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Affaire Khalifa SALL: la réaction d’ibrahima SENE « PIT »

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Personne ne peut reprocher aux proches de Khalifa de crier aux « règlements de comptes politiques », comme il n’a pas été possible de le faire avec Karim Wade.

Même s’il devait être jugé après les Législatives, toute demande de lever son immunité parlementaire à cet effet, serait aussi considérée par les proches de Khalifa, de la même façon.

Khalifa, comme Karim étant des opposants, les  » toucher » serait crime de lèse- majesté.

Accréditer une pareille « thèse », revient à cultiver « l’impunité ».

Dans cette affaire, il n’y a donc pas de problème de « timing », et personne ne pourra empêcher le recours à la « victimisation » et aux menaces de « trouble de l’ordre public » pour empêcher la condamnation de Khalifa si les faits qui lui sont reprochés sont avérés devant le Juge.

Nous avons vécu un tel scénario avec Karim.

Donc, il ne faudrait pas s’émouvoir de ces recours, mais il être prêts politiquement à les affronter, et à demander à l’Etat d’assumer toutes responsabilités dans la préservation de l’ordre public, sans violence inutile.

En outre, je crois que tu penses que c’est l’utilisation de la Caisse d’avance qui est reprochée à Khalifa.

Que NON! Il est inculpé non pas « pour avoir détourné » l’argent de la Caisse d’avance à d’autres fins, mais bien  » pour association de malfaiteurs, faux, usage de faux en écritures et escroquerie sur des deniers publics ».

Ainsi, s’il avait juste fait des « dépassements » ou même « utilisé à d’autres fins » vérifiables, les 30 millions qu’il recevait en mains propres chaque mois, il serait juste traduit devant la « Cours de Discipline Budgétaire de l’Etat » qui lui aurait exigé le remboursement des sommes incriminées.

Mais là, il s’est agi de « moyens illégaux » utilisés pour s’approprier 30 millions par mois de la Caisse d’avance.

Ce qui est passible devant la Cours pénale.

Donc, par quelque bout que l’on prend cette affaire, il n’y a rien qui, objectivement, peut justifier des accusations de « règlements politiques ».

Un homme politique, surtout dans l’opposition, lorsqu’il est confronté à des accusations aussi graves ne peut que les « politiser » pour chercher une échappatoire, en se présentant devant l’opinion comme une « victime » de complots contre ses ambitions.

Dans ses conditions, la communication de l’Etat, et des Partis de la Majorité présidentielle devrait être à la hauteur des exigences de l’opinion que l’on ne devrait pas laisser se faire abuser pour absoudre un « présumé délinquant ».

Il faut donc veiller à ce que le Droit soit dit dans cette affaire, sans interférences aucunes de forces extérieures à la Justice.

 

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