Elle charcute sa coépouse avec une machette et regrette de ne pas l’avoir tuée (Photo à éviter par les âmes sensibles)

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Le sujet du verbe « déraper » est sans doute à conjuguer à la troisième personne de l’indicatif, au féminin-pluriel,  par ces temps qui courent au Sénégal.

Après la dame qui a tout bonnement brûlé son mari à Hann Maristes, voici la « Aawo (première épouse) » qui a roué de coups de machette sa coépouse à Thiaroye Médina 4 -banlieue dakaroise).

Les fait se sot passés le mardi 30 octobre 2018.

Salimata D, 38 ans ne pouvant supporter l’idée que sa voisine Oumou D devienne sa coépouse va l’attaquer avec une machette toute neuve, achetée avec l’argent que son mari lui a donné en guise de « Takku deune (un cadeau en guise de consolation que le marie offre à sa première épouse quand il prend une autre femme) » avant de la charcuter.

Salimata qui avait soupçonné que son mari roucouler avec sa voisine a d’abord piqué des crises de jalousie, traqué la fille dans le quartier et fait des scènes jusqu’à obliger son mari à convoquer une réunion familiale au terme de laquelle son épouser s’est confondue en excuses.

Seulement, la jalousie d’une femme n’est pas une pathologie qui se guérit aussi vite.

Dès que son mari a décidé d’officialiser sa relation avec Oumou D, la nouvelle se répand dans le quartier comme une traînée de poudre.

Aux anges, la nouvelle épouse informe tout le quartier et commence à faire les boutiques pour acheter ses nouveaux habits pour les besoins de la cérémonie/

Le mari, qui est vigile de profession, offre 50 000 Fcfa à sa première femme, comme le veut la tradition et lui demande d’accueillir sa coépouse.

Salimata prend cet argent pour se payer une machette toute neuve et guette l’apparition, dans la rue de Oumou.

Mardi 30 octobre à 8h, Oumou sort de son domicile pour acheter à son père de quoi manger.

Mais elle ne savait pas que Salimata n’attendait que ce moment.

Cette dernière la suit, de la pointe des pieds, et lui flanque un coup de sabre dans le dos.

La jeune femme crie de douleurs atroces, selon le journal « Les Echos » qui raconte les faits.

Salimata assène un autre coup sur le flanc de Oumou et l’atteint aussi à la poitrine.

Oumou prend la fuite, trébuche sur un caillou et s’écroule brusquement au sol; Elle crie au secours et plaque ses deux bras sur son visage pour parer les coups de machette sur sa tête.

Son agresseur, qui veut en finir avec elle, se saisit de la machette avec ses deux mains et continue de s’acharner sur elle.

« Laissez-moi la tué, j’avais juré de te tuer », hurle-t-elle

La rage de Salimata est sans borne.

Elle blesse un des intervenants venus extirper Oumou de cette pluie sabres qui s’abattait sur elle.

Elle se met à crier « Laissez-moi la tuer !

J’avais juré de te tuer : Je n’ai pas encore fini avec toi ! Tu veux détruire ma vie ! ».

Maîtrisée et désarmée, elle est vite enfermée dans une maison pour empêcher que la foule ne la lynche.

La police de Thiaroye, qui a été alertée, se pointe sur les lieux, exfiltre Salimata et la conduit sous bonne escorte au commissariat.

Là-bas, la mise en cause avoue tout et explique les origines de sa rage.

Selon elle, sa nouvelle coépouse ne cessait de lui lancer des piques et de la tourner en bourrique, depuis qu’elle s’est marié avec son époux.

Elle a été déférée au parquet vendredi dernier pour coups et blessures volontaires avec 60 jours d’incapacité de travail.

Salimata D s’est mariée avec le vigile depuis 3 ans et n’a pas encore fait d’enfant avec ce dernier.

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