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Casamance: des exploitants forestiers enlevés par une bande armée.

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Des exploitants forestiers sont retenus depuis mercredi en Casamance, région du sud du Sénégal, par des trafiquants de bois constitués en bande armée, a appris vendredi l’AFP de sources militaire et administrative.
Un responsable de l’armée dans la zone a parlé de quatre employés d’une scierie locale enlevés dans la forêt de Sansamba, à l’ouest de Kolda, une des principales villes de la Casamance, tandis qu’une autorité administrative locale a évoqué plusieurs otages, sans préciser de nombre.
Selon le responsable militaire joint de Kolda, les ravisseurs sont dirigés par un ancien employé de la scierie devenu trafiquant de bois et ne semblent pas avoir de lien avec le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), rébellion indépendantiste active depuis 1982.
Des médias locaux, ayant rapporté les enlèvements, croyaient cependant savoir que les otages étaient aux mains d’hommes du mouvement rebelle, divisé en plusieurs factions politiques et militaires dont les rivalités compliquent les tentatives de règlement du conflit.
« Le mode opératoire des éléments du MFDC n’est pas le même que celui des ravisseurs », menés par un homme originaire de Diango, localité où se trouve la scierie, a expliqué la source militaire.
Des informations de presse ont évoqué entre trois et quinze personnes enlevées dans la forêt de Sansamba.
« A notre niveau, pour l’instant nous pensons que les otages seraient tout au plus au nombre de quatre », a précisé la source militaire.
Selon cette source, le chef de la bande a exigé du propriétaire de la scierie le paiement d’une rançon: « Il réclamait au départ 10 millions de FCFA, il est passé à 5 millions puis à 700.000 FCFA (de plus de 15.000 à 7.600 puis à 1.000 euros) ».
La source administrative a de son côté indiqué que tout était mis en oeuvre par les autorités locales et la gendarmerie pour obtenir la libération des otages, sans plus de détails.
Selon la radio privée RFM, depuis les enlèvements, l’armée et la gendarmerie ratissaient dans la forêt de Sansamba.
Jusqu’à vendredi soir, aucun commentaire n’avait pu être obtenu auprès de la Direction de l’information et des relations publiques de l’armée à Dakar, un de ses responsables assurant être toujours dans l’attente de « rapports du terrain ».
La Casamance est dotée d’immenses ressources naturelles dont de nombreuses forêts denses où, selon des sources concordantes, sont installées de nombreuses scieries clandestines.
Des trafiquants de bois y opèrent, profitant du climat d’insécurité créé par le conflit, qui a fait de très nombreuses victimes, notamment de mines anti-personnel, même si aucun bilan précis n’est disponible.

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