MAGAL DE TOUBA : LES FIDELES AFFICHENT LEUR SATISFACTION

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A partir de 11 h, samedi 19 novembre, jour du magal, la grande mosquée de Touba a refusé du monde venu de tous les horizons. Les talibés trouvés sur place, prenant d’assaut les différents mausolées et le mythique puits d’Ainou Rahmati creusé sur recommandation de Serigne Fallou Mbacké, deuxième khalife de Sérigne Ahmadou Bamba, ont dit leur satisfaction d’avoir l’opportunité de célébrer la journée du magal.

Les différents lieux de culte sont pris d’assaut, samedi 19 novembre, jour du magal, en milieu de matinée. Ce sont de longues files indiennes de talibés venus de partout qui se sont  formées au niveau des mausolées des différents khalifes Généraux et fils de Cheikh Ahmadou Bamba qui sont inhumés dans l’enceinte de la Grande mosquée. Un important dispositif de sécurité est déployé la veille pour assurer la fluidité des déplacements des pèlerins aux alentours dudit lieu de culte.  Au fur et à mesure qu’on s’approche de la grande mosquée, on note une véritable marée humaine. Il faut jouer des coudes pour se frayer un chemin. A moins de 100 mètres de la grande mosquée, un cordon de sécurité est mis en place pour barrer la route aux véhicules et aux calèches qui assurent le transport dans la cité religieuse de Bamba. Le  seul objectif des talibés est de faire leur ziar et de formuler des prières dans les lieux de culte.
Sokhna Mbengue (Sékunda, en Gambie)
«Nous ne sentons pas la fatigue à cause du plaisir que nous éprouvons pour cette journée de Sérigne Touba. Nous sommes très contentes. Nous venons de Gambie. Nous sommes arrivées jeudi et nous avons la chance de prier le vendredi à Touba. Nous avons distribué du café et des beignets en guise de contribution au magal. Nous avons l’habitude de venir à Touba. Nous sommes venues avec nos enfants. Pour l’honneur de Sérigne Touba Khadimou Rassoul».
Babacar Sow (Mboro)
«Cette journée dépasse largement nos espérances. Nous sommes des talibés de Sérigne Touba et cette journée nous est très chère. Si vous devez remercier Dieu à toutes les occasions et qu’il y a quelqu’un qui vous y exhorte tous les ans, vous ne pouvez que remercier le Seigneur. Nous ne pouvons pas le rétribuer. Nous prions pour tous les musulmans ici présents et tous ceux qui avaient la volonté sans avoir pu faire le déplacement. Nous prions pour que Dieu résolve nos problèmes. Nous prions pour vous, les hommes de média, pour que Dieu renforce vos capacités. Nous sommes vraiment très contents».
Maty Niang (Touba)
«Je demande l’aumône pour mes jumeaux. Je travaillais, mais je ne peux plus le faire à cause de mes jumeaux et mon mari n’a pas d’argent. Je suis obligée de venir demander l’aumône pour mes enfants. Je remercie Dieu de nous avoir donné Sérigne Touba».
Bathie Diop (Touba)
«J’habite Touba. Je viens accompagner des amis venus de Rufisque. Mon ami est également venu faire allégeance à Sérigne Mame Mor de Sérigne Fallou. Nous remercions Dieu de nous avoir donné l’opportunité d’assister à ce magal. Nous sommes très contents. Nous rendons grâce à Dieu».
Anonyme (Rufisque)
«Nous sommes très satisfait du magal. Nous remercions le Seigneur de nous avoir donné l’opportunité de venir. Nous remercions aussi Sérigne Touba. C’est cette année que j’ai décidé de devenir un vrai mouride. Le magal s’est bien déroulé. Il est sécurisé et paisible. Je suis très content»
Hélène Ndiaye (Thiadiaye)
«Le magal est un moment d’opportunités et de réjouissances. Sérigne Touba est plein d’opportunités. Nous sommes très contents. Nous venons chaque année au magal».
Une femme anonyme
«Nous sommes très contente d’être venue. Nous venons visiter les mausolées de nos illustres marabouts mbacké-mbacké. Nous prions pour tout le monde. Que Dieu nous donne l’opportunité de venir tous les ans».
Gagnesiry Diop (Bambey)
Rencontrée après avoir fait ses prières au niveau du mausolée de Serigne Mourtalla Mbacke. «Nous prions pour le khalife général des mourides. Tout le monde est témoin de ses efforts pour le développement de la religion. Je suis très impressionnée par la forte affluence, par les bienfaits et les beaux habits portés par les pèlerins».
Modou Ndiaye (Dakar)
«Je suis venu célébrer le Magal qui prend de l’ampleur tous les ans. Je suis également passé ici à Ainou Rahmati pour goûter à cette eau bénite de zam zam».

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