});












Des syndicats d’enseignants réclament le respect es engagements pris par l’État

= 810

Des organisations syndicales d’enseignants ont organisé jeudi à Dakar une marche pour dénoncer le non-respect du protocole des accords de février 2014 par le gouvernement sénégalais, a constaté un reporter de l’APS.

Des syndicats d’enseignants notamment le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et du secondaire (CUSEMS), le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES) et le Grand cadre des syndicats d’enseignants avaient signé avec le gouvernement un protocole d’accord dans lequel l’Etat s’engageait à satisfaire leurs revendications.

Les points de revendication tournaient autour de l’accès au logement, l’augmentation des budgets, la prise en charge sanitaire et de meilleures conditions de travail en vue de favoriser des années scolaires apaisées.

Estimant que les échéances sont dépassées, les enseignants affiliés au Grand cadre, au CUSEMS et au SAES ont battu le macadam jeudi de la Faculté des sciences de l’éducation et de la formation (FASTEF, ex- Ecole normale supérieure), au rond -point Jet d’eau du quartier SICAP, pour dénoncer le non-respect des engagements par le gouvernement.

Ils ont démarré la marche vers 11 heures en brandissant une longue banderole tenue par des femmes pour réclamer ‘’la restauration de la dignité de l’enseignant et le respect des accords signés’’.

Escortés par les forces de police, les enseignants, repartis en une trentaine de rangées, ont longé l’avenue Bourguiba en scandant des slogans comme ‘’respectez les accords’’, amplifiés par un camion de sonorisation.

‘’Nous exigeons la matérialisation des mesures présidentielle’’, lit-on dans l’une d’elle. Sur une autre pancarte, il est écrit, ‘’non aux lenteurs administratives et oui au paiement des rappels des enseignants’’, pouvait-on lire sur des pancartes portés par les manifestants

Les autres messages portent sur ‘’la fin de la dévalorisation de l’enseignant et la fin du non-respect des accords, l’alignement de l’indemnité du logement’’.

La foule marche lentement s’arrêtant toutes les minutes pour donner la parole à un membre. Au niveau des intersections, les voitures sont arrêtées pendant des quarts d’heure pour laisser libre cours aux enseignants.

‘’Nous n’accepterons plus l’indignité. Nous ne demandons pas de quoi manger, mais la dignité élémentaire’’, a protesté le sociologue Malick Ndiaye, membre du SAES qui a marché avec sa toge universitaire de couleur jaune et noire.

Diama Séné Fall du CUSEEMS, vêtue de sa robe noire, a pour sa part déploré le non-respect des accords et les lenteurs administratives. ‘’Il arrive que des enseignant retraités restent plus de 6 mois sans salaires à cause de ces lenteurs’’, a encore dénoncé la syndicaliste.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *