Double-meurtre de Médinatoul Salam: Du « Barkélou » sur les cadavres des victimes

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C’était le 22 avril 2012, lorsque Ababacar Diagne et Bara Sow trouvaient la mort sous les coups d’un « commando » au domicile du guide des thiantacounes, Cheikh Bethio Thioune.

Ce mardi 23 avril 2019, s’est ouvert le procès des présumés coupables de ce double-meurtre devant la chambre criminelle de Mbour.

A l’exception de Cheikh Bethio Thioune qui a été inculpé, placé sous mandat de dépôt avant de bénéficier d’une liberté provisoire et actuellement en France pour des soins médicaux, les 19 autres accusés se succèdent pour raconter leur version de cette sordide histoire.

Le président de la Chambre criminelle, Thierno Niang, a décidé de juger le guide religieux par contumace après avoir reçu un dossier médical de ce dernier expliquant sa présence depuis le mois de janvier au pays de Marianne.

Un dossier médical évasif réfuté par l’avocat des parties civiles, Me Khassimou Touré, qui parle même de dossier médical de complaisance.

Dans la même lancée, la robe noire s’est offusquée de voir que, depuis le début de cette affaire, le débat est focalisé sur les présumés coupables en oubliant parfois qu’il y a des victimes. « Ababacar Diagne et Bara Sow ont été tués et ensevelis dans des conditions atroces », a rappelé Me Touré.

C’est ce moment que le procureur a choisi pour diffuser les images des cadavres des deux victimes découverts dans la fosse commune où ils étaient enterrés.

Une scène d’horreur qui a fait craquer toute l’assistance.

Mais le summum de la barbarie a été narré par les premiers accusés appelés à la barre. Sur les corps sans vie d’Ababacar Diagne et de Bara Sow, certains de ces présumés coupables se sont acharnés pour faire du « Barkélou ».

Ce mercredi 24 avril coïncidant au 2e jour du procès, les travaux se poursuivent et on n’en a pas fini avec des révélations à retourner l’estomac des durs à cuire.

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