Election de Moon, une bonne nouvelle et de bonnes perspectives de paix pour le monde entier.

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Le Sud-Coréen Moon Jae-in, candidat du Parti démocrate, a largement remporté l’élection présidentielle, selon un sondage de sortie des urnes, mardi. Ce vétéran de la lutte pour les droits de l’Homme est favorable à un dialogue avec Pyongyang.

Sans surprise, le favori Moon Jae-in, ancien avocat spécialisé dans la défense des droits de l’Homme, a confortablement remporté, mardi 9 mai, l’élection présidentielle en Corée du Sud, selon un sondage de sortie des urnes.

Le candidat du Parti démocratique, principale formation de l’opposition, a remporté 41,4 % des voix, selon un sondage de sortie des urnes, soit 18 points de plus que son rival, le conservateur Hon Joon-pyo, à 23,3 %.

Le scrutin se déroule en un seul tour et l’investiture du nouveau chef de l’État est prévue dès mercredi.

Âgé de 64 ans, Moon Jae-in a été porté aux nues durant la campagne du fait de son implication dans les manifestations de 2016 contre l’ex-présidente Park Geun-Hye, destituée à la suite d’un scandale de corruption.

Classé plutôt à gauche, Moon Jae-in est né en pleine Guerre de Corée sur l’île de Geoje, dans le sud du pays, d’une famille pauvre de réfugiés, qui ont fui le Nord. Sa mère, raconte-t-il dans son autobiographie, vendait des œufs dans la ville portuaire de Busan avec son bébé, lui, accroché dans le dos.

Ramener Pyongyang à la table des négociations

Candidat, il a promis de réduire le pouvoir économique détenu par les conglomérats familiaux sud-coréens, les « chaebols », dont les relations troubles avec le pouvoir politique ont à nouveau été exposées par le scandale Park.

Mais ses détracteurs l’accusent de manquer de poigne à l’égard de Pyongyang, en pleine période de tensions relatives aux ambitions nucléaires du régime nord-coréen. L’avocat préconise en effet le dialogue et la réconciliation avec le Nord pour calmer la situation et ramener Pyongyang à la table des négociations. En décembre, il avait affirmé qu’une fois élu, il irait en Corée du Nord, avant de se rendre aux États-Unis, puissance protectrice du Sud.

Interrogé sur cet étonnant positionnement, il avait expliqué qu’il voulait dire que sa priorité était de faire retomber la tension avec son voisin. Il s’est en outre montré plus hostile au déploiement en Corée du Sud du bouclier américain antimissiles Thaad, qui provoque la colère de la Chine.

Dans un récent livre, le nouveau chef d’État écrivait que Séoul devait apprendre à dire « non » à Washington, plaidant pour des relations « plus justes et plus équilibrées » avec l’administration américaine.

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