Rétro 2017 : Ces guides religieux qui nous ont quittés en 2017

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L’an 2017 agonisant a vu plusieurs érudits s’éteindre au Sénégal. A Tivaouane, l’ange de la mort a frappé deux fois, laissant la communauté tidiane orpheline de Serigne Cheikh Tidiane Sy «al-Makhtoum», de Serigne Abdou Aziz Sy «Al Amine» et d’El hadj Ibrahima Niass, khalife de Léona Niassène.

On l’appelait «Al-Makhtoum», qui, selon certains connaisseurs, signifie «le caché».

Le jour de sa disparition, le ciel était gris, cachant les rayons du soleil, comme pour ne pas altérer la tristesse de nombreux Sénégalais suite au décès, le 15 mars dernier, de Serigne Cheikh Tidiane Sy «Al-Makhtoum». Khalife depuis 2012, Cheikh Tidiane Sy a vécu 91 ans.

Il était considéré comme un homme modeste, pieux et discret. Très jeune, il se consacre à la religion, parle couramment arabe.

C’était un intellectuel. Après sa disparition, c’est son frère Serigne Abdoul Aziz Sy al-Amine qui est désigné Khalife de la confrérie Tidiane.

Ce dernier incarne, donc, la voix de la confrérie Tidiane. Très tôt, Al-Amine est entré en contact avec les responsables religieux influents.

C’était grâce à son père, guide de la confrérie à l’époque, qui l’avait pris sous son aile à Tivaouane.

Longtemps porte-parole de la confrérie, Al-Amine a joué un rôle très important dans les mouvements islamiques sénégalais.

Membre fondateur de la Ligue islamique mondiale, il a lancé la Ligue des oulémas du Sénégal et du Maroc.

Infatigable militant du dialogue socio-politique et de la paix, il n’a jamais cessé de rappeler à l’ordre les autorités jusqu’à son dernier souffle, à 89 ans, en septembre dernier, soit six mois seulement après son intronisation comme khalife.

En 2017, Tivaouane a vu, ainsi, s’éteindre deux de ses érudits.

Novembre 2017 pourrait être considéré comme un mois noir.

C’est, en effet, durant ce mois, que Léona Niassène a été plongée dans la tristesse, de même que Léona Kanène.

Le 10 novembre, El hadj Ibrahima Niass de Léona Niassène est rappelé à Dieu. Né en 1932 à Kaolack, il mémorise, très jeune, les sourates du Coran. Il avait accédé au khalifat en 2009, succédant à son frère, El Hadji Oumar Niasse.

Une autre cité qui a perdu son guide religieux, Léona Kanène. Là, c’est El Hadj Souleymane Kane, plus connu sous le nom de Pape Soulèye Kane, a été rappelé à Dieu, le 30 novembre, à la veille du Maouloud, célébrant la naissance du Prophète Mohammed (Psl).

El Hadj Souleymane Kane fut le quatrième khalife de Léona Kanène, une famille religieuse fondée par son grand-père Abdou Hamid Kane.

Agé de 68 ans, ce défunt khalife était réputé pour sa discrétion et son humilité. Pour des ennuis de santé, il avait demandé à être déchargé de ses fonctions d’imam ratib.

Vice-Khalifa de Touba, Serigne Bassirou Bara Mbacké qui avait accueilli le Président Macky Sall lors du dernier Magal de Touba, s’est éteint le 23 novembre 2017.

D’ailleurs, c’était sa dernière apparition publique. Depuis lors, il semble avoir laissé un grand vide au vu de son apport dans la vie quotidienne à Touba.

La ville religieuse de Pire a aussi connu le deuil durant l’an 2017.

Serigne Moustapha Cissé qui a été pendant plusieurs années ambassadeur en Egypte et au Koweït et conseiller spécial des présidents Léopold Senghor et Abdou Diouf, a tiré sa révérence en juin dernier.

Il était Khalife de Pire jusqu’à son décès.

Sur le plan politique, il a eu à contribuer à l’affermissement des relations diplomatiques entre le Sénégal et de nombreux pays arabes.

Walf

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