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Alioune Nikolas Huchard : Que doivent-il savoir de Borom TOUBA !

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Devant la grandeur d’esprit de  Cheikh Ahmadou BAMBA, les raisons scientifiques se sont souvent inclinées. Les obédiences belliqueuses les plus incrédules se sont rendues devant l’énergie pacifiste et la tolérance du vénéré Borom Touba.Tout a déjà été dit sur les bienfaits que recèlent son œuvre, ses enseignements et sur le chapelet interminable de ses miracles.

Dès 1895, Borom Touba a résisté à de longues années de déportation malgré la barbarie  régimes auxquels il a été soumis. Il est revenu des forêts du Gabon sans avoir contracté la moindre fièvre hectique ni séquelle physique. Aucun médecin, ni infirmier ne l’a ausculté. Les abus savamment  planifiés par les ennemies de sa foi n’ont jamais entamé sa détermination.

Ceux qui ont ourdi les plans les plus sordides pour le liquider l’ont épié à toutes les heures de la nuit et à tous les moments de la journée sans jamais rapporter un seul instant de faiblesse. Comprenant que le Cheikh n’aller jamais transiger pour signer une « armistice »  ils se résolurent à concocter une sorte de « cessez le feu » . Ainsi, ils organisèrent son retour vers le port de Dakar où il débarquera sur le môle 2 , rebaptisé El Hadj Malick Sy.  C’était devant Cheikh Ibra FALL, Cheikh Anta MBACKE et d’autres dignitaires du Mouridisme, le 11 novembre 1902.

En Juin 1903, il se soumettra à une seconde déportation vers les hostiles plaines désertiques de  Mauritanie, d’où il reviendra  5 ans plus tard . Son aura n’en sera que croissante comme le nombre de centaines de milliers de ses disciples, à qui il saura imposer en toute circonstance, la tolérance et la non-violence.

Il n’ y a pas une seule ligne de la littérature coloniale ou d’archive qui fait état d’une défaillance de Cheikh Ahmadou Bamba.  C’est cet homme multidimensionnel qui a permis d’éviter la dévaluation du franc français en 1926. A cet effet, il a fait débloquer sur fonds propres, l’équivalent du budget du Sénégal.  Par l’entremise de son cadet, Thierno Birahim MBACKE, la somme fut remise aux représentants de la  France.

Aujourd’hui Touba la ville qu’il a fondé, à la fin du 19ème siècle, représente un pilier  important et crescendo de l’activité économique du pays.

Les apprentis pyromanes de la rédaction de J.A. devraient interroger l’histoire de Louis Mouttet, le Gouverneur par interim, qui a signé la minute du Conseil privé et inique du 05 septembre 1895. Avec son collaborateur Leclerc, il est directement impliqué dans la déportation de Xadim Rassoul au Gabon.
Durant l’hivernage de 1895, Mouttet avait multiplié et précipité les manoeuvres contre le vénéré  Ahmadou Bamba. Moins de sept ans plus tard, en poste en Martinique il périra de ses brûlures du 3ème degré et de défaillance multisystémique en minimisant  l’éruption du  Volcan Pélée. La négligence de cet ex- flibustier de la colonie sénégalaise aura coûter la vie à 28000 personnes , le 8 mai 1902, à Saint- Pierre de Martinique.

A 44 ans, il emportera, les secrets de ses funestes desseins, qui avaient sous-tendus ses agissements, depuis le début de sa carrière en métropole.
Sa plume spécieusement affûtée a d’ailleurs failli coûté la vie au Bourba Djoloff Samba Laobé Penda Ndiaye. Avec perfidie, il réussira à le faire exiler dès janvier 1896, au Gabon.
La rédaction du journal J.A.  n’aura aucune peine à retrouver les détails de la dernière étape administrative de Mouttet louis, un dénégateur qui avait bien connu le Cheikh.

Par contre, même pour les historiens, ce n’est pas une sinécure de savoir qu’est devenu le commandant Leclerc. C’est sous son autorité  que 150 hommes armés étaient à la manoeuvre ce samedi 10 août à Djewol, pour l’arrestation d’un honorable Cheikh non armé. Ce commandant est retourné dans l’anonymat pour l’éternité, par la grande et obscure porte , comme cela lui avait été prédit par Borom Touba.
Aujourd’hui encore, malgré des efforts de recherche, son simple prénom est difficile à préciser pour 99,99 % de ses compatriotes.

Nous, nous savons ce qu’il en est de Borom Touba,  Cheikhul Xadim Rassoulilah ( SAWS ) aux grades inégalables et pourvoyeur de grâces insondables.

Rendons grâce à l’Omnipotent.

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