Birima Mangara, le bouclier séculaire – Banzaï vers le palais de la République ?

= 19142

“Ma candidature est celle du Kiraay, le bouclier protecteur, car nos jeunes, nos femmes et nos jeunes filles, les personnes dites du troisième âge ont besoin de la protection de la puissance publique”.

Sans aucun doute, Birima Mangara s’impose comme le porte-étendard de l’espoir du Sénégal, avec confiance.
Dans cette interview accordée au journal Le Devoir, M. Mangara dévoile son ambition de participer activement à la construction du Sénégal dans son évolution.
Il prône l’union, la démocratie et le progrès (UDP) en tant que symbole sous le slogan «Andaat Défar Sénégal“. Banzaï, Samouraï !

Après un long service à l’État dans l’ombre ou à un poste de ministre technocratique (le budget), c’est le retour au devant de la scène publique pour le dernier combat du Samouraï pour vous ?

Je m’honore de mon long parcours au sein de l’État, à diverses échelles et d’être, sans fausse modestie, un commis sous le rang du service public dans le culte de l’intérêt général. Surtout lorsqu’un tel cheminement se boucle dans ce grand corps, l’Inspection générale d’État, où je rappelle qu’il y est d’ailleurs interdit toute appartenance à une organisation privée, même associative, qu’elle soit politique ou non. C’est pourquoi je suis resté un homme de l’ombre, hors la scène politique.

Vous me dites ” technocrate » en tant qu’ancien ministre du Budget : si j’ai été un “technocrate” de par le nom de la fonction, j’ai été un acteur dans l’opérationnalisation d’une vision politique et des politiques publiques subséquentes.
En ce moment, la fonction technique de ministre de Budget est toujours sensible à ce que l’essentiel du budget de l’État soit dévolu, sur la seule et dernière orientation ou décision du président de la République, aux causes prioritaires et aux investissements qu’il fallait faire en direction de notre premier actif national, c’est-à-dire le capital humain ; elle a en définitive une essence politique. En constatant sur le terrain les impacts et les effets de ces politiques publiques, avec des fonctionnaires loyaux à l’État et très compétents du ministère, à tous les niveaux, nous avions donc à cœur de toujours fournir au chef de l’État des éléments pertinents d’aide aux arbitrages.

Oui, je reviens sous les lumières de la scène politique après quatre ans d’absence du gouvernement de la République, et quelques mois de maturation de notre projet politique pour 2024. Le Sénégal est à la croisée des chemins et chaque citoyen a le devoir de prendre ses responsabilités.

Dernier combat du Samouraï ?
En effet, dernier combat politique avant longtemps, si notre coalition gagne comme je l’escompte bien, en février 2024, par la grâce divine et la volonté des votes de mes compatriotes. Mais combattant au-devant de la scène, pour l’horizon des quinze prochaines années, si Dieu nous prête vie, je suis décidé à l’être et à le demeurer. Quel que soit le résultat au soir du 25 février 2024. Quand il y a la vie, il y a forcément des combats qu’appelle le devoir envers la Nation et la République.

Quel est votre projet de société ?

Je donnerais corps, dans mes choix politiques et dans son opérationnalisation, à notre devise “Un Peuple-Un but-Une foi” car un pays ne doit jamais renoncer ou cracher sur son histoire.

Notre projet reste une réponse à la situation sociale, économique, politique du Sénégal et tient en un seul mot : ramener dans la vie de tous les Sénégalais, comme focus et boussole, la valeur-travail, comme sacerdoce, l’ancrer dans leurs cœurs et leurs esprits, comme horizon de notre vivre-ensemble et comme bouclier, kiraay, de protection de la dignité de tous et de chacun. Il s’agit de co-construire le Sénégal dans le progrès et en faire un pays en progrès, en bandoulière, sa culture dans sa diversité, gages des conditions d’épanouissement du Peuple dans son identité remarquable.

Amener cette valeur-travail-là dans l’approche d’optimisation du service aux usagers que donnent les administrations publiques et les collectivités territoriales auxquelles, du reste, nous comptons donner un nouveau souffle dès les premiers cent jours inchallah. Faire en sorte que le travail, comme mystique, soit une chaîne de solidarité intergénérationnelle, où les plus âgés ne cèdent leur place aux plus jeunes générations que pour mieux les accompagner à devenir plus compétentes, pour une productivité accrue de notre capital humain et de notre économie nationale.

Ce But exige la stabilité de notre pays, le fonctionnement normal des institutions, dans le cadre du respect strict des pouvoirs, d’engager les grandes réformes de l’État dont ce pays a besoin, en termes d’atténuation de l’hyper-présidentialisme, de renforcer le pouvoir judiciaire, car une bonne distribution du service public de la justice constitue la clé de voûte de la pérennité de la paix sociale, du renforcement de la démocratie et de la modernisation de l’Administration.

En quoi ce projet diffère-t-il de celui des autres ?

Notre programme est d’abord celui du bon sens paysan, en plaçant le secteur primaire au cœur des politiques publiques, c’est-à-dire le secteur qui emploie le plus de bras valides au Sénégal, et même dans toute l’Afrique de l’Ouest.

Ce projet est différent et disruptif car il fixera nos compatriotes dans leurs terroirs, par une meilleure qualité de vie, pour qu’ils y développent l’agriculture, l’élevage et la pêche qui nourrissent les Sénégalais et amortissent la vie chère. Avec une agriculture mécanisée, outillée par la recherche et la technologie, pourvue en sources d’eau autres que la pluie des quatre mois d’hivernage, une agriculture qui ne sera plus uniquement de type productiviste mais connectée à l’agro-business et à l’agro-alimentaire, soutenue par une transformation industrielle des produits de la terre qui en révèle la vraie valeur ajoutée, dans des circuits courts du producteur au consommateur, pour des revenus accrus des paysans. Et à ces compatriotes des terroirs, nous apporterons, sous mon futur magistère, inchallah, les commodités humaines de base que sont l’école sans abris provisoires indécents, l’électricité et le numérique grâce à un cloud de dimension nationale, l’eau potable, la prise en compte de l’éco-environnement, la santé avec la disponibilité de médecins, infirmiers, sages-femmes, gynécologues qui ne doivent pas être une espèce en voie de disparition dans les communes rurales, l’accès aux financements des activités génératrices de revenus mais aussi les loisirs, l’éducation aux pratiques culturelles et sportives, qui font de notre temps libre un temps de qualité de transmission et de partage des savoirs et savoir-être.

Insistant sur la politique énergétique, notre programme vise à consacrer au moins sept cents (700) milliards de francs par an attendu des recettes du pétrole et du gaz, pour le basculement au mix-énergétique dans tout le pays, en lieu et place de l’électricité produite par la combustion du charbon et du pétrole. Passage au tout solaire du pays qui servira aussi l’hydraulique par les pompes solaires, des canaux d’irrigation avec aspersion des plantations par énergie solaire, notamment.

Spécifiquement, le sport sera doté d’un cadre juridique nouveau par la modernisation de ses textes épars et dépassés, par l’érection d’un Code du sport dont l’impact majeur sera d’assurer le financement hors budget de l’État, en règle générale, de toutes les disciplines sportives.

Il met le cap aussi sur une gestion juste et équitable de nos ressources naturelles au sens large. Bien entendu, le lit de toutes ces ambitions est de travailler à la paix sociale, au-delà, à la cohésion nationale pour un même But, de renforcer la sécurité du Sénégal, dans un contexte de menaces ou de périls multiformes.

La société sénégalaise a-t-elle connu une différence entre le moment où vous étiez aux affaires qui nécessite une candidature comme la vôtre ?

Notre société, j’en suis issu, et je ne renie donc aucune de ses valeurs. Valeurs très positives. Sauf, par exemple, ces pratiques traditionnelles néfastes dont il faut avoir le courage de s’en défaire comme par exemple les mutilations génitales féminines. Au total, l’adage, consacre que “ toute société a les dirigeants qu’elle mérite“. Aussi, en février 2024, ai-je retenu donc que, oui, si le Sénégal et les Sénégalais m’élisent, ils auraient un président de la République qui saura bien tenir le flambeau, en maintenant le pays ancré dans ses valeurs de jom, de fula, de solidarité ou dimbeuleunté tout en le projetant dans le futur grâce à une administration 3.0 pour oblitérer les dysfonctionnements et en ouvrant notre pays aux partenariats gagnant-gagnant, avec un positionnement géo-stratégique du Sénégal dans un monde multipolaire, en mettant en avant le principe de la primauté des intérêts nationaux.

Ma candidature est celle du Kiraay, le bouclier protecteur, car nos jeunes, nos femmes et nos jeunes filles, les personnes dites du troisième âge ont besoin de la protection de la puissance publique. Le levier social est l’inclusion de tous les citoyens, des couches vulnérables, particulièrement des personnes atteintes de handicap.

Nos jeunes en âge de travailler et adultes actifs ont aussi besoin de Kiraay contre le miroir aux alouettes de l’émigration clandestine dangereuse, vers des Eldorados qui ne le sont que de nom. La création d’emplois d’entrepreneurs primaires, avec un mode novateur de financement, la politique industrielle, seront une réponse adéquate à leur désespoir par une offre massive d’emplois. Je pense aussi à ce que j’appelle les travailleurs de plateforme (livreurs, chauffeurs Ila Touba ou, d’ailleurs, les femmes de ménage, etc) qui ont besoin d’une législation appropriée et contemporaine pour de meilleures conditions de travail. Au-delà, parmi les réformes de l’État, figure en bonne place celle du Code du travail pour moins de précarité de l’emploi, au nom d’un doing-business, qui a certes des talents à certains égards mais que les bien-penseurs ne s’appliquent toujours pas dans leurs pays dans toute sa rigueur.

Ramenons l’espérance et la confiance en ce pays, restons-y, travaillons, y compris avec l’aide de ceux qui sont déjà partis, la Diaspora sénégalaise, dont les transferts d’argent au pays sont plus importants que l’aide publique au développement et les investissements directs étrangers (IDE). Je suis définitivement et résolument « le candidat des réformes qui restaurent la Foi en notre pays »

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *