Qui est Sokhna Diarra ?

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Le mouridisme est une grande confrérie musulmane, fondée au début du XXe siècle et dont les racines sont situées au Sénégal, avec comme ville sainte Touba.

Elle compte aujourd’hui un très grand nombre d’adeptes appelés « talibés » dans le monde entier.

Quand on parle de Mouridisme, on ne peut pas omettre le nom de son fondateur, l’illustre Cheikh Ahmadou Bamba dit Khadimou Rassoul, c’est-à-dire le Serviteur Privilégié du Prophète Mohamed (PSL).

Mais comme le dit l’adage, « derrière chaque grand homme, il y a une grande femme ».

Allah a fait descendre sur terre pour témoigner de sa miséricorde auprès des humains Cheikh Ahmadou Bamba par l’intermédiaire d’une femme qui nous a abreuvé de piété, d’exemplarité dans son foyer, de toutes les vertus culturelles de l’Islam en général, et en particulier celles se rapportant exclusivement à la femme musulmane.

Cette femme n’est autre que Sokhna Diarra Bousso – la mère de Cheikh Ahmadou Bamba -, dite Jaratoul-lahi ou la voisine de Dieu.

I°) Généalogie et éducation religieuse :

A- Qui est Sokhna Diarra ?

Elle est issue de la famille des Mboussobé, descendante d’une lignée d’origine chérifienne. Fille de Mouhamed Bousso et de Sokhna Asta Wallo, elle nous est parvenue en 1833 à Golléré, dans la Fouta.

De son vrai nom Mariama Bousso, sa piété profonde et pure lui a valu le titre de « voisine de Dieu »
B- Son éducation religieuse :

De par sa famille, Sokhna Diarra Bousso est héritière d’une solide formation dans les sciences religieuses.

Elle maîtrisait aussi parfaitement la pratique du Soufisme, qu’ignoraient la plupart des musulmans de cette époque dans la sous région.

Ainsi, à 14 ans, elle a réalisé son premier Mushaf, consistant à rédiger de mémoire le Saint Coran.

Elle en a écrit environ 40 exemplaires au cours de sa vie grâce à sa maîtrise de la calligraphie.

Sokhna Diarra Bousso accordait une importance particulière à la création de plusieurs écoles coraniques afin d’y perpétuer l’apprentissage et la mémorisation du Coran, l’enseignement des sciences religieuses et la pratique du soufisme.

Elle tenait personnellement à participer à l’enseignement dans ces écoles et leur accordait un grand soin.

Grâce a son grand dévouement, elle est parvenue à bien maîtriser la Théologie, la Jurisprudence et le Tassawouf.

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