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Itv De Mr Ibrahima sene sur la problématique des locales…

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1) Question : Que vous inspire la polémique autour de la date des élections locales ?

Réponse :

C’est une polémique stérile qui relève de la politique politicienne.

En effet, voilà une opposition qui a exigé, avant la tenue des Locales, l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral de la Présidentielle de Février, 2019, et qui, subitement, exige de les tenir fin décembre 2021, avec le même fichier qu’il a remis en cause, et rejette leur tenue en fin janvier 2022 avec le fichier audité !

Cette preuve manifeste d’irresponsabilité montre que l’opposition se cherche des motifs pouvant lui permettre de contester les résultats des Locales, qu’elle craint de perdre massivement.

Avec la bérézina qu’elle a connue à la Présidentielle, une nouvelle déroute signifierait leur disqualification politique pour longtemps
C’est pour cette raison qu’elle rejette les conclusions de l’audit du fichier qui le trouve, fiable et transparent, pouvant servir à tenir les Locales que le Président de la République a fixée au 23 janvier 2022..

2) Question : Est-ce que ce n’est pas gênant pour le pouvoir de voir des mandats de 4 à 5 ans doubler à cause des nombreux reports ?

Réponse :
Aucunement puisqu’il s’est agi de report consensuel entre pouvoir, opposition et organisations de la société civile.

Cela est dû aux exigences d’audit et d’évaluation brandies par l’opposition et la pandémie de la Covid 19 qui a suspendu les travaux durant toute l’année 2020.

Il faudrait donc se féliciter de l’aboutissement de ces préalables qui a permis de fixer une date définitive pour les Locales, avec l’espoir que d’ici janvier 2022, la pandémie ne reprenne d’ampleur et de sévérité qui mettrait en péril tous nos projets y compris électoraux ?

3 ) -Question L’opposition se prépare à affronter le pouvoir. N’y-t-il pas moyen de trouver un consensus pour éviter d’autres confrontations, comme celle du mois de mars dernier ?

Réponse,
Si malgré la satisfaction des préalables pour aller aux Locales, l’opposition veut affronter le pouvoir, ce serait son choix et sa responsabilité.

Si elle veut le pouvoir par la rue et non par les urnes, comme elle l’a tenté du 3 au 8mars, ce serait à ses risques et périls, puisqu’elle trouvera sur son chemin des Institutions républicaines qui ont fini de démontrer leur solidité et leur capacité à maintenir l’ordre et la sécurité des citoyens, et qui sont fortement soutenues par les forces vives de la Nation, républicaines, démocratiques et citoyennes. Et de paix.

4) Question : – Quel commentaire faites-vous de la rencontre entre Sonko et le Khalife général des mourides ?

Réponse :
En disant au Khalife Général des Mourides que sur les 14 morts, les 10 sont des mourides puisqu’ils ont été enterrés à Touba, Sonko dévoile sa véritable nature politique de salafiste, qu’il a cherché vainement de cacher.
En effet, ces 10 morts sont des jeunes que leurs parents mourides ont enterrés à Touba
Etant donné que l’Islamisme radical salafiste a pour cible les confréries religieuses, sa stratégie pour les atteindre, c’est de recruter massivement chez les enfants dont les parents relèvent d’elles, pour les endoctriner et les fanatiser.

C’est ce milieu jeune qui lui sert de pépinière pour lever ses troupes de choc, pour atteindre ses objectifs, au prix de leurs vies, dans le but de dresser les parents contre le pouvoir et les Chefs des confréries qu’ils ont toujours accusés de collusion avec ce dernier.

C’est ainsi qu’en présentant au Khalife Général des mourides ces 10 morts comme des victimes mourides du pouvoir, Sonko dévoile sa face hideuse d’homme politique qui ne recule devant rien pour mettre le Sénégal « sens dessous dessus » !

5) Question : – Les frictions commencent à Benno avec la sortie de Wilane contre Macky Sall qui le préférerait au ministre Abdoulaye Saydou Sow à Kaffrine. N’est-ce pas là les germes d’un pouvoir qui n’est pas sereine ?

Réponse :
Ce n’est pas une question de sérénité, mais bien une question de choc d’ambitions politiques au sein de BBY, en direction des Locales de janvier 2022.

Ce n’est pas la première fois que BBY vit ce choc d’ambitions, puisqu’ aux Locales de 2014, la non maîtrise de ces chocs avait abouti à une double division de la majorité présidentielle, d’abord au sein de l’APR, et ensuite entre APR et les autres membres de la Coalition.

Avec comme résultats : la coalition BBY du Chef de l’Etat a obtenu 8 capitales régionales sur les 14, là où son prédécesseur, le PDS, avait obtenu 11 sur 14 en 2OO9 !

Elle a obtenu 28 Conseils Départementaux sur 42, alors que son objectif en les créant, était d’avoir la main mise sur la totalité !

Enfin, sur les 602 Communes, elle aurait remporté 475 collectivités locales avec la perte des Communes d’Arrondissement, les Villes de Dakar, Thiès, et Rufisque, la grande Commune de Touba, celle de Ziguinchor et de Diourbel.
C’est ce syndrome qui guette la majorité présidentielle pour janvier 2022, si le choc des ambitions en son sein n’est pas maîtrisé.
En effet, la descente du Ministre de l’Urbanise, membre de la Direction de l’APR, pour faire exécuter un programme de pavage de la Ville de Kaffrine, à l’insu du Maire Socialiste qui est un des dirigeants de BBY, est un mauvais présage de la répétition du scénario des Locales ce 2014, au sortir duquel, l’APR et BBY ont été fortement affaiblis aux yeux de l’opinion.
Il a fallu la claire voyance et la dextérité du Président Macky Sall, pour en tirer rapidement les leçons politiques idoines pour recoller les morceaux et restituer la cohésion de BBY, qu’il a présenté comme étant l’axe principal de la majorité présidentielle ouverte aux autres forces sans exclusives.
Ainsi, en ont eu pour leurs grades, tous ceux qui dans l’APR, rêvaient de la substitution d’une nouvelle majorité présidentielle à BBY, qui a été à la base du choc des ambitions qui a failli être fatal au pouvoir
BBY et son Président ne devraient donc pas laisser se reproduire ce syndrome du choc des ambitions en perspectives des Locales de janvier 2022.

6° Question : Le 3e mandat reste une énigme. N’est pas le moment pour le président Macky Sall d’éclairer la lanterne des Sénégalais au lieu de couper des têtes à tous ceux qui en parlent dans son camp ?

Réponse :

C’est une énigme pour qui ? L’opposition ? si c’est le cas, c’est son affaire. Le Président Macky Sall n’a aucune lanterne à éclairer.

Ceux qui veulent en refaire de nouveau un thème d’agitation après l’avoir abandonné, s’y accrochent maintenant désespérément pour en faire un débat national, faute d’avoir des arguments crédibles à articuler contre le pouvoir pour dresser les populations contre lui.
Mais sur ce thème, nos opposants seront seuls dans leur monologue.

BBY ne leur donnera pas l’occasion de rebondir, après qu’ils aient échoué dans leur théorie pour mobiliser l’opinion autour d’un prétendu projet du Président Macky Sall, de jumelage des Locales avec les Législatives

La fixation de la tenue des Locales le 23 janvier 2022, leur a ôté le dernier grain qu’il leur restait à moudre

Ibrahima SENE PIT/SENEGAL
Dakar le 16 mai 2021

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