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Grève de 72h : Le SAES se radicalise

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Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes), qui a incinéré la loi-cadre sur les Universités publiques, annonce une grève d’avertissement de trois jours (du mercredi au vendredi).

Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) est toujours en ordre de bataille contre la loi cadre sur les universités publiques. Il annonce une grève totale à partir de mercredi, jeudi et vendredi pour pousser l’Etat à revenir sur cette loi. Yankhoba Seydi, coordonnateur du Saes de Dakar, motive cette décision : «Elle a été prise à l’issue du Bureau national élargi tenu le samedi 14 février à l’Université Gaston Berger où toutes les sections étaient présentes. Et nous l’appelons grève d’avertissement. Pour nous, il faut le retrait pur et simple de la loi cadre. Il n’est pas question de laisser passer une loi qui enlève à l’université son autonomie. Le Saes n’est pas prêt à accepter cela.» Selon Yankhoba Seydi, après une pause observée depuis 2012, les enseignants du supérieur sont, cette fois-ci, déterminés à aller au bout de leur lutte. «Parce que le gouvernement continue à faire croire à tout le monde qu’après la grève de 2011 et celle de 2012, le Saes ne va plus en grève. Il faut qu’il comprenne que nous sommes déterminés. Nous avons entendu aussi parler d’invitation pour discuter ou négocier avec le ministre. Tout ça, c’est de la diversion. En, réalité, depuis l’année dernière, on n’a pas eu de rencontre. Et nous l’avons relancé à deux reprises», soutient le syndicaliste qui rappelle qu’il n’y avait pas, par rapport à la loi-cadre, un document de référence dans la première rencontre qu’ils ont eu avec le gouvernement. Fort de ce constat, Yankhoba Seydi précise qu’un «gouvernement sérieux» ne fonctionne pas de cette manière.

Il faut rappeler que le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) a procédé récemment à l’incinération symbolique du projet de loi-cadre sur les universités voté le 26 décembre, estimant que ce texte «porte atteinte à la liberté des universités». Pour le Saes, ce texte «n’a pas été étudié par les instances délibérantes des universités (…)», alors que tout «doit partir des départements, considérés comme les cellules de base de n’importe quelle université du monde (…), avant de monter aux conseils de faculté, pour ensuite arriver à l’assemblée de l’Université, l’instance la plus élevée».
Le Saes demande le retrait ou la révision de la loi-cadre sur les universités dont ils contestent en particulier une disposition concernant la création de conseils d’administration au sein des universités publiques sénégalaises.Ce conseil aura 20 membres académiciens et 10 membres hors de l’Université dont le Pca (Président du conseil d’administration) et le vice-Pca.
Leur deuxième préoccupation est axée sur la mise en œuvre du Protocole d’accords de 2012. Il s’agit, entre autres, du recrutement du personnel, la construction d’amphithéâtres et de salles de cours. «Et nous avons l’impression que le gouvernement traîne le pas parce que le protocole existe depuis 2012. Et, aujourd’hui, il n’arrive pas encore à respecter ses engagements», dénonce le Saes.

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