblent donner raison à cette large frange de la population.

En effet, avec le projet de loi n°10/2019 portant loi de finances rectificative a prévu une baisse de plus de 83 milliards du budget national.
L’Etat est ainsi contraint à revoir à ses ambitions à la baisse.
Pire encore, le gouvernement a prévu à partir du 1er juillet la hausse des prix du carburant et de l’électricité.
 Ce renchérissement va avoir des répercussions graves sur le marché car il va entrainer une augmentation des tarifs de transport, du prix et d’autres denrées ou services liés au carburant et à l’électricité.

Et pourtant le chef de l’Etat, lors de la campagne présidentielle de février passé, lors de son adresse à la nation et même ses différentes sorties après son investiture, avait promis des efforts resserrer le train de vie de l’Etat.

C’est ce qui avait justifié d’ailleurs la diminution du nombre de ministres dans le gouvernement et la suppression de certains portefeuilles.
En revanche, deux mois après ces annonces et ces tentatives de compression des dépenses et charges de l’Etat, Macky Sall est en train de «ré engraisser» son cabinet et le gouvernement de manière générale.

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