Pourquoi la gauche sénégalaise déteste Touba et le religieux sénégalais

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Au sortir du referen-leurre qui a vu le Pdt Macky Sall et 24% de l’électorat sénégalais enfarinés dans la plus grande arnaque politique du Senegal conduisant au coup de force constitutionnel du 20 Mars 2016, les analystes-vuvuzeleurs du Prince ont essaimé dans les médias (déjà sous les ordres depuis le lock-down et black-out médiatique du 20 Mars) pour « expliquer » en des termes aussi saugrenues et imbéciles (non-intelligence selon Larousse) les uns des autres la cuisante défaite de leur entreprise dans ce terroir du Baol authentique.
Un dénominateur commun à ces nouveaux haters et Merlin/Leclerc de nos temps est la formation idéologique de gauche: communistes, communisants, trotskistes, maoïstes, socialistes, tout y passe (la coalition du PR, lui même grand admirateur de Mao Zedong, est infesté de cette vermine).
La faillite de l’idéologie de la gauche sénégalaise est double au Sénégal.
Non seulement leur source-mère a tari de la manière la plus spectaculaire (l’implosion de l’URSS et le glissement irrévocable de la Chine vers le capitalisme en sont des évidences sans équivoques de même que la transformation de Prague, Budapest, et autres Varsovie en destinations touristiques de choix pour les “dépravés” du capitalisme conquérant), mais la mayonnaise de leur adaptation des idées importées de Marx, Engels, Lenine ou de Mao et des tactiques importées des laboratoires de Moscou ou de Beijing n’a jamais pris au Senegal.
Figurez-vous que pour prendre racine au Senegal, la gauche importatrice avait besoin de l’équivalant d’une classe bourgeoise pour que les idées importées de Marx et/ou de Mao puissent s’appliquer.
Une classe contre qui dresser l’ire et les frustrations des masses qu’ils comptent manipuler pour arriver au pouvoir (leur fameux grand soir).
Le problème est que notre pays n’a jamais enfanté des sociétés de sevrage ou d’exploitation industrielle systémiques comme en Europe. Cela n’empêcha pas nos wanna-be experts de l’ingénierie sociale de trouver vaille que vaille un épouvantail en la classe de religieux qui se développait dans notre pays en réaction à l’étouffement économique et sociale de la politique prédatrice et assimilation des colonisateurs. Apres tout Marx ne disait-il pas que la religion est l’opium du peuple?
Sauf que les religieux sénégalais ont été pour beaucoup plus libérateur de l’étreinte coloniale qui étouffait les Sénégalais. Sacrilège!!! La déconfiture et la déconvenue des gauchistes sénégalais seront plus exacerbées à la vue du prolétariat sénégalais fortement acquis à une classe religio-sociale qui les a aidés à survivre les affres de la “pacification” coloniale (brulages de champs et de villages, massacres et fosses communes, enfamination [sic], prédation économique, confiscation de biens, travaux forcés, bref toute la panoplie des crimes de guerre). Leur discours de structure européen même sénégalisé n’a jamais accroché, leur rigidité idéologique ne leur a jamais permis de se remettre en cause. A témoin les scores électorales inversement soviétique pour ne pas dire famélique des different candidats de la gauche sénégalaise depuis l’instauration du multipartisme partiel dans les années 70. Oh le toupet!!!
La réaction de nos illuminés fut extreme: une mutation idéologique digne d’un caméléon dictée par le pragmatisme et l’instinct grégaire et matérialisé par un exodus en masse des quartiers du Lumpen comme Khar Yalla vers les villas cossues de Fann Résidence (mes vieux pères Landing, Big Dansk pour ne citer que les plus gloutons) et une rancœur irrévocable à l’encontre de ceux qui ont entravé le grand soir sénégalais. On penserait que malgré tout ils sont dans les lambris dorés du pouvoir et ils semblent bien en jouir, les amours de jeunesse sont toujours durs à estomper.
L’émergence dans cette classe sociale d’une frange beaucoup plus éduquée et sophistiquée ne fit que multiplier la somme des sentiments négatifs nourris pas la gauche sénégalaise envers le religieux sénégalais, surtout Touba qui a eu le toupet de s’affirmer et de revendiquer sa position et sa spécificité dans un Sénégal pluriel.
C’est ainsi que le rejet par Touba du simulacre de reformes du Pdt Macky Sall et sa coalition multicolore de cocos et transhumants de tous ordres ne peut être perçu par ceux-ci que comme un énième affront d’une classe qui a toujours fait foiré leurs desseins et leur marche vers le grand soir. Atteints au plus profond de leur croyances et de leur chaire, ils ne sont point capables d’objectivité, de discernement et surtout de patriotisme pour entendre le message des 76% de leurs compatriotes Sénégalais qui ont tourné le dos à la déloyauté, le reniement de nos valeurs, le mensonge d’Etat et la combine administrative pour faire encore porter aux Sénégalais un tel chapeau d’illégitimité.
Pour cette minorité de la gauche pontifiante qui aiment se glorifier d’être l’élite avant-gardiste (yeah, ils sont bien à l’avant dans la course aux privilèges oui!!!), le 80% du NON à Touba est encore un méchant coup de plus dans la gueule. Et comme disent nos cousins Ivoiriens “bouche ensanglantée ne peut dire du bien”. Ou bien ce sont les wolofs?
(pardonnez les fautes de français, ma commande de la langue de Sarkozy n’est pas des plus brillante)
Ndongo li roy ci Galass Bayou Mbeene

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