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La caravane de visite des chantiers du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a été bouclée hier, mardi 13 octobre, par l’étape de l’université Gaston Berger de Saint Louis. Le rythme des travaux de construction des infrastructures sociale et pédagogique relève une satisfaction de la part des autorités. Toutefois, les conditions sociales restent latentes avec notamment un nombre exorbitant des étudiants.
“Le rythme d’avancement des travaux des bâtiments est satisfaisant. Nous avons simplement besoin d’un petit coup d’accélérateur pour pouvoir réceptionner l’essentiel des salles de cours d’ici à fin novembre”. En parlant ainsi, le Recteur de l’université Gaston Berger de Saint Louis se réjouit de l’état d’avancement des constructions d’infrastructures sociale et pédagogique.
Baye Abdallah Kane accueillait hier, mardi, la dernière étape de la tournée nationale de visite des grands chantiers de l’Enseignement supérieur qui nous avait amené à Ziguinchor, Kolda, Diourbel, Bambey et Thiès.
“Quatre salles de classes sur 16 ont été livrées. L’entrepreneur attend la signature de l’avenant pour finir les 12 salles restantes. La direction de la construction est en train de travailler sur le plan de modification de l’UGB2 qui abrite 15 salles de classes, 4 laboratoires, des salles d’informatique”, a souligné le Recteur.
Non sans relever pour le déplorer que “l’augmentation de la capacité d’accueil par le Crous reste encore une préoccupation”.
Malgré des efforts importants consentis, la construction d’un château d’eau de grande capacité pour pallier les problèmes de pression liés aux extensions de l’université et le réseau routier constituent encore un problème pour améliorer le cadre de vie de l’université. Le représentant des étudiants, Mouhamed Seck, va dans le même sens en déclarant que “la capacité d’accueil de l’université est largement inférieure au nombre exorbitant des étudiants”. Par conséquent, indique-t-il, “ils nous arrivent de faire cours dans les jardins. Les étudiants de la section Communication L2 et L3 tiennent les cours à 12h sans avoir la possibilité d’aller au restaurant. Le manque d’infrastructures est la cause principale”. Et d’ajouter : “nous avons le regret de vous dire que le centre médical est malade”.
Mary Teuw Niane veut une dynamique autour des projets
Face à ces problèmes qui impactent sur les résultats des étudiants et les performances de l’université, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche exhorte tous les acteurs à une dynamique autour des projets. Mary TeuwNiane insiste sur l’urgence d’élargir la “carte universitaire pour permettre aux nouveaux bacheliers de trouver les meilleures conditions d’apprentissage”.
Pour cela, il déclare : “il nous faut une dynamique pour les projets. Joignons nos efforts pour bâtir l’Enseignement supérieur”.
Première évaluation du CDP : UBG au rouge
Dans le cadre des Contrats de performance initiés par la Banque mondiale et signés entre les universités publiques et le ministère de l’Enseignement supérieur, il faut relever que les indicateurs de performance de l’université Gaston Berger sont au rouge pour la première évaluation.
Toutefois entre décembre 2014 et octobre 2015, la Banque mondiale, selon le Recteur, a marqué son enthousiasme avec “l’inversion totale des indicateurs de performance de l’UGB. Plus de 75% des indicateurs de performance ont été atteints alors que la prochaine évaluation doit intervenir au mois de décembre”.