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Fin au Sénégal de l’exercice militaire international Flintlock 2016

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Saint Louis (Sénégal), 29 fév 2016 (AFP) – L’édition 2016 de l’exercice militaire annuel Flintlock, organisé par les Etats-Unis en Afrique, a pris fin lundi à Saint-Louis, dans le nord du Sénégal, après trois semaines de manoeuvres des armées de 28 pays, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Lancé le 8 février à Thiès (ouest), Flintlock 2016 a mobilisé quelque 2.200 membres des forces spéciales de 28 pays au total à travers le Sénégal et la Mauritanie voisine, a indiqué le général David Rodriguez, chef du commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom) qui organise Flintlock depuis 2005.
« Les menaces auxquelles tous les participants ici présents font face actuellement sont des menaces transnationales, qui exigent une réponse régionale », a-t-il déclaré lors de la cérémonie de clôture sur la place Faidherbe de Saint-Louis.
La cérémonie, qui s’est déroulée en présence du commandant des opérations spéciales américaines en Afrique, le général Donald Bolduc, a été marquée par un défilé de différents corps d’armée du Sénégal et des porte-drapeaux des 28 pays participants d’Afrique, d’Amérique et d’Europe.
Selon le général Mamadou Sow, chef d’état-major de l’armée sénégalaise, « le volume de forces, les moyens aériens et fluvio-maritimes déployés » pourFlintlock 2016 en font l’édition « la plus importante à ce jour ».
« La mobilisation de telles ressources donne la pleine dimension de cet exercice, qui vise à renforcer nos capacités de prévention, d’action et de réaction face à des menaces diffuses, multiformes et transnationales », a-t-il ajouté lors de la cérémonie.
Le Sénégal a jusqu’à présent été épargné par les attaques jihadistes frappant des pays d’Afrique de l’Ouest. Il a cependant renforcé la sécurité dans de nombreux lieux publics, comme les hôtels et les administrations, depuis l’attentat du 15 janvier à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, qui a fait 30 morts, en majorité étrangers. L’attentat a été revendiqué par
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Le 20 novembre 2015, à Bamako, la capitale malienne, 20 personnes ont été tuées, outre deux assaillants abattus, dans une autre attaque jihadiste.
Durant les manoeuvres, le Mali était « toujours un sujet d’échanges, tout comme le Burkina Faso », a indiqué à l’AFP le lieutenant-colonel William Rose, des opérations spéciales américaines.
Les Sénégalais « ont cherché à adapter la formation en matière de lutte contre ces menaces, donc tout était pertinent » durant l’exercice, a-t-il estimé.

AFP

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