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Djibril Dione sur la crédibilité budgétaire: ‘’On est à un niveau de soutenablité des dépenses publiques’’

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L’étude sur ‘’la crédibilité budgétaire 1993-2013’’, présentée hier par la direction de la prévision et des études économiques (DPEE), a montré que le budget du Sénégal est soutenable par rapport à la dépense publique.

L’évaluation de la ‘’crédibilité budgétaire 1993-2013’’, présentée hier par la direction de la prévision et des études économiques (DPEE), a permis de voir si les choix budgétaires faits par les autorités sur cette période ont été crédibles, au regard non seulement des acteurs locaux, mais également vis-à-vis des acteurs internationaux. Pour le Chef de la Division des études et de la politique économique de la (DPEE), Youssoupha Diagne qui a fait la présentation, le budget de l’Etat du Sénégal doit refléter fidèlement les orientations stratégiques et cela passe nécessairement par un réalisme dans les prévisions de recettes budgétaires et par une limitation des réaménagements budgétaires en cours d’année. ‘’Il faudrait également éviter de recourir aux financements anticipés par décrets d’avances.

Mais depuis quelque temps, le gouvernement ne fait plus de recours. Il faut aussi encourager l’utilisation des Cadres de dépenses à moyen terme (CDMT) et les Cadres de dépenses sectoriels à moyen terme (CDSMT) pour améliorer sensiblement la qualité des prévisions de dépenses et faciliter la programmation budgétaire’’, a dit M. Diagne. En outre, une rigueur s’impose dans le respect du calendrier budgétaire, selon lui. Car, bien que les lois de finances soient publiées sur les sites internet du ministère des Finances, une diffusion du processus d’établissement du budget depuis les orientations stratégiques jusqu’à l’exécution obligerait à respecter une certaine discipline.

Ces précisions faites, le directeur adjoint de la DPEE, Djibril Dione, a souligné que le budget est soutenable par rapport à la dépense publique. ‘’L’étude a montré qu’on est à un niveau de soutenablité des finances publiques. Mais, qui n’est pas assez élevé comparé à certains pays. Toutefois, il est soutenable, parce que, sur la période 93-2013, les analyses ont montré qu’une augmentation de 1% des dépenses budgétaires sont couvertes à hauteur de 0,57% des recettes budgétaires. C’est une performance comparée à des pays comme les USA qui sont presque à un même taux, et nous dépassons la France qui est dans l’ordre de 0,24% de couverture des dépenses par les recettes budgétaires additionnelles’’.

Concernant les prévisions de croissance pour 2015, le directeur adjoint de la DPEE a informé qu’ils sont encore dans le scenario officiel qui est conforme à la loi de finance initiale de 2015, à savoir une prévision de 5,4% au cours de l’année 2015. ‘’Les 7%, c’est une croissance moyenne sur la première phase de mise en œuvre du PSE, à savoir la période 2014-2018. On ne peut pas se lever et atteindre 7% en 2015, la croissance augmente graduellement jusqu’à atteindre une vitesse de croisière. Pour le moment, c’est 5,4% qui est retenu dans le cadre de la loi de finance et les révisions sont en cours pour avoir un nouveau cadrage macroéconomique’’, a-t-il précisé.

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