Résumé de l’actualité économique internationale du vendredi 9 janvier 2015

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-PARIS-L’agence de notation Standard and Poor’s a maintenu vendredi la note de la dette de l’Allemagne à « AAA », la meilleure note possible, et l’a assortie d’une perspective stable.


« L’Allemagne a une économie très diversifiée et concurrentielle et a déjà démontré sa capacité à absorber d’importants chocs économiques et financiers », a justifié l’agence dans un communiqué.
Le pays bénéficie par ailleurs de taux d’intérêt très bas, « ce qui aide à maintenir à un niveau faible à moyen terme les coûts d’emprunt », a-t-elle ajouté.
Aussi, « les finances publiques et la solide balance commerciale extérieure de l’Allemagne vont continuer à résister à de potentiels chocs financiers et économiques », estiment les experts de Standard and Poor’s qui mettent aussi en avant « les mesures budgétaires prudentes » et sa « discipline dans les dépenses ».
Le Produit intérieur brut réel aurait selon eux augmenté de 1,4% en 2014 et devrait croître de 1,1% en 2015, après un modeste 0,1% en 2013. Les deux autres agences de notation de référence, Moody’s et Fitch, attribuent également la meilleure note possible à la dette de l’Allemagne, première économie européenne.

 

-ALGER- Les réserves de change de l’Algérie ont baissé de 10 milliards de dollars en six mois après une hausse continue depuis une dizaine d’années, en raison de la chute des prix du pétrole, a annoncé vendredi Algérie Presse Service (agence de presse officielle).

De 195 milliards de dollars fin mars 2014, ces réserves sont descendues à 193 milliards fin juin pour atteindre 185,2 milliards fin septembre, selon APS.
Fin 2006, elles s’établissaient à 77,8 milliards de dollars. Depuis, elles n’ont cessé d’augmenter, des hausses pouvant atteindre jusque 20 milliards de dollars par an. L’envolée des importations qui devraient s’élever à plus de 65 milliards de dollars en 2015, et la forte chute des cours pétroliers, principale ressource du pays, ont fortement contribué dans l’amenuisement des flux alimentant les réserves de change du pays, analyse APS.

En dix ans, l’Algérie a engrangé 700 milliards de dollars de recettes pétrolières qui lui ont permis de rembourser la totalité de sa dette extérieure contractée dans les années 90 lorsque les prix des hydrocarbures avaient atteint le plancher de 10 dollars le baril.
Pour ne pas épuiser ses réserves de change dans l’hypothèse d’une poursuite de la baisse des revenus pétroliers, l’Algérie a décidé de contrôler rigoureusement son commerce international.

 

-LONDRES- L’or a rebondi cette semaine, prisé pour sa valeur refuge à cause d’incertitudes sur la situation politique en Grèce, et soutenu vendredi par un affaiblissement du dollar malgré de bons chiffres de l’emploi américain.
Le cours de l’or a atteint mardi son plus haut niveau depuis le 16 décembre, à 1223,27 dollars l’once, porté par les inquiétudes sur la situation politique et économique en Grèce.
L’annonce de législatives anticipées à la fin du mois avec la perspective de l’arrivée au pouvoir du parti de gauche radicale Syriza, couplée aux spéculations sur une sortie du pays de la zone euro venues d’Allemagne, ont inquiété les investisseurs cette semaine.

« L’or a commencé l’année 2015 sur une bonne note, par rapport à l’éventail des matières premières, et notamment au cuivre qui est tombé à son plus bas niveau depuis la mi-2010 cette semaine et au pétrole qui a atteint de nouveaux plus pas en (plus de) cinq ans », ont noté les analystes d’UniCredit.
De son côté, la publication du taux de chômage aux États-Unis vendredi n’a pas eu beaucoup d’effet sur les cours du métal jaune vendredi, selon les analystes de Capital Economics. Le recul du taux de chômage aux États-Unis s’est accéléré en décembre, avec de robustes créations d’emplois qui font de l’année 2014 la meilleure depuis 15 ans en termes de nouvelles embauches.
Des telles annonces sur l’économie américaine sont pourtant de nature à renforcer la confiance dans le billet vert et peuvent lester les cours de l’or en rendant le métal jaune plus coûteux pour les investisseurs munis d’autres devises.

 

-NEW YORK- Wall Street a fini en baisse vendredi, les investisseurs justifiant un repli technique par un déclin inattendu des salaires américains: le Dow Jones a perdu 0,95% et le Nasdaq 0,68%.

Selon des résultats définitifs, l’indice vedette Dow Jones a cédé 170,50 points à 17.737,37 et le Nasdaq, à dominante technologique, 32,12 points à 4.704,07 points.
L’indice élargi S&P 500 a lui reculé de 0,84% soit 17,33 points, à 2.044,81 points.
Nous avons reçu des chiffres sur l’emploi et le chômage (aux Etats-Unis), et certains observateurs ont jugé que le niveau des salaires posait un problème, de même que le taux de participation à l’emploi, a rapporté Peter Cardillo, de Rockwell Capital Global.
La rémunération horaire moyenne a baissé contre toute attente en décembre, par rapport au mois précédent, tandis que le taux de participation au marché du travail a baissé à 62,7% le mois dernier, soit son plus bas niveau en 35 ans, selon le rapport mensuel du département américain du Travail

Toutefois, la tonalité du rapport restait très positive sur la situation générale de l’emploi aux Etats-Unis, où l’année 2014 est la meilleure depuis 15 ans en termes de nouvelles embauches.
Dans l’ensemble, je pense que c’est un bon rapport, a jugé Peter Cardillo. En fait, si le marché a baissé aujourd’hui, c’est principalement parce qu’il digère deux séances de forte hausse.
De plus, la situation en France semble nous avoir rattrapés après l’escalade à laquelle nous assistons aujourd’hui, relançant les craintes sur le terrorisme, a-t-il estimé, en référence aux trois journées de violences subies par le pays, depuis l’attentat de mercredi contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.

 

-NEW YORK-Les prix du pétrole ont fini en baisse vendredi à New York et à Londres, de bons chiffres sur l’emploi américain et un dollar plus faible ne suffisant pas à stabiliser un marché plombé par l’abondance de l’offre.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en février ont perdu 43 cents à 48,36 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance a clôturé à 50,11 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 85 cents, parvenant de justesse à terminer au-dessus des 50 dollars le baril après des incursions sous ce seuil.
Le marché essaie de reprendre son souffle (…) et de se stabiliser après avoir connu un tel plongeon depuis les fêtes de Thanksgiving fin novembre, a remarqué Gene McGillian, de Tradition Energy.

Les tentatives de rebond des prix sont avant tout portées, selon lui, par des mouvements techniques initiés par des courtiers désirant se débarrasser de leurs positions à perte. Un léger accès de faiblesse du dollar a aussi aidé, selon lui. Mais, on ne peut pas dire que la chute est terminée, a-t-il prévenu.
En effet, des inquiétudes sur des perspectives de demande molle en Chine et en Europe restent au coeur des préoccupations du marché, a expliqué Tim Evans, de Citi Futures, soulignant en parallèle l’effet limité sur les prix de bonnes nouvelles économiques aux Etats-Unis, le premier consommateur d’or noir au monde.
Un rapport sur l’emploi américain a montré vendredi une accélération du recul du taux de chômage, qui est passé de 5,8% le mois précédent à 5,6%, soit son plus bas depuis juin 2008. De robustes créations d’emplois ce mois-là (252.000) font par en outre de l’année 2014 la meilleure depuis 15 ans en terme de nouvelles embauches.

-ABIDJAN-Le Fonds Ivoirien pour le Développement des Entreprises Nationales (FIDEN) a accordé un prêt à quatre lauréats du concours Start Up du Forum ICI 2014, d’un montant global de 75.3 millions de FCFA pour appuyer leurs investissements, indique une note d’information du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI).


Selon la note, le financement a été recherché par le CEPICI accomplissant ainsi sa mission d’accompagner les lauréats du concours Start Up du forum ICI 2014 que sont Yao Kouadio, du projet Ecofind-CI (Agri-business), Serges Djibré, du projet Brava Afreeca (NTIC), N’vally Koné du projet Thé Savanah (Agri-business) et Gninlnagnon Koné du projet Riz Délice (Agri-business).
Les trois premiers ont obtenu chacun, un chèque de 20 millions de FCFA quand le promoteur du projet Riz Délice, Gninlnagnon Koné, a pour sa part, reçu un chèque de 15.3 millions de FCFA.

-DAKAR-La compétitivité-prix de l’économie sénégalaise s’est améliorée de 1,6% en variation mensuelle durant le mois de novembre 2014, a indiqué vendredi la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).


« Cette situation traduit un différentiel d’inflation favorable (moins 1,9%) atténué, toutefois, par l’appréciation du franc CFA comparativement à la monnaie des partenaires (plus 0,3%) », explique la DPEE.  Vis-à-vis des pays partenaires membres de la zone de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), le différentiel d’inflation favorable a renforcé la compétitivité-prix de 9% en variation mensuelle.
Face aux pays partenaires membres de la zone euro, souligne la DPEE, une amélioration de la compétitivité de l’économie s’est améliorée de 0,7%, en rythme mensuel, est également notée, en liaison avec le niveau favorable des prix intérieurs.
« En glissement annuel, des gains de compétitivité estimés à 6,8% sont relevés, traduisant les effets conjugués du différentiel d’inflation favorable (moins 5,7%) et de la dépréciation de la monnaie nationale vis-à-vis de la monnaie des principaux pays partenaires (moins 1,1%) », note la DPEE.  En moyenne sur les onze premiers mois de 2014, la compétitivité de l’économie sénégalaise s’est également améliorée de 1,9% par rapport à la même période de 2013.

 

-NEW YORK- Les cours du coton ont légèrement rebondi cette semaine, après un repli en tout début d’année, mais le marché manquait de nouvel élément fondamental pour s’orienter nettement dans un sens ou dans l’autre.

« On s’ennuie un peu, il ne s’est pas passé grand-chose lors des derniers jours, en particulier en fin de semaine », a souligné Sharon Johnson, agent de courtage chez KCG Futures. « Il y a eu une relative activité lundi et mardi, avec une hausse un peu marquée des cours, mais cela s’est tassé. »
« Avec les bouleversements sur le marché du pétrole et la force du dollar, je pense que beaucoup d’investisseurs se mettent à l’écart », a-t-elle expliqué.
Les cours du pétrole sont passés dans la semaine sous les 50 dollars le baril à New York, après avoir chuté de plus de la moitié de leur valeur depuis juin dernier. Vendredi, ils continuaient à baisser.
A l’inverse, le dollar a confirmé sa force pendant la semaine, notamment face à l’euro, ce qui nuit aux exportateurs américains de matières premières. « Globalement, on attend de voir avant le rapport de lundi du ministère américain de l’Agriculture (USDA) », sur l’état des stocks américains en décembre, a jugé Sharon Johnson.

 

-ABIDJAN-La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM ) a clôturé sa séance du vendredi 9 janvier 2015 en hausse par rapport à la séance précédente. L’indice BRVM 10 est passé de 260,22 à 261,69 points, soit une progression de 0,56%. L’indice BRVM Composite, pour sa part, a gagné 0,40% à 253,40 points contre 252,40 précédemment.

La valeur des transactions s’est établie à 371,48 millions de FCFA contre 838,50 millions de FCFA, jeudi. La capitalisation boursière du marché des actions se chiffre à 6205,28 milliards de FCFA. Celle du marché obligataire s’élève à 1 140,32 milliards de FCFA.

Le titre le plus actif en volume est Ecobank Transnational Incorporated TG avec 774 747 actions échangées. Le titre le plus actif en valeur est SONATEL SN avec 193,48 millions de FCFA de transactions.

 

-PARIS- Les Bourses européennes ont clôturé en nette baisse vendredi, la publication d’un rapport américain sur l’emploi encourageant ne suffisant pas à dissiper les inquiétudes sur l’économie mondiale.
Les robustes créations d’emplois en décembre qui font de l’année 2014 la meilleure depuis 15 ans en terme de nouvelles embauches, ont dans un premier temps limité la baisse.
Mais très vite les marchés ont vu dans cette bonne nouvelle le risque d’un changement de cap par la Fed de sa politique. Et alors que la perspective d’un nouvel assouplissement en Europe avait fait bondir les Bourses la veille, l’hypothèse d’un durcissement prochain outre-Atlantique a eu l’effet inverse, dans un mouvement de yo-yo caractéristique d’une période de grande nervosité sur les marchés.

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