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Quel rôle pour les Organismes de bassin africains face à l’après coronavirus (covid

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Exemple de l’OMVS?

La pandémie du coronavirus «covid 19»va impacter sévèrement l’économie mondiale.

Sans occulter les nombreuses pertes en vies humaines, l’économie sera au ralenti dans plusieurs secteurs (tourisme, restauration, hôtellerie, textile, artisanat, etc.).

Toutefois nous pouvons la considérer commeun mal nécessaire.

En effet qu’elle doit inspirer nos chefs d’Etat à avoir une vision du développement beaucoup plus accès sur le facteur humain (éducation, santé, sécurité alimentaire).

Pour rappel, plusieurs organismes de bassins ont été créés suite à sècheresse des années 70 avec comme autres objectifs la sécurité alimentaire.

C’est pourquoiles populations attendent beaucoup des organismes de bassins fluviaux et lacustres dont l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS).

L’OMVS composée de la République de Guinée, du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal,est créée en mars1972, avec comme missions principales l’atteinte de la sécurité alimentaire, l’indépendance énergétique, la navigation et la préservation des écosystèmes, par la maîtrise de la ressource en eau.

Cette organisation a déjà réalisé de grands projets hydrauliques (Barrage de Diama) et hydroélectriques (Barrages de Manantali, Félou) et des aménagements hydroagricoles.

*Tous les pays membres de l’OMVS ont eu leurs premiers cas de Covid 19 en mars 2020. Coïncidence ou Hasard?

Les Etats membres de l’OMVS doivent se préparer à l’après coronavirus.

Cette pandémie nous a montré la fragilité de nos modèles économiques face aux aléas climatiques et autres chocs exogènes.

Aujourd’hui, il nous faut construire des modèles économiques qui reposent sur l’agriculture et particulièrement sur celle irriguée.

«Produire ce que nous mange on s’est un acte de souveraineté et de civisme»; c’est un des objectifs du Plan d’Action Régional pour l’Amélioration des Cultures Irriguées dans le bassin du fleuve Sénégal (PARACI).

Sur un potentiel de 408 900 ha de terres irrigables au niveau du bassin du fleuve Sénégal, seulement environ une superficie de 210000 ha a été aménagée.

À cause d’erreurs de conception, d’une mauvaise utilisation, ou d’un manque de créditpour les producteurs, tous les aménagements réalisés ne sont pas mis en valeur.

Les superficies aménagées qui sont réellement exploitée sont estimées à environ 60%.(Source PARACI 2017).

Avec un coût estimé à 840 780 000 $US, à l’horizon 2025, ce document actualisé en 2017 a montré la voie d’une part pour booster la production irriguée,d’autre part pour créer des emplois au profit des jeunes et les femmes.

Par conséquent,la mise en œuvre de ce plan régional va nous permettre d’atteindre la sécurité alimentaire,le développement communautaire, de créer de la valeur ajoutée et d’équilibrer les balances commerciales de pays membres de l’OMVS.

Abdoulaye GNING, MSc Management de projets et des Organisations Expert Consultant-Formateur Spécialiste en Economie, Planification et Suivi & Evaluation de projetsabbagning@gmail.com

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