Présidence CPI: Me Sidiki Kaba cède son fauteuil au Coréen O-Go Kwon

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Après trois ans passés à la présidence de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (Cpi), Me Sidiki Kaba a bouclé son mandat. Ainsi, il a passé le flambeau, hier, au Coréen O-Go Kwon, à New York.

Me Sidiki Kaba n’est plus président de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (Cpi). Il a bouclé son mandat de trois ans et est remplacé depuis hier par un Coréen. C’était à l’occasion de la 16e Session de l’Assemblée de cette juridiction internationale.

Cependant, l’ex-ministre de la Justice du Sénégal, animé par ‘’le sentiment d’une mission pleinement remplie’’, ne quitte pas la Cpi. Selon un communiqué, il continuera ‘’cette mission à lui confiée par le président Macky Sall avec l’élection de notre pays au Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies où le Sénégal a été brillamment élu le 16 octobre 2017, lors de la 72e Session de l’Assemblée générale par 188 voix’’. D’après la même note, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a rendu un hommage à Me Kaba dont ‘’le bilan a été fortement salué, étant le seul président de l’Assemblée des Etats parties à avoir présidé 4 séances en 3 ans’’.

L’actuel ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a, à son tour, ‘’rendu un vibrant hommage au président de la République Macky Sall, qui a présenté, soutenu, promu sa candidature validée à l’unanimité, le 8 décembre 2014’’. Me Sidiki Kaba l’a aussi remercié pour son appui à tous les niveaux durant ces trois dernières années de mandature. Un mandat durant lequel le président sortant s’est évertué à redorer le blason de la justice internationale frappée par des menaces de retrait de la part de plusieurs pays africains. Accusant la Cpi de partielle et d’être une justice pour les Africains, des Etats comme la Gambie et l’Afrique du Sud avaient menacé de démissionner. A juste raison, dans son discours d’hier, Me Sidiki Kaba a appelé tous les Etats ‘’à travailler à l’universalité de la cour par la ratification universelle du Statut de Rome et l’intégration de ses normes dans les systèmes juridiques nationaux’’.

Une réponse urgente et résolue à la vente de migrants

Par ailleurs, le président sortant s’est prononcé sur le scandale de la vente de migrants africains en Libye. ‘’Cette pratique criminelle, dira-t-il, requiert une réponse urgente et résolue de la communauté internationale pour que cette honte du XXIe siècle débutant cesse définitivement’’. Toutefois, Me Kaba estime qu’il faut que les Etats africains prennent entièrement leurs responsabilités face à cette tragédie. ‘’Il leur appartient de rapatrier leurs enfants et de les arracher des griffes des trafiquants de migrants. De même qu’il leur incombe d’offrir à leur jeunesse un futur meilleur en lui assurant une bonne éducation, une bonne formation et des emplois décents’’, a souligné le chef de la diplomatie sénégalaise.

A son avis, les pays doivent également ‘’s’engager sur les chemins d’un développement durable en évitant aux jeunes d’aller périr dans les sables chauds du désert ou dans la mer méditerranéenne devenue un cimetière marin’’. Au-delà des politiques intérieures, Me Kaba appelle tous les Etats à ratifier et à mettre en œuvre la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, adoptée par la résolution 55/25 de l’Assemblée générale de l’Onu le 15 novembre 2000, ainsi que son protocole additionnel sur la traite des personnes du 15 novembre 2000 entrée en vigueur depuis le 25 décembre 2003. ‘’Une telle décision serait un signal fort pour exprimer notre volonté commune de combattre cet horrible fléau attentatoire à la dignité humaine et susceptible de constituer un crime contre l’humanité’’, a ajouté l’ex-Garde des Sceaux.

A ses yeux, ‘’la résurgence de la traite des personnes et de l’esclavage dans notre monde actuel doit renforcer notre engagement collectif à promouvoir et à défendre les valeurs juridiques et morales consignées dans le Statut de Rome de la Cpi et celles de la Charte de l’Onu’’.

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