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Liberté provisoire refusée à Karim Wade et à Mamadou Pouye : La défense compte saisir la Cour Suprême

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La demande de liberté provisoire introduite par les avocats de Karim Wade et Mamadou Pouye, dans le cadre du procès de la traque des biens supposés mal acquis est rejetée. La défense n’entend pas se résigner. Elle compte saisir prochainement la Cour Suprême.
Dès l’ouverture de l’audience, c’est Mamadou Pouye qui a été appelé à la barre pour lui signifier le rejet de se demande de libertés provisoire. Le juge de la Cour de Répression d’Enrichissement Illicite (CREI) s’est servi des dispositions de l’Article 128 du Code de Procédure pénale relatif à une concertation frauduleuse pour expliquer sa décision mais aussi le refus de répondre aux questions de fonds, la subordination des témoins.
Puis c’est son codétenu Karim Wade qui est appelé à la barre. Avec lui, le juge de la CREI a expliqué les dispositions des Articles 128, 129 ; 130 pour expliquer sa décision de refuser de lui accorder une liberté provisoire. En effet, l’ambiance de la salle les jours de procès inspire le juge de la CREI qui estime qu’une fois dehors, ses partisans vont l’accompagner et peuvent être à l’origine des troubles à l’ordre public, aussi, il risque d’avoir des concertations frauduleuses. Mieux, il a retenu comme grief le refus de Karim Wade de répondre à la Cour sur les questions de fonds. Il faut également, ajouter la subordination des témoins.
Cette décision du juge de la CREI fâche les partisans et proches de Mamadou Pouye et de Karim Wade qui ont boudé l’audience de ce matin tout en promettant de manifester pour montrer leur mécontentement. « Sortons de cette salle, nous n’avons rien à faire ici », tonnent certains d’entre eux, avant de quitter la salle.
Tandis les avocats de la défense comptent saisir la Cour Suprême avoir battu en brèche les arguments du juge pour fonder sa décision. Selon Me Seydou Diagne, un des avocats de Karim Wade, « les arguments avancés par le juge pour refuser d’accorder cette liberté provisoire sont fallacieux, car le droit du silence est reconnu par la constitution. Le juge doit se fonder sur des considérations juridiques et non ce qui se passe dehors chez Karim Wade ». Dans la foulée, il fait savoir « Karim Wade a déjà signé des documents pour la saisine immédiate de la Cour Suprême ».

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