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Exploitation du zircon de Niafrang : un jeune Casamançais lance un cri de cœur à ses frères

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Il est important que nos parents, nos frères reçoivent les bonnes informations sur l’exploitation du Zircon à Niafrang avant de prendre une quelconque position.
Chers frères Casamançais, il est clair que nous avons certes une région très riche en ressources naturelles : agricoles, halieutiques etc. Mais aussi un sous-sol très riche (pétrole, Zircon etc.). Il est donc de notre devoir de protéger la terre de notre ancêtre contre tout facteur nuisible à notre population et notre environnement. Mais il est aussi de notre devoir d’accueillir tout ce qui est bien pour la Casamance.

En tant que géologue et fils de la Casamance, je suis bien placé pour donner les vraies informations concernant l’exploitation du zircon qui suscite tant d’avis controversés.
Il faut que tout le monde sache que l’exploitation du zircon n’a jamais été source d’une quelconque maladie respiratoire pour la population, encore moins d’un cancer comme le prétendent certains, étant donné qu’aucun produit chimique n’est utilisé dans le procédé de séparation qui est uniquement basé sur la séparation gravimétrique.

En ce qui concerne la protection des rizières contre l’ensablement, ils ont prévu la mise en place d’une digue de protection et de haies de vétiver ou tout autre système efficace et j’ai été encore plus soulagé qu’and j’ai su que l’eau qui sera utilisée pour l’exploitation sera pompée à partir de la nappe semi-profonde du paléocène (d’éocène supérieur au pliocène située entre 140 et 220m) pour éviter toutes interférences avec la nappe superficielle qu’utilise les habitants.

Concernant le volet environnemental, une étude d’impact environnemental a été réalisée par La société concernée et par une organisation indépendante. Une étude qui a duré 3 ans.
Cela prouve l’importance accordée à cette étude pour respecter les normes fixées par le code de l’environnement (minier, forestiers,)
Et après l’exploitation, il y a ce qu’on appelle plan de réhabilitation du site qui consiste à remettre l’environnement dans un état initial de réutilisation comme ils l’ont fait à BRURFUT (situé à près 50km de Niafrang) ; un site qu’ils ont exploité et réhabilité.

Pour résumer chers frères, il est donc clair que les soi-disant rumeurs qui stipulent que l’exploitation du zircon de Niafrang est un danger pour la Casamance sont totalement fausses. Et ceux qui ont fait passer ces informations sont animés de très mauvaise foi. Ils sont même contre le développement de la Casamance, car contrairement à ceux qu’ils disent, c’est dans la valorisation de nos ressources naturelles que notre Casamance prendra une allure pour un développement durable.

Après 35 ans de conflit, la Casamance se doit être prête à travailler pour rattraper ce retard accusé pendant toutes ces années. Malgré toutes nos richesses en ressources naturelles, la Casamance reste parmi les régions les plus défavorisées du pays avec un manque sévère d’entreprises et d’infrastructures. Une population très jeune à la recherche de l’emploi, qui a pour conséquence un véritable exode rural vers la capitale à la recherche du mieux-être dont moi-même j’en suis un exemple.
Et pourtant, La Casamance fut la première région au Sénégal où on a découvert un gisement de pétrole depuis 1958 et jusque-là inexploité. Et on parle maintenant des phosphates de Matam et de Thiès, de l’Or de Kédougou, du zircon de Diogo, du pétrole offshore sur les côtes de Saint-Louis qui ne date que de 2001… etc.

Chers frères, on ne peut pas toujours faire la même chose tout en espèrant un résultat différent. On ne peut pas vouloir se développer tout en refusant à chaque fois toute opportunité qui se présente. Ce projet minier de Niafrang constitue une belle opportunité pour le peuple casamançais sur plusieurs points :
– La construction des infrastructures de base dans la localité concernée (école, structures de formation professionnelle, forages, routes, structures sanitaires, foyers des jeunes, des mutuelles de crédit, des structures de culte, de l’électricité, etc.) pour un fond annuel d’environ 240 000 dollars US, soit environ 140 000 000 FCFA par ans.
– Création d’emplois pour permettre à plus de 250 jeunes casamançais de travailler dans le mine, ce qui constituera la première entreprise en termes d’emploi en Casamance.
– Emplois indirects par la mise en place de projets et d’activités génératrices de revenu (commerce, aviculture, aquaculture, maraichage etc.).
– Création d’emplois par les mains d’œuvres journaliers pour la construction de la route, pour la réhabilitation, la digue de protection et de haies de vétiver…etc.
– Une somme de 0,5 % du chiffre d’affaires qui sera versée dans les caisses des collectivités locales.
-La possibilité de la sous-traitance de l’activité transport d’une part au cours de l’exploitation de la mine et d’autre part l’évacuation des produits finis de Niafrang-Ziguinchor par des petites et moyennes entreprises (PME) installées dans la région.
– Augmentation du trafic portuaire en entrées, sorties et tonnage du port de Ziguinchor pour permettre à plusieurs jeunes de travailler.
– Soutien à l’équipe phare de football de la région, Casa Sport, avec qui l’investisseur a signé un contrat de partenariat pour une subvention annuelle de 30 000 000 FCFA… etc.

Vue l’ensemble des opportunités que l’on peut tirer de ce projet d’exploitation du zircon en notre terre casamançais, Je pense qu’il est de notre devoir de nous unir, nous concerter, d’être flexible afin de servir la terre pour laquelle Aline Sitoé Diatta s’est sacrifiée. A cet effet, j’appelle à une prise de conscience collective de la population, des jeunes surtout, auxquels nous demandons de revoir leur position pour l’avenir des générations à venir.

Amath BODIAN

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