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Résumé de l’actualité économique internationale du vendredi 26 décembre 2014

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ABIDJAN-La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM, basée à Abidjan), a clôturé sa séance du vendredi 26 décembre 2014 en hausse par rapport à la séance précédente. L’indice BRVM 10 est passé de 259,23 à 261,68 points, soit une progression de 0,95%. L’indice BRVM Composite, pour sa part, a gagné 0,67% à 252,14 points contre 250,47 précédemment.

La valeur des transactions s’est établie à 728,02 millions de FCFA contre 5,23 milliards de FCFA, mercredi dernier. Les capitalisations boursières des marchés – actions et droits – se chiffrent respectivement à 6 174,32 milliards de FCFA et 2,58 milliards de FCFA. Celle du marché obligataire s’élève à 1 140,38 milliards de FCFA.

Le titre le plus actif en volume est Ecobank Transnational Incorporated TG avec 110 090 actions échangées. Le titre le plus actif en valeur est BOLLORE AF. LOGISCTICS CI avec 152,49 millions de FCFA de transactions.

-NEW YORK- Les cours du baril de pétrole brut ont baissé vendredi à New York, alors que le marché, hésitant depuis une dizaine de jours, continuait à ressentir la pression d’une offre excessive.

Le prix du baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en février a cédé 1,11 dollar sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s’établir à 54,73 dollars, au lendemain d’une séance de clôture pour Noël. Le marché reste sous pression après les chiffres publiés mercredi par le département de l’Energie, qui montraient une hausse globale des stocks de brut et de produits à base de pétrole aux Etats-Unis, a commenté Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

Les stocks américains de pétrole brut ont en effet enregistré une hausse inattendue la semaine dernière, de même que ceux de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage). Les réserves d’essence ont, elles, plus augmenté que prévu.
Comme les investisseurs ne s’attendent pas à ce que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) prenne une décision quelconque pour réduire sa production, et que l’offre américaine devrait continuer à augmenter l’an prochain, même si des compagnies réduisent leurs budgets, le marché va continuer à s’orienter à la baisse, a prévu Andy Lipow.

Depuis la mi-décembre, les cours du baril de brut, qui ont chuté de près de leur moitié depuis la mi-juin, changent de direction presque chaque jour, même s’ils ont enregistré vendredi leur deuxième séance consécutive de baisse.
Il est franchement très difficile de tirer des conclusions à partir de l’évolution des cours de cette semaine, a reconnu James Williams, de WTRG Economics. Les échanges sont faibles en période de fêtes, ce qui encourage la volatilité.
Les cours avaient d’ailleurs ouvert en hausse vendredi, après l’annonce de l’incendie d’un réservoir pétrolier en Libye et la publication du budget 2015 de l’Arabie saoudite.

 

-DAKAR-Le produit net bancaire (PNB) de la Bank Of Africa (BOA) Sénégal a connu une progression de 40,2% au 3ème trimestre 2014 comparé au 3ème trimestre 2013.
Ce PNB, qui est l’équivalent du chiffre d’affaires pour une entreprise ordinaire, est passé de 7,955 milliards FCFA au 30 septembre 2013 à 11,152 milliards FCFA au 30 septembre 2014, soit une augmentation de 3,199 milliards FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0020 dollar).
Les encours de crédits totaux ont progressé de 43,1% à 187,712 milliards FCFA contre 131,166 milliards FCFA en 2013. Quant aux ressources totales, elles se situent à 227,620 milliards FCFA contre 148,385 milliards FCFA en 2013 (plus 53,4%).

« De fait, la BOA Sénégal occupe la 7ème place du marché bancaire sénégalais tant en ressources qu’en emplois avec des parts de marché respectives de 7,6% en ressources et 7,1% en emplois », notent les dirigeants de cet établissement.
Le résultat net de la BOA Sénégal a connu une progression de 48,6% à 2,823 milliards FCFA alors qu’il s’établissait à 1,899 milliard FCFA en 2013.

 

-LUANDA-Le prix du carburant a grimpé de 20 % ce vendredi, alors que le gouvernement a décidé de réduire ses dépenses sur les subventions, selon un communiqué du ministère des Finances cité par l’Agence de presse angolaise (ANGOP).
Le prix de l’essence a augmenté de 75 à 90 kwanzas, soit environ 0,90 dollars, une hausse qui prendra effet à partir de minuit, précise ANGOP, ajoutant que les prix du diesel ont augmenté à un pourcentage similaire allant de 50 à 60 kwanzas. Une source officielle explique cette augmentation par la décision du gouvernement de réduire les subventions et de créer un espace budgétaire.

Cette décision vise, estime-t-on, à assurer la viabilité de la politique budgétaire du pays et à mobiliser des ressources pour financer le plan de développement national.

 

-CHICAGO- Les prix du maïs et du soja ont peu évolué à Chicago en une semaine, les échanges restant limités avec une fermeture du marché pour Noël, et ceux du blé ont baissé, corrigeant leur précédente hausse hebdomadaire.

« Nous assistons à une activité typique des fêtes, plutôt tranquille, et cela devrait aussi être le cas lors de la semaine prochaine », a commenté Dewey Strickler, d’Ag Watch Market Advisors.
L’évolution la plus notable a été enregistrée par les cours du blé, qui ont nettement baissé après avoir connu la semaine précédente une hausse liée aux spéculations sur une limitation par Moscou des exportations de céréales russes.
Dans un décret publié vendredi, le gouvernement russe a confirmé une telle mesure, et a précisé que les barrières douanières, destinées à lutter contre l’inflation sur son marché intérieur, s’appliqueraient à partir du 1er février et représenteront au moins 35 euros par tonne.

 

-MOSCOU- L’économie russe pourrait subir une contraction de 4% de son produit intérieur brut et le déficit budgétaire atteindre 3% en 2015 à cause de la chute des cours du pétrole et du rouble, a estimé vendredi le ministre russe des Finances.

Anton Silouanov, cité par les agences russes, a prévenu que des coupes budgétaires seraient nécessaires, appelant à des réductions d’effectifs dans la Défense, secteur dans lequel Vladimir Poutine a décidé d’investir massivement.
Ces nouvelles prévisions sont basées sur un baril de brut à 60 dollars et un dollar à 51 roubles, a précisé le ministre. Dans cette situation, nous voyons, avec une baisse de 4% (du PIB, ndlr), un déficit d’un peu plus de 3%, a-t-il déclaré.

Le dollar valait vendredi vers 12H00 GMT 54 rouble et le baril de Brent, à Londres, 60,37 dollars.
La Russie est frappée de plein fouet par la chute des cours du pétrole, qui représente avec le gaz la majorité de ses revenus budgétaires. Le phénomène a en outre accentué l’affaiblissement du rouble, déjà plombé par les sanctions économiques liées à la crise ukrainienne.

La dépréciation de la monnaie russe a pris une tournure dramatique les 15 et 16 décembre, le rouble subissant sa pire chute depuis le placement de la Russie en défaut de paiement en 1998 avant de se reprendre.
M. Silouanov a confirmé, comme l’avait déjà évoqué la presse, que le gouvernement comptait réduire de 10% les dépenses inscrites dans le budget. Mais cela ne sera pas suffisant pour équilibrer le budget, a-t-il prévenu. Nous avons des propositions quant aux nouvelles mesures qui doivent être prises.

Le ministre a critiqué le niveau élevé des dépenses militaires dans le budget prévu actuellement (un tiers des dépenses). Je pense qu’il est indispensable de répartir ces dépenses au profit des infrastructures, de l’éducation, etc. Il est difficile de soutenir de telles dépenses militaires, a-t-il expliqué, avançant l’idée d’une réduction des effectifs dans les services de sécurité.

 

-OUAGADOUGOU-La compagnie minière canadienne True Gold Mining vient de bénéficier d’un appui de 20,7 millions de dollars d’un consortium financier Franco-Nevada et Sandstorn gold, en vue de développer son projet aurifère de Karma, situé dans le Centre-nord du Burkina Faso.
Cet apport est le deuxième après un premier d’environ 47,7 millions de dollars.
La compagnie minière entend faire une mise en valeur à ciel ouvert et par lixiviation low-cost de cette mine. Le projet est entièrement financé pour entrer en production dans le délai avec une production d’environ 150 000 onces pour l’année 2016. Les dépenses et engagements dans le projet Karma sont évalués à 131,5 millions de dollars.

 

-NEW YORK- Wall Street était en hausse vendredi à la mi-journée, continuant un mouvement entamé la semaine précédente, sans indicateur ou information économique majeure pour détourner les indices de ce chemin: le Dow Jones gagnait 0,27% et le Nasdaq 0,61%.
Vers 16h45 GMT, le Dow Jones Industrial Average avançait de 49,29 points à 18’079,50 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 29,28 points à 4802,76 points, au lendemain d’une séance de clôture des marchés pour Noël.

L’indice élargi S&P 500, très suivi par les investisseurs, avançait de 0,43% ou 8,89 points à 2090,77 points.
« On s’oriente vers une nouvelle séance de hausse, le marché poursuivant sur sa dynamique », a noté Alan Skrainka de Cornerstone Wealth Management. « Les investisseurs sont renforcés dans l’idée que l’économie (américaine) prend de l’élan, en particulier avec le très bon chiffre sur le produit intérieur brut (PIB). » Le marché reste en effet dominé par l’estimation du PIB pour le troisième trimestre par le département du Commerce, qui témoigne d’une croissance annualisée de 5%. Après sa publication mardi, le Dow Jones a pour la première fois passé les 18’000 points.

 

-TOKYO- L’inflation a ralenti en novembre au Japon pour le quatrième mois d’affilée, tandis que production industrielle et consommation ont chuté: le risque d’une récession prolongée plane désormais sur l’archipel, que le Premier ministre Shinzo Abe a juré de relancer via ses « abenomics ».

A peine réélu par le Parlement dans la foulée de la victoire de son Parti Libéral-Démocrate (PLD, droite) aux législatives anticipées du 14 décembre, le chef du gouvernement va devoir s’atteler à la tâche au plus vite.
Première annonce de son nouveau mandat, un nouveau plan de relance de l’ordre de 3500 milliards de yens (24 milliards d’euros) doit être dévoilé samedi dans l’espoir de donner un coup de pouce à la consommation.

Car les ménages nippons continuent à être bien frileux, huit mois après une hausse de la TVA à l’impact dévastateur. Ils ont encore diminué leurs dépenses le mois passé (-2,5% sur un an), sur fond de revenus en déclin.

Conséquence logique, les industriels ont réduit leur production (-0,6%), premier recul en trois mois, une statistique bien en deçà des attentes des économistes (+0,8%). Ils prévoient néanmoins un net rebond en décembre et janvier, un motif d’espoir pour SMBC Nikko Securities.
Dans ce contexte de contraction de l’économie, où seul le marché de l’emploi résiste (avec un taux de chômage de 3,5%, au plus bas depuis fin 1997), l’évolution des prix s’essouffle (+2,7%, contre +2,9% en octobre). En excluant l’effet taxe, la progression ressort à seulement 0,7%, s’éloignant encore de l’objectif de 2% que s’est fixé la Banque du Japon (BoJ).

L’archipel, engagé dans une lutte de longue haleine contre la déflation, n’avait pas connu une inflation aussi faible depuis septembre 2013. Selon les économistes, le récent plongeon des cours du pétrole risque en outre d’accentuer cette tendance.

 

-OUAGADOUGOU-Le Burkina Faso a décidé de lancer une émission de bons de trésor d’une valeur de 30 milliards de francs CFA, a appris APA auprès du ministère de l’économie et des finances.
Cet appel d’offres pour la cession de bons du trésor a une valeur nominale de 10 000 francs CFA, sur une durée de cinq ans, soit de décembre 2014 à décembre 2019.
Le remboursement de ces obligations se fera par amortissement semestriel constant après un différé d’un an.
Le paiement des intérêts se fera semestriellement sur la base d’un taux d’intérêt de 6,25%, l’an dès la première année. L’Etat burkinabé a une prévision d’émissions de titres publics en 2014 d’un montant de 115 milliards francs CFA.

C’est la sixième adjudication de bons de trésor en compte courant de l’année 2014, émise par le Burkina Faso sur le marché monétaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine(UEMOA).

 

-DOUALA-L’économie camerounaise est en partie affectée par des exactions de la secte terroriste nigériane Boko Haram, en l’occurrence, le secteur touristique très florissant dans l’Extrême-nord du Cameroun, dont beaucoup de touristes y ont renoncé à s’y rendre du fait des incursions en territoire camerounais de ces fondamentalistes islamistes.

La première conséquence de cette situation est la fermeture ou la baisse des activités de manière drastiques des activités touristiques, entre autres, les parcs et les hôtels désespérément vides.

« Nous avons été obligés de mettre plus de la moitié du personnel en congés technique, parce que nous sommes incapables au regard de la chute des activités, de les garder tous et de les payer régulièrement comme par le passé », a indiqué un promoteur d’hôtels basé à Maroua.
Selon des sources émanant des services compétents du ministère du Tourisme et des Loisirs (MINTOUL), « le taux d’occupation de certains hôtels est passé de 90 pour cent à 30 pour cent ».
En plus, les zones touristiques célèbres à l’instar du parc de Waza et des pics de Rhumsiki (Extrême-nord), sont vides, les touristes, en l’occurrence, des occidentaux ne prenant pas trop de risques à s’y rendre de peur d’être kidnappés, nonobstant des mesures de sécurité prises par les autorités camerounaises.
Selon toute vraisemblance, le Cameroun qui était bien parti atteindre symboliquement la barre d’un million de touristes contre plus de 900 000 touristes en 2013 pourrait encore attendre, le nombre de touristes en 2014 pouvant même se situer en deçà de celui de l’année dernière.

 

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