});












Coopération avec le Sénégal : Et maintenant la culture chinoise.

= 602

La Chine va construire un centre culturel chinois au Sénégal. Un pion de plus dans les liens avec le Sénégal, peut-être au détriment de la France ?

«On n’a pas du tout peur de cela. On n’est pas dans une logique de concurrence avec la Chine, mais plutôt dans une logique de complémentarité. La France ne fait pas du tout la majorité de l’aide au Sénégal, parce que le Sénégal a de nombreux partenaires au développement, même si nous sommes le premier partenaire. Mais nous sommes très minoritaires si l’on prend le volume global, parce que le Sénégal a des dizaines de partenaires. Et le fait que des pays émergents comme la Chine, le Brésil et d’autres s’intéressent au Sénégal est assez récent. Cela fait des décennies qu’on est actif au Sénégal. On n’est pas dans une logique de concurrence, au contraire, plus nous sommes nombreux à aider le Sénégal, mieux c’est pour ce pays et cela permet au Sénégal de se développer, aux partenaires de se spécialiser. C’est une opération gagnant-gagnant ». L’ex Ambassadeur de France au Sénégal, Nicolas Normand a beau joué la carte diplomatique, mais la réalité est que la Chine s’impose de plus en plus comme un partenaire privilégié du Sénégal. Et maintenant, c’est dans la culture qu’elle s’investit. Après la construction Grand théâtre de Dakar, la Chine vient de signer un mémorandum pour l’établissement d’un centre culturel chinois à Dakar. La France tient son Centre culturel devenu Institut Français, la Chine aussi. «C’est un nouveau jalon dans le cadre de nos échanges culturels. Un endroit de dialogue interculturel et non un outil qui assurera une quelconque prédominance culturelle », a déclaré M. Xia Huang, l’ambassadeur de Chine au Sénégal.

Cette bataille culturelle n’est qu’une partie de la guerre froide. Pour rappel, au sortir de son voyage en Chine, le Chef de l’Etat du Sénégal avait reçu des promesses de financements de projets à hauteur de 2500 milliards, quelques jours plus tard, la France et ses bailleurs promettaient de financer des projets de développement à hauteur de 3 000 milliards de Fcfa. Le pragmatisme chinois va-t-il encore prendre le dessus sur les lenteurs liées aux procédures de décaissement des occidentaux, notamment la Banque mondiale ? Quoi qu’il en soit, ceux qui voyaient en l’Afrique la terre de l’avenir n’ont pas du tout tort.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.