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Délinquance au ministère de la Justice, Mimi Touré s’en démarque

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Le rapport d’audit l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) sur la gestion 2012 au ministère de la Justice révèle de graves manquements, relève Libération. Le journal note que des marchés passés par le Directeur de l’administration générale et de l’équipement (Dage) comportent des faits assez graves qui pourraient même conduire à l’ouverture d’une information judiciaire.  Les auditeurs ont noté des cas de fractionnement pour des dépenses de même nature qui ont fait l’objet de plusieurs marchés passés  par la procédure de Demande de renseignement de prix (Drp).
Il s’agit de la fourniture de bureau et consommables informatiques pour un montant cumulé de 36 540 465 FCFA, de travaux informatiques pour un montant cumulé de 27 509 340 FCFA et de la fourniture de matériels et mobiliers de bureau pour un montant cumulé de 122 543 118 FCFA.
La procédure d’appel d’offres ouvert portant sur l’achat de fourniture de bureau pour un montant de près de 13 millions de francs CFA reste une grosse nébuleuse. En plus des documents manquants, les auditeurs ont signalé le non respect du modèle de bordereau des quantités prévues par le dossier d’appel d’offres. D’autres faits délictuels ont été également notés dans le marché de 14, 9 millions francs CFA  pour la fourniture de 30 spilts au nouveau Palais de justice.
Mimi Touré s’en défend : « Je me suis  toujours gardée d’intervenir dans les procédures de passation des marchés »
Suite à la publication des audits de l’Armp sur la gestion 2012 au ministère de la Justice, l’ancienne garde des Sceaux Aminata Touré a publié une note à la presse pour s’expliquer sur ces manquements sous son magistère. Selon elle, le ministre n’est pas directement impliqué dans les détails de l’organistion d’un séminaire.Ci-dessous, Seneweb publie in  extenso sa mise au point.
La presse du 2 janvier 2014,  évoque  de supposés  « cafards »  du temps où je fus ministre de la Justice, Garde des Sceaux  portant sur un marché de 14,4 millions pour un séminaire de la CREI, avec la participation d’experts internationaux  faut-il préciser. IL est utile de préciser ce qui suit :
–       En tant que Ministre de la Justice, Garde des Sceaux,  je me suis  toujours gardée d’intervenir dans les procédures de passation des marchés du ministère gérées par des  professionnels qui connaissent leur métier. Pour information  juste de vos lecteurs, il faut souligner que le ministre de la Justice,  à l’instar des autres ministres, n’est pas impliqué dans les centaines de demandes de renseignement et de prix qui sont traitées routinièrement par les  agents des services financiers des ministères. Le ministre de la Justice ne saurait être directement impliqué dans les détails de l’organisation d’un séminaire.
–       Pour ce qui concerne le rapport de l’ARMP en question, j’en ai eu connaissance en même temps que tous les sénégalais lorsqu’il a été posté en ligne. Aussi n’ai-je pas eu l’opportunité d’apporter un avis contradictoire avant publication.
–    En tout état de cause, la mission de l’Agence de Régulation des Marchés Publics est à encourager et à soutenir car elle participe à renforcer notre État de droit. Toutefois, le recueil d’avis contradictoire doit être un principe essentiel dans la démarche. Et  surtout, l’exploitation des  rapports  de l’ARMP doit se faire de manière responsable afin de préserver l’honorabilité des citoyens.
–       A titre de rappel, il est bon de se souvenir également  qu’en son temps dans le cadre du recouvrement des  avoirs dus  à l’Etat,  ce n’est pas moins de 31 milliards de francs CFA entièrement traçables dans le Trésor public qui ont pu être reversés dans les  caisses de l’Etat grâce aux efforts conjugués à différents niveaux du ministère de la Justice, de l’Etat et des magistrats.
–       Enfin, je voudrais rappeler  que conformément aux objectifs de bonne gouvernance du  Président de la République Macky Sall,  dès ma nomination comme ministre de la Justice, j’ai volontairement effectué ma déclaration  de patrimoine  bien qu’aucune disposition légale ne m’y obligeât.  De la même manière, j’ai également volontairement déclaré à l’OFNAC mon patrimoine de sortie auquel j’ai ajouté le quitus  délivré par la Direction Générale des Impôts et des Domaines au titre du paiement de mes impôts  sur mes revenus fonciers.

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