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«Délestés» de leurs droits : 600 agents de la Senelec réclament justice

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C’est unis comme un seul homme, que les travailleurs venus de tous les coins de la région se sont retrouvés à la bourse du travail de Saint-Louis pour écouter leurs responsables venus les informer de la situation. Selon Moussa Sow, mandataire syndical de la Cnts, qui conduisait la délégation, la mission avait pour principal but d’informer et de sensibiliser les membres du syndicat et l’opinion de façon générale sur la situation que traversent les prestataires de service à la Senelec, encore appelés temporaires. Ces travailleurs, a-t-il expliqué, sont utilisés depuis plus de dix ou quinze ans par la Senelec qui «n’a aujourd’hui, aucune considération à leur égard comparés aux autres travailleurs permanents de la boîte.»

Se sentant défavorisés par cette situation par rapport à leurs camarades qui font le même travail, ces travailleurs qui se sont rapprochés de la direction de la Senelec n’ont pas été reconnus par cette dernière, comme des travailleurs au même titre que tous les autres. Pour faire prévaloir leurs droits, ils se sont retournés vers les syndicats de la boîte pour s’y affilier, mais ces derniers également leur ont opposé un niet catégorique. Dos au mur, parce que n’ayant plus d’autres solutions, ces agents au nombre de 600 au niveau national et qui ne bénéficient pas de la prime d’ancienneté, ni de leurs cotisations au niveau des institutions sociales, ont donc décidé selon Moussa Sow, de créer leur propre syndicat dénommé Union des travailleurs des syndicats de l’électricité (Utse) avec le soutien de Mody Guiro.
Non contente de cet acte posé, la Senelec a décidé en représailles, de licencier le Secrétaire général dudit syndicat ainsi qu’un autre de ses responsables dont le seul tort a été d’avoir fait partie d’une délégation qui a rencontré le chef de l’Etat à Ziguinchor. Ces deux agents seront cependant repris après l’intervention de Mody Guiro de la Cnts.
Saisie de cette affaire, l’inspection du travail a cherché, selon M. Sow, à trouver une solution mais à chaque fois, toutes ses tentatives ont été sabordées par la Senelec qui cherche à mettre en place des prestataires de service pour ensuite demander aux travailleurs de s’y affilier ou de créer des Gie, ce que ces derniers ont refusé.
D’après leurs responsables, ces travailleurs exigent une harmonisation des salaires avec effet rétroactif et le respect de tous leurs droits en tant que travailleurs notamment le paiement de leurs droits de congé et le versement de leurs allocations dans les institutions sociales.
Ils ont d’ailleurs invité le chef de l’Etat et toutes les bonnes volontés à tout mettre en œuvre pour que la Senelec respecte pour de bon le droit de tous ses travailleurs.

Le Quotidien

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