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Apurement de la dette des producteurs du bassin de l’Anambé: Dr Papa Abdoulaye Seck dit niet

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Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, a révélé vendredi dernier, lors d’un forum, que le Sénégal ne peut pas cette année éponger la dette des producteurs, comme cela a été le cas l’année dernière.

Lors de ce face-à-face, les producteurs du bassin de l’Anambé ont étalé devant le ministre leurs difficultés dont la vétusté des infrastructures, le réseau d’irrigation complètement dégradé, les parcelles dégradées et emboisées faute d’exploitation. Prenant la parole, le Dr Papa Abdoulaye Seck s’est voulu rassurant. « Le gouvernement, dans son programme annuel de recherches de semences certifiées, a injecté cinq (5) milliards de nos francs pour les semences », a-t-il annoncé, avant de révéler que « trois (3) tracteurs, trois (3) moissonneuses-batteuses, 15 motoculteurs, 15 batteuses, 15 motofaucheuses, 15 décortiqueuses sont arrivés au Port Autonome de Dakar ».

Dans le cadre de la disponibilité du matériel agricole, le ministre a indiqué que « 3 180 hectares seront réhabilités, 200 hectares aménagés. Un milliard de francs CFA est disponible pour augmenter les aménagements, 300 milliards de nos francs sont destinés à l’achat de petits matériels agricoles ». Il a aussi souligné que «l’Etat a apporté son soutien pour fortifier le développement rizicole. Il y a un projet de 20 milliards de francs CFA financé par la Banque mondiale (Bm) et destinés au domaine agricole et à la réalisation d’infrastructures routières, notamment des pistes de production ».

Par contre, le ministre a dit aux producteurs que le gouvernement ne peut pas éponger les dettes des producteurs de cette année. Car, l’année dernière, l’Etat avait épongé un reliquat de 14 millions de francs CFA. «Cette année, vous voulez la même chose. Sachez que cela est impossible. Car, le gouvernement n’est pas à mesure de vous aider. L’Etat ne peut faire que ce qu’il est capable de faire. Il n’y a pas un seul gouvernement en Afrique qui est prêt à le faire », a-t-il souligné. En ce qui concerne le problème de l’usine qui a été vendue à un privé, Papa Abdoulaye Seck s’est voulu formel, en signifiant aux producteurs que l’Etat ne peut pas reprendre une « usine déjà rétrocédée à une tierce personne ».

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