});












Emploi des jeunes : Promouvoir de nouveaux paradigmes

= 714

Emploi des jeunes, l’autre état d’urgence au Sénégal. Les politiques d’emploi de cette catégorie de la population initiées par les autorités étatiques jusqu’ici n’ont pas eu de résultats escomptés. La problématique a été tournée dans tous les sens. Que nenni ! Et attendre l’Etat pour obtenir de l’emploi, c’est comme si les jeunes se sont enchainés à avoir d’yeux que la fonction publique. Non, dira Ashoka Africa qui, à travers ses journées de réflexion qui ont démarré hier, vendredi, prône une nouvelle génération de jeunes solveurs de problèmes de la société par l’entreprenariat social.

« Sans se rendre là où les vaches s’abreuvent, on sait qu’il n’y a pas de gobelet ». Ce proverbe malien pourrait bien s’appliquer à la lancinante question de l’emploi des jeunes au Sénégal. Cette question tournée dans les solutions par les autorités étatiques et autres acteurs de développement, demeure toujours une équation à résoudre. Et ce n’est pas demain la veille pour voir le problème se résoudre, tellement les racines du mal sont profondes. Hier, vendredi 18 décembre, c’est l’organisation internationale, Ashoka Africa, qui s’y est mise pour apporter sa touche à cette problématique à travers ses journées de réflexion sur le thème : re-imaginer le changement dans l’Education et l’emploi des jeunes. C’est une lapalissade de dire que l’Etat ne peut pas tout résoudre. Mais les entreprises nationales ou internationales exigent des jeunes qualifiés, compétents et aptes à produire des résultats escomptés.

En tout cas, le président fondateur du Groupe Institut supérieur de Management (Ism) ne veut surtout pas attendre parler d’inadéquation entre formation et les besoins des entreprises. Pour Amadou Diaw, les jeunes doivent être entreprenant face aux dynamiques sociales où les métiers évoluent à une vitesse incroyable et les économies suivent ». Il s’agit pour lui de changer de paradigme en initiant aux jeunes non pas à chercher des emplois, mais d’avoir des atouts, des aptitudes à comprendre l’évolution du monde pour s’adapter à un environnement particulier ». Mamadou Moustapha Guirassy va plus loin en soulignant qu’il faut savoir chercher une adéquation entre le savoir à la conviction pour outiller les jeunes aux défis de leur environnement ».

Le président directeur général du groupe IAM invite les acteurs à avoir de la compassion à ces jeunes d’autant qu’ils ont été formés de façon très médiocre pendant 12 ans, avant d’entamer des études supérieures ».
La représentante d’Ashoka, Coumba Touré, dira à ce titre qu’il faut « activer ou réactiver le potentiel des jeunes pour l’auto-employabilité pour apporter des solutions aux défis quotidiens de leur communauté ».

La manifestation est axée, rappelons-le, autour de six panels, qui tenteront de discuter de divers aspects liés à l’éducation, à la formation mais aussi à la participation des jeunes, dans une perspective de changement et de transformation sociale, dans un monde en perpétuel mouvement.

Sud Quotidien

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *