Le Journaliste Béninois Aboubakar Takou Se Dédit Et Présente Ses Excuses Au Gouvernement Gabonais Et A Maixent Accombessi.

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Du « Waxeet » à la version gabonaise, une fausse information publiée il y a trois années de cela a été démentie par le même  journaliste béninois. Pour rappel cette information a failli créer un incident diplomatique entre les deux  gouvernements. Cette affaire a été même reprise dans le livre de Pierre Péan « Les nouvelles affaires africaines ».

Trois ans après l’affaire de passe-droit imaginaire au profit d’un avion gabonais, l’auteur de la publication qui a jeté du discrédit sur l’Etat gabonais revient faire son mea culpa. C’est à travers une lettre relatant la véracité des faits que le directeur de publication du journal béninois «Le Béninois Libéré», Aboubakar Takou, a choisi présenter ses excuses publiques aux autorités gabonaises et particulièrement à M. Maixent Accrombessi, Directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba, qui a été traîné dans la boue dans cette affaire.

Lire l’intégralité de cette confession empreinte d’honnêteté professionnelle…

«Je fais amende honorable et je présente mes excuses à Monsieur Maixent Accrombessi, Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat gabonais, pour soulager ma conscience».

Trois ans après et avec le recul, il me plaît ici, par devoir de vérité, de revenir sur un sujet. Je veux parler de la vraie fausse histoire de l’avion du président gabonais. C’est suite à trois articles publiés dans le canard que je dirigeais alors,  «Le Béninois Libéré». Les faits et les articles publiés étaient alors signés de Aboubakar Sidikou dans la période des 14, 15 et 16 novembre de l’année 2011.

En effet, le vendredi 11 novembre 2011, j’apprends de l’un de mes informateurs qu’un avion en provenance du Gabon avait atterri à l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou. A son bord, des personnes dont Maixent Accrombessi, le Directeur de Cabinet de Son Excellence Ali Bongo Ondimba, Président de la République du Gabon.

Le vol spécial est reparti au Gabon laissant le Directeur de Cabinet à Cotonou. C’est avant même le retour de l’avion à Cotonou, le dimanche 13 novembre 2011, que les éléments de Nazaire Hounonkpè, Commissaire de l’Air et des Frontières de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, me sollicitent  pour écrire des articles sur ce qu’ils qualifieront d’un passe-droit inadmissible.

Féru des scoops, j’avais bondi, sans grande précaution, sur le sujet tant mes sources étaient crédibles puisque venant d’un haut gradé de la Police Nationale, pensais-je. C’est ainsi que, les 14 et 15 novembre 2011, je publiais des articles incendiaires avec des titres racoleurs.

Aujourd’hui, avec le recul, je regrette d’avoir été manipulé et d’avoir écrit des choses, les unes plus grotesques que les autres dans cette affaire. Je n’étais qu’un vulgaire pion.

Le 16 novembre 2011, la Présidence de la République du Bénin pond un communiqué pour présenter ses excuses à la nation gabonaise ainsi qu’à toutes les autorités mises en cause dans cette vendetta diffamatoire. Dans ce communiqué, on peut y lire, entre autres : «… Au regard de la gravité de la faute commise, le Commissaire Hounnonkpè, Commissaire de l’air et des frontières de l’aéroport

International Bernardin Cardinal Gantin est relevé de ses fonctions à compter de ce jour 15 novembre 2011».

Aussitôt, je m’étais joint à la position du gouvernement à travers un article publié dans mon journal, le 16 novembre 2011, sous le titre : «Au sujet de l’avion présidentiel du Gabon arrêté à Cotonou : La vraie version des faits».

Ce fut pour moi une occasion de présenter mes excuses et celles de mon journal au peuple gabonais, à Son Excellence le Président  Ali Bongo Ondimba et, surtout à son Directeur de Cabinet, Maixent Accrombessi.

Pendant ce temps, après une courte période d’hibernation, le Commissaire de l’air et des frontières d’alors  a été bombardé N°-2 de la Police Nationale Béninoise. Il a en effet été nommé, en Conseil des ministres du 11 avril 2013, Directeur Général Adjoint de la Police Nationale.

A quoi avais-je donc servi ? A ce jour, je me pose encore des questions qui demeurent sans réponse. En effet, tout cela n’a jamais existé. Ce n’est qu’une fable.

Je viens aujourd’hui réitérer et présenter mes excuses à toutes les personnes que ces écrits ont pu blesser. J’espère bien qu’elles me pardonneront cette faute que je confesse en public, en conscience et en toute responsabilité.

Puisse Dieu nous assister dans tous nos faits et gestes.

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