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Résumé de l’actualité économique internationale du lundi 29 décembre 2014

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DAKAR-L’encours de la dette extérieure des pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a connu une hausse de 6,1% en 2013 comparé à 2012, a-t-on appris lundi auprès de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest à Dakar

L’institut d’émission relève en effet dans son rapport annuel 2013 que « cet encours s’est élevé à 10.858,2 milliards FCFA à fin décembre 2013 contre 10.238 milliards FCFA en 2012 en liaison avec la poursuite par les Etats des efforts d’investissement dans les infrastructures de base ». En revanche, le stock de la dette a représenté à fin décembre 2013, l’équivalent de 26,9% du PIB contre 25,4% en 2012.
Quant aux transactions économiques et financières de l’UEMOA avec le reste du monde pour l’année 2013, la BCEAO note qu’elles se sont traduites par une nette détérioration du solde global de la balance des paiements. Le déficit du solde est ressorti à 454,6 milliards FCFA en 2013, contre 336,8 milliards en 2012. 
« Cette situation est en relation avec l’aggravation du déficit courant et une réduction de l’excédent du compte de capital, dont les effets ont été atténués par une hausse des flux nets de capitaux au titre du compte financier », avance la BCEAO.

-ABIDJAN-La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a clôturé sa séance du lundi 29 décembre 2014 en baisse par rapport à la séance précédente.

L’indice BRVM 10 est passé de 261,68 à 260,38 points, soit un repli de 0,50%. L’indice BRVM Composite, pour sa part, a cédé 0,19% à 251,66 points contre 252,14 précédemment.

La valeur des transactions s’est établie à 879,87 millions de FCFA contre 728,02 millions de FCFA, vendredi dernier. Les capitalisations boursières des marchés – actions et droits – se chiffrent respectivement à 6 162,57 milliards de FCFA et 2,52 milliards de FCFA. Celle du marché obligataire s’élève à 1 138,96 milliards de FCFA.

Le titre le plus actif en volume est Ecobank Transnational Incorporated TG avec 184 271 actions échangées. Le titre le plus actif en valeur est SONATEL SN avec 440,05 millions de FCFA de transactions.

-NEW YORK- Wall Street a fini sans grand changement lundi, les inquiétudes sur la situation politique grecque ne suffisant pas à franchement gâcher l’optimisme observé par les investisseurs depuis la mi-décembre: le Dow Jones a perdu 0,08% et le Nasdaq est resté presque inchangé.

Selon des résultats définitifs, le Dow Jones a cédé 15,48 points à 18.038,23 points, mettant fin à sept séances d’affilée de hausse, et le Nasdaq, à dominante technologique, a pris 0,05 point à 4.806,91 points.

L’indice élargi S&P 500, très suivi par les investisseurs, a lui progressé, gagnant 0,09%, soit 1,80 point, à 2.090,57 points.
Le marché n’a pas eu grand chose à assimiler aujourd’hui, et les échanges étaient limités, a souligné David Levy, de Kenjol Capital Management. On dirait que la Bourse ne se concentre sur rien de particulier, et compte plutôt les jours et les heures avant la fin de l’année.

-NEW YORK- Les prix du pétrole ont fini à leur plus bas niveau depuis cinq ans et demi lundi à New York et à Londres, dans un marché assommé par des craintes sur la surabondance de l’offre face à des perspectives de demande moroses.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en février a perdu 1,12 dollar, pour s’établir à 53,61 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), soit son plus bas niveau en clôture depuis le 1er mai 2009.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance a terminé à 57,88 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), à son plus bas depuis le 13 mai 2009, en baisse de 57 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Après avoir tenté de se stabiliser depuis la mi-décembre, les cours du brut ont replongé vers de nouveaux tréfonds en ce début de semaine, dans un contexte de vives inquiétudes sur la situation du marché en 2015. C’est toujours la même chose, le surplus d’or noir attendu par rapport à la demande continue à plomber les prix, a expliqué John Kilduff, de Again Capital.

Des troubles au sein d’un important terminal pétrolier libyen, Al Sedra (est) dont des réservoirs ont pris feu à la suite de frappes de milices islamistes, dans le cadre d’affrontements contre des forces gouvernementales dans cette zone, avaient pourtant aidé les cours à ouvrir dans le vert.

-PARIS- Les Bourses européennes ont pour la plupart terminé dans le vert lundi, malgré l’échec du scrutin présidentiel grec qui ouvre la voie à des législatives anticipées.

« Les marchés ne savaient pas trop sur quel pied danser, car la situation est encore très incertaine en Grèce », a résumé Alexandre Baradez, un analyste d’IG France.
Mais « le cas grec n’a pas du tout la même portée » qu’au moment de la crise de la dette et « l’effet contagieux est désormais assez limité », a-t-il complété.

Ces élections anticipées pourraient déboucher sur l’arrivée au pouvoir du parti anti-austérité Syriza, une perspective qui inquiète les créanciers du pays, UE et FMI en tête.
Conséquence de cette instabilité politique, la Bourse d’Athènes a clôturé dans le rouge à -3,91%. L’indice général (Athex) avait cédé jusqu’à 11% juste après le scrutin, quand il est apparu que l’ancien Commissaire européen Stavros Dimas ne pourrait pas l’emporter.

-PARIS- Les taux d’emprunt de l’Allemagne et de la France ont atteint des plus bas historiques lundi, tandis que ceux de la Grèce ont bondi, après l’échec du candidat du gouvernement à la présidentielle en Grèce.

A 18H00, le taux d’emprunt allemand à 10 ans a terminé à 0,544% après être descendu à un niveau record de 0,541% sur le marché obligataire secondaire, où s’échange la dette déjà émise. Mercredi, avant une trêve de quatre jours pour Noël il avait fini à 0,589%.

Le rendement français de même maturité a connu le même sort, clôturant à 0,831% après avoir touché un plus bas à 0,828% (contre 0,857%).

A l’inverse, celui de la Grèce a connu pour sa part une franche remontée à 9,532%, contre 8,501% mercredi à la clôture

Lors du troisième et dernier tour de l’élection présidentielle, les députés grecs se sont prononcés contre le candidat du gouvernement. Ce résultat implique la dissolution du Parlement et la tenue de législatives anticipées au début de l’année prochaine qui pourraient déboucher sur l’arrivée au pouvoir du parti de gauche radicale Syriza. Le Premier ministre Antonis Samaras a proposé qu’elles aient lieu dès le 25 janvier.

-MOSCOU-L’économie russe a subi en novembre son premier recul en glissement annuel depuis 2009, selon les estimations publiées lundi par le gouvernement à la fin d’une année marquée par la crise ukrainienne et la chute des cours du pétrole.

Conséquence de ces deux facteurs, le rouble a perdu plus du tiers de sa valeur depuis le début 2014. S’il a rebondi par rapport aux journées noires de la mi-décembre, il évoluait de nouveau en forte baisse lundi et les effets de cette crise monétaire sur l’économie réelle se font sentir de plus en plus clairement.
Dans ses estimations mensuelles, le ministère de l’Économie évalue que le produit intérieur brut a diminué de 0,2% en novembre par rapport à octobre, après une croissance de 0,1% le mois précédent. Mais par rapport à novembre 2013, il a chuté de 0,5%, subissant son premier recul en glissement annuel depuis 2009.
Le ministère a expliqué cette tendance par le net ralentissement subi par l’industrie de transformation, ainsi que des baisses d’activité dans la construction, le commerce de gros et l’agriculture. Les chiffres officiels du PIB du quatrième trimestre doivent être publiés par l’institut des statistiques Rosstat fin janvier-début février.
L’économie russe se trouvant en net ralentissement depuis plusieurs années, le PIB a, à plusieurs reprises, subi des contractions d’un mois sur l’autre ou d’un trimestre sur l’autre mais pas en comparaison par rapport à l’année précédente.

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