MODOU DIAGNE FADA : « Les capacités de trituration de la Sonacos sont assez limitées. C’est cela la réalité. Aujourd’hui »

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Le nouveau Directeur Général de la Sonacos a effectué, mardi, une tournée dans la cité religieuse de Touba et a visité quelques unités de production d’huile appartenant à des acteurs du secteur comme Serigne Abdou Karim Mbacké, Sokhna Adji Seck, Serigne Fallou Mbacké, Serigne Abdou Sow, Mamadou Ndiaye, Sokhna Mame Khary Mbacké.

Parmi la centaine d’unités déclarées fonctionnelles, il y en a, en effet, qui s’affairent autour du décorticage de l’arachide, du triage, de la trituration.

Ces activités,  dira Modou Diagne Fada  »sont très importantes pour la Sonacos et elles se mènent activement dans la ville Sainte de Touba…

Nous avons remarqué qu’il y a une bonne organisation surtout avec Rasiaat.

La raffinage se fait à Dakar et une partie de cette huile est destinée à l’exportation », précisera-t-il notamment.

Déclarant beaucoup compter sur les huiliers de Touba pour combler une partie du gap, le Directeur Général de la Sonacos souhaitera une production plus conséquente d’huile brute.

 »Nous demandons aux acteurs de Touba d’augmenter leurs capacités de production.

Touba aurait pu avoir la possibilité de rivaliser avec les unités industrielles de Kaolack ou de Ziguinchor.

Il y a de petites unités, mais il faut travailler à avoir des installations modernes et les renforcer. »

Interpellé sur le contrat signé sous Pape Dieng avec Rasiaat, Modou Diagne Fada précisera que les évaluations seront faites avec ses partenaires pour savoir l’état d’exécution des engagements.

 »Nous ne demandons pas des comptes aux autres, mais à Madame Mame Khary  Mbacké qui a signé un contrat avec l’État et la Sonacos.

Ces contrats ont été signés par mon prédécesseur.

Ce n’est pas moi qui ai signé le contrat.

Au nom de la continuité de service, nous allons poursuivre.

À terme, on va évaluer et on saura ce qu’il faudra faire.  »

L’hôte de la cité religieuse refusera de se voiler la face lorsqu’il signifie que la Sonacos mène ses activités après avoir contracté des dettes qu’elle est obligée de payer pour espérer d’autres financements.

Seulement, se désole-t-il, les productions sont bien en deçà des attentes.

 » Les capacités de trituration de la Sonacos sont assez limitées.

C’est cela la réalité.

Aujourd’hui, l’usine de Kaolack et celle de Ziguinchor ne peuvent pas suivre le rythme de vente de l’huile brute au Sénégal. C’est surtout de l’huile brute dont on a besoin… »

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