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Awa Marie Coll Seck liste les défaillances qui affectent l’évolution du système sanitaire

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La ministre de la Santé et de l’Action sociale Pr Awa Marie Coll Seck a relevé lundi les progrès mais aussi plusieurs obstacles qui entravent le bon fonctionnement des structures de santé au Sénégal en citant entre autres le problème de l’accès.

 »La mise en œuvre des différents programmes et projets du ministère de la Santé ces dernières années (…) a contribué de manière significative à l’amélioration de l’état de santé des populations’’, a souligné Mme Seck qui présidait les travaux de la réunion du Comité interne de suivi (CIS) du Plan national du développement sanitaire (PNDS).

 »Mais force est de reconnaître, a poursuivi la ministre, que malgré les performances réalisées et les efforts déployés au plan des investissements et de l’amélioration du fonctionnement des établissements sanitaires, l’évolution du système de santé de notre pays n’a pas, jusqu’ici, favorisé l’équité dans l’accès aux soins ».

Devant plusieurs directeurs d’hôpitaux, des partenaires techniques au développement, des représentants d’autres ministères et différents acteurs sociaux, Awa Marie Coll Seck a rappelé les différentes initiatives prises par les autorités actuelles pour la prise en charge sanitaire des populations, mais aussi déploré certaines insuffisances qui continuent d’affecter le secteur.

‘’A l’absence d’équité dans l’évolution de notre système sanitaire, s’ajoutent la mauvaise qualité des services d’accueil et d’urgence, la faiblesse du plateau technique des structures de référence, le surendettement des hôpitaux’’, a-t-elle relevé lors de la cérémonie d’ouverture de cette réunion.

Elle a mis en exergue ‘’l’insuffisance en nombre et en qualité des personnels de santé et leur inégale répartition sur le territoire national, et enfin la faible impulsion de la collaboration multisectorielle’’.

Devant un parterre de responsables de structures publiques de santé, la ministre de la Santé a invité les différents acteurs à une plus ‘’grande attention’’ dans les services d’urgences.

‘’J’invite tous les agents, tous les directeurs à être plus regardants sur les cas d’urgence. Nous n’avons pas besoin que la presse nous rappelle notre devoir en faisant relater souvent des décès liés à un défaut de prise en charge dans les urgences. Il nous faut sauter cette étape en étant beaucoup plus regardants’’, a insisté Awa Marie Coll Seck.

Cette réunion de deux jours entre dans le cadre de la concertation et de la coordination entre les acteurs du ministère de la Santé et de l’Action Sociale.

La présentation de la matrice intégrée de suivi des recommandations sectorielles, la présentation des résultats de la mission conjointe de supervision tenue du 24 au 28 novembre 2014 dans les régions de Kaffrine, Louga et Saint Louis et le niveau d’exécution des recommandations ont occupé une bonne partie des débats.

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