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Grève de la faim des détenus de la Mac de Diourbel : Le juge du 1er cabinet désamorce la bombe

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Les détenus de la Maison d’arrêt et de correction de Diourbel, victimes de longues détentions préventives, ont observé depuis lundi une grève de la faim pour dénoncer ces lenteurs judiciaires. Finalement, le doyen des juges d’instruction de Diourbel a réussi à désamorcer la crise.

Alors que l’attention des populations diourbelloises était portée sur l’affaire du jeune marabout Assane Mbacké, placé sous mandat de dépôt pour incendie volontaire, il se passait des choses inédites à la Maison d’arrêt et de correction de Diourbel. Des détenus, au nombre de 30, avaient décidé d’entamer hier une grève de la faim. Ils entendaient ainsi protester contre les longues détentions préventives. Suffisant pour que le Doyen des juges d’instruction, Makha Barry se déplace en compagnie de son collègue du 2ème cabinet pour désamorcer la bombe. Arrivé dans la prison aux environs de 12 heures, Makha Barry a rencontré les prévenus pour entamer avec eux une longue discussion.

Ce face à face a fini par porter ses fruits «parce que» les détenus ont été sensibles au discours du juge Makha Barry, une personne qu’ils jugent, d’après certaines indiscrétions, «crédible, qui a le sens de l’honneur». Certains détenus avec lesquels Le Quotidien a pu entrer en contact confient : «C’est un magistrat indépendant qui fait correctement son boulot. Nous avons foi sur ce qu’il nous a dit et des engagements qu’il a pris. C’est la raison pour laquelle, on sursoit à cette grève.»
ll faut savoir que le juge Makha Barry hérite des dossiers les plus compliqués et les plus difficiles de la région de Diourbel où il essaie de mettre fin à l’impunité érigée presqu’en règle dans certains cercles de la ville. C’est son cabinet qui instruit présentement l’affaire Assane Mbacké actuellement détenu à la Maison d’arrêt et de correction de Diourbel dans l’affaire de l’incendie de la maison du député Moustapha Cissé Lô. Depuis lundi, la Mac est encerclée par des éléments du Groupement mobile d’intervention pour parer à toute éventualité dans un contexte où des voix s’élevaient dans la ville pour dire que la place de Assane Mbacké n’est pas en prison.

Le Quotidien

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