Serigne Modou Kara à ses disciples : «Cherchez 313 mille parrains avant le Magal de Touba»

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Le président du Parti de la vérité pour le développement (Pvd), Serigne Modou Kara Mbacké, n’a pas dit son dernier mot sur l’élection présidentielle de 2019.

Si on lui prête la volonté de soutenir le Président Macky Sall, le marabout n’a fait aucune déclara­tion dans ce sens, mais a utilisé un langage codé pour dire qu’il n’exclut pas d’aller seul à la prochaine Présidentielle.

«Je vous ai dit de ne pas vous engager dans le parrainage. Je veux vous apprendre quelque chose, c’est pourquoi je vous ai demandé d’adopter cette attitude.

Vous avez des centaines de milliers de signatures. Vous n’avez qu’à les mettre à jour.

Si vous croyez dur comme fer que le Pvd est le parti qui incarne l’avenir du Sénégal, vous n’avez qu’à chercher 313 mille parrains avant le Magal de Touba.

Si vous ne désignez pas votre candidat, un autre que vous choisirez reprendra votre projet de société», a-t-il dit à ses disciples lors d’une conférence animée par le sociologue Djibril Diakhaté sur le thème «L’incur­sion des hommes religieux dans le champ politique», organisée par les élèves et étudiants du Pvd.

Selon le patron du Pvd, «une nouvelle politique s’impose».

«Rien ne pourra se faire comme auparavant. Une démocratie basée sur la vision de Cheikh Ahmadou Bamba est possible. Partez de ce vous êtes et devenez ce que vous êtes.

L’universel est une table où chacun vient avec quelque chose de nouveau en apportant une nouvelle flamme à l’islam. Voilà comment Serigne Touba a bâti le Mouridisme.

Le prophète Mouhamed (Psl) a été son modèle et son exemple.

La jeunesse doit s’inspirer de lui.

Le Sénégal a besoin d’éthique, de moral, de probité, de justice, de générosité, de partage, de solidarité et de tolérance», a-t-il lancé à la jeunesse à qui il a invité à prendre en main son destin.

Pour le sociologue Djibril Diakhaté, «l’homme religieux doit être dans la politique», mais il devrait répondre à un certain nombre de critères qui consistent à «ce qu’il soit véridique, vertueux et assis sur la connaissance».

Par contre, relève-t-il, «s’il fait dans la ruse, il est considéré comme un opérateur religieux qui se sert de la religion pour exploiter le Peuple». M. Diakhaté d’ajouter : «L’homme religieux est celui qui s’engage gratuitement pour l’épanouissement de son Peuple.

Et il ne faut pas que l’espace politique soit pollué par les invectives et insultes entretenues à travers les débats par les hommes politiques.

Lorsque les gens se rendent compte qu’ils n’ont pas de projet de société, la seule chose qui leur reste, ce sont les invectives.

On utilise l’argument de la force parce que notre argument n’a plus de force.»

lequotidien.sn  

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