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Charlie hebdo a semé la haine et a récolté le chaos.

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12 morts et 229 blessés lors des manifestations  contre le film américain « l’innocence des musulmans » le 21 septembre 2012 ; 12 morts et 11 blessés dans l’attaque du journal Charlie hebdo. Le premier drame, plus grave, n’a pourtant pas suscité autant d’émoi que le second. Après tout, il se passait  très loin, au Pakistan, un pays musulman réfractaire au modèle occidental si parfait. En cherchant bien on aurait certainement trouvé d’autres morts et d’autres blessés ailleurs dans le monde musulman.

Et pourtant tous ces morts ont en commun d’être les victimes d’individus qui ne croient en rien, qui ne respectent rien et qui ont fait du vulgaire, de l’offense un moyen de gagner leur vie sous le couvert respectable de la liberté d’expression.

Le but de la comparaison n’est pas de tenir une comptabilité des morts musulmans et non musulmans mais plutôt de montrer qu’une plume ou une pellicule mal intentionnée peut faire plus de victimes que deux fusils d’assaut. Les terroristes ne sont pas forcément ceux qu’on nous pousse à regarder, ceux qu’on nous désigne. Le petit Robert définit, entre autres, le mot terroriste comme un adjectif signifiant « Qui terrorise, qui cherche à rallier par la menace, le mépris. Écrivain, article terroriste ». Qui a été à l’origine de la terreur qui, le 21 septembre 2012, a poussé la France à fermer pratiquement toutes ses représentations diplomatiques et écoles un peu partout dans le monde musulman ? Charlie hebdo et ses caricatures. Qui est à l’origine du drame du 7 janvier 2015 ? Charlie hebdo et ses caricatures.

Charlie hebdo qui dit pratiquer un « journalisme guerrier » a choisi de faire de la plume une arme. Et ceux qui « régnaient » par leurs armes sont morts par les armes.

Que ceux qui pensent que la réaction est démesurée, disproportionnée par rapport à l’offense m’expliquent.

Quel individu ou quel groupe d’individus peut s’arroger le droit de définir la norme (échelle graduée) des offenses, la norme de l’émotivité (l’émotion que doit susciter chaque degré ou niveau d’offense) et enfin l’éventail de réactions politiquement correctes qui sied ?

Au nom de quoi l’offensant indiquerait-il à l’offensé la réaction qu’il doit avoir ?

Combien aujourd’hui parmi ceux qui se disent « Charlie » en Occident auraient apprécié au lendemain du drame de voir à la Une d’un journal une caricature, dans le plus pur style de Charlie Hebdo, de Hollande, le pantalon baissé, en train de se faire sodomiser par un individu enturbanné, tenant une kalachnikov dans une main et faisant un V de la victoire de l’autre ? Combien auraient vanté la finesse du trait de l’auteur ou l’a- propos, la pertinence de la caricature ?

Et pourtant le Prophète (PSL) tient dans le cœur de tout musulman sincère une place que ne tiendra jamais un président et tout ce qu’il représente dans le cœur du plus républicain des français.

Alors RESPECT !!!

« Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue » (Albert EINSTEIN). Que ceux qui ont décidé de continuer à caricaturer le Prophète (PSL) au nom de leur liberté d’expression aient l’honnêteté de concéder à ceux qui se sentiront offensés leur liberté de réaction.

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