Guinée Conakry : le secret de l’exfiltration des 48 Sénégalais accusés de vouloir déstabiliser le régime d’Alpha Condé

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Sur instruction du ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Amadou Bâ, les quarante-huit (48) Sénégalais qui étaient en détention en Guinée Conakry dans le pays de Alpha Condé, ont été libérés mardi 5 novembre 2019.

Ces Sénégalais, accusés de vouloir semer le chaos en Guinée, ont été victimes d’arnaque.

Le quotidien « L’Observateur » fait le compte rendu de cette escroquerie qui a fini en une grave affaire d’Etat.

Tout est parti d’un appel à Candidature lancé, il y a quelques mois, par l’entreprise QNet pour des postes de travail moyennant une contrepartie de cinq cent mille franc Cfa (500 000 F Cfa) par candidat, comme frais de dossier.

Le poste de travail en question du travail devait se trouver en Guinée.

Seulement cette proposition n’est que de l’arnaque.

Parqués dans les concessions dans la lointaine Guinée Conakry, ils ont fini par fleurer le coup et exigé par la suite d’être rembourser.

Malheureusement, explique une source du journal, cela a coïncidé avec les manifestations à Conakry contre le supposé volonté d’Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Et c’est là que les responsables du QNet ont profité de la situation pour les dénoncer à la police, les jeter en pâture.

Ces Sénégalais seront arrêtés et placés en garde à vue en même temps que les ressortissants d’Ouest –africains.

« Cette opération prouve à suffisance la récurrence d’infiltration d’un corps étrangers tant à Conakry que dans les grandes villes de l’intérieur du pays », a réagi le gouvernement guinéen dans le site Jeune Afrique, alors que La Guinée connait une vague de manifestation qui a fait une dizaine de morts.

« L’action de la police et de la gendarmerie vise à se débarrasser de la Guinée des mauvaises qui ont rien à faire ici en cette période de trouble », a ajouté à l’Afp un haut responsable de la police ayant requis l’anonymat.

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