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Bara Ndiaye nommé administrateur de la maison de le presse: Le Synpics boude la demeure et tacle Macky

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La maison de la presse a été acquise de haute lutte. Et pourtant aujourd’hui ceux grâce à qui et au nom de qui elle a été construite décident de la bouder. La faute, selon le synpics, à un président de la République qui a pris un fidèle de son parti en l’occurrence Bara Ndiaye, comme administrateur.

La maison de la presse a un administrateur depuis hier en la personne de Bara Ndiaye. Mais le syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Synpics) ne se retrouve pas dans cette nomination. D’où son refus d’avoir un quelconque appartement dans ladite maison. Opposé à la nomination de toute personne colorée politiquement comme administrateur, le Synpics dénonce vigoureusement qu’un militant du parti au pouvoir en soit le responsable désigné. ‘’Nous contestons et nous continuerons à contester.

Cette maison est le symbole de la liberté de la presse. Les pouvoirs publics ont fait ce qu’ils voulaient. Il y avait une vision quand cette maison a été construite. Il faut demander à Abdoulaye Wade qui est un témoin vivant. Il y a eu un conseil d’administration qui n’a jamais fonctionné. En voilà une décision regrettable. Le parti a pris le dessus sur la patrie’’, dénonce un Ibrahima Khaliloulah Ndiaye amer. De ce fait, il n’est pas question pour le syndicat d’être associé à cette forfaiture. ‘’ Nous ne siégerons pas. Et nous allons sensibiliser les confrères pour qu’ils n’y aillent pas’’, promet-il.

Le secrétaire général du Synpics et ses camarades ne sont pas les seuls à déplorer une telle décision. En l’absence d’une position du Conseil des éditeurs et diffuseurs de presse du Sénégal (Cedeps), une organisation dont il est le patron, Madiambal Diagne a donné un point de vue personnel. ‘’J’ai toujours décrié l’opération qui consiste à dévoyer la maison de presse de sa mission. Quand l’Agence de presse sénégalaise (Aps) y a été logée à titre provisoire dit-on, j’ai dit que ce provisoire risque d’être définitif. Il y avait aussi d’autres institutions de service public comme le ministère de la communication. J’avais mis en garde les acteurs de la presse. Mais les gens s’étaient montrés assez soumis à l’époque’’, tient-il à rappeler. Pour cette raison, estime-t-il, aujourd’hui que le mal est fait, la presse n’a qu’à s’en prendre à elle-même.

Lors de son installation hier, Bara Ndiaye a invité ses ‘’confères’’ à dépasser les débats de personne pour s’occuper des préoccupations de la presse. Son grand frère du Synpics refuse de polémiquer avec lui. ‘’Bara est un frère, je n’ai rien contre sa personne. Il faut qu’il comprenne que le combat que nous menons est un combat de principe.

Ce n’est pas un débat de personne’’. Aujourd’hui le Synpics encaisse le coup difficilement. Surtout que quant le syndicat des professionnels de l’information et de la communication se battait, ‘’Macky n’était pas président, Bara n’était même pas étudiant’’. Le détournement ayant déjà lieu, Khaliloulah rebaptise le désormais ex-joyeux de la presse. ‘’Il vaut mieux l’appeler la maison de Macky, ou la maison de Bara ou même la maison de l’APR (Alliance pour la République, parti présidentiel)’’.

Plutôt les patrons de presse que les journalistes

Par ailleurs, le syndicaliste en chef du Synpics estime que cela n’est que la énième forfaiture. Du temps de Wade, le code de la presse a au moins été soumis à l’Assemblée nationale qui l’a rejetée. Depuis que Macky est au pouvoir, le texte n’est jamais retourné l’hémicycle. ‘’A chaque fois qu’il a une audience internationale, il proclame ses bonnes intentions. Il déclare toujours que le code sera voté, mais rien’’, s’offusque Ibrahima Khaliloulah Ndiaye.

Qui s’empresse d’ajouter : ‘’Des licenciements abusifs, des arriérés et retards de salaire sont noté dans la presse, mais le chef de l’Etat continue à donner son onction aux patrons de presse avec une aide dont bénéficient ceux qui ne remplissent pas les critères. Il y a également l’amnistie fiscale accordée sans aucun préalable. Bref, les ruptures attendues n’ont pas eu lieu et le président se montre plus sensible à la situation des patrons de presse qu’aux journalistes’’.

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