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Insécurité galopante à Diourbel : Les opérateurs économiques interpellent l’Etat

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Les cambriolages créent des préjudices énormes aux opérateurs économiques de Diourbel qui demandent une meilleure sécurisation des biens et la réparation des préjudices subis. Ils pensent même mettre en place des brigades de veille dans les quartiers de la commune de Diourbel, entendent organiser une marche et tenir un comité régional de développement pour une meilleure sensibilisation des décideurs à qui il est conseillé de revoir la législation sur ces malfaiteurs.

L’insécurité et les vols à main armée commencent à être récurrents dans la commune de Diour­bel. Cette situation donne des soucis aux commerçants et autres acteurs économiques qui sont souvent écumés. Réunis à la Chambre de commerce et d’industrie, ils ont esquissé des solutions visant à mieux sécuriser les personnes et les biens, parce que les pertes sont énormes. Alioune Faye Mansour, président de l’Unacois, propose des solutions devant cette situation, devenue préoccupante : «S’il y avait des rafles rapprochées presque toutes les semaines, au moins les services de sécurité al­laient interpeller certains malfrats.»

A sa suite, Bassirou Mbacké Ndiaye, vice-président de la Cham­bre de commerce et d’industrie, explique : «Il faut mettre en place une compagnie de sécurisation ou bien des opérations de sécurisation pendant au moins 10 jours, car il ne peut y avoir de développement sans sécurité. En ce moment, la peur sera installée du côté des malfaiteurs. L’Etat doit faciliter l’obtention du permis de port d’arme. Il faut aussi essayer d’installer des brigades de veille dans les quartiers.» Même son de cloche de la part de Dr Ndiaye Sall qui conseille «un partenariat public-privé pour juguler ce fléau».
Pour ces acteurs économiques, seule une organisation forte peut venir à bout de ses assaillants qui, «le plus souvent, sont lourdement armés et très bien organisés». Afin de décourager les malfaiteurs, les opérateurs économiques souhaiteraient que «les peines soient corsées. Il faut revoir la législation en la matière».
Pour ces opérateurs économiques, si l’Etat ne fait rien, il faut «songer à une marche». D’ail­leurs, pense Dr Amath Niang, «l’Etat doit penser réparer les préjudices. Il faut mettre en place un comité de réparation des préjudices, car rien ne peut arrêter les malfaiteurs». De toute façon, de l’avis de Dr Niang, «il faut aussi penser à l’organisation d’un comité régional de développement» et même prôner «le non-paiement des impôts et des patentes», en attendant la réaction des Forces de l’ordre.

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