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Khadim Ndiaye: Ces escrocs qui nous dirigent Comment a-t-on pu accepter cela ?

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Quelques morceaux choisis sur l’affaire « Niasse ». Aucune pitié pour ceux là qui contribuent à la paupérisation des populations africaines:

« Moustapha Niasse considère Pierre Achach [condamné pour escroquerie à Paris] comme son « fils », au point d’en être l’exécuteur testamentaire »

Moustapha Niasse « propose même de le couvrir. Dans un courrier daté du 15 mars, l’ex-émissaire de l’ONU reconnaît ainsi être le seul actionnaire et seul bénéficiaire économique de Basic International, société localisée en Suisse et dans les îles Vierges britanniques par l’intermédiaire de laquelle Achach a dissimulé le produit de sa propre fraude fiscale. La lettre ne sera finalement pas utilisée auprès des services fiscaux. »

« La société Surestream de Niasse et Cie dépeinte comme «opaque» et habituée à des pratiques corruptrices »
« Plusieurs écoutes téléphoniques ont montré comment Pierre Achach, directeur général adjoint de Surestream, a agi auprès du gouvernement burundais afin de renouveler deux contrats d’exploration accordés en 2008 et 2009 par le président Pierre Nkurunziza, qui n’avait jusqu’ici jamais délivré de licence pétrolière… »

« la société Surestream de Niasse a également remporté d’importants marchés au Congo. Une présence facilitée selon le journal par sa proximité avec le Président Joseph Kabila. Dans ce pays, Moustapha Niasse intègre le 23 janvier 2006 le Conseil d’administration de la société « MagIndustrie », basée à Toronto et qui s’active dans l’énergie et l’exploitation des minerais. Cependant, Moustapha Niasse et son ami Pierre Achach s’associent avec un ressortissant du pays, par ailleurs puissant homme d’affaires, Ebeli Popo qui a ses entrées au palais présidentiel. C’est ainsi que « Surestream RDC » signe en novembre 2005, un contrat d’exploitation de trois blocs du lac Tanganyika au montant dérisoire de 125.000 dollars. »

« En 2010, lorsque Pierre Achach se sait visé par la publication des listings HSBC de Falciani, Moustapha Niasse propose même de le couvrir. Dans un courrier daté du 15 mars ,Niasse reconnait être ainsi le seul actionnaire et seul bénéficiaire économique de « Basic International », société localisée en Suisse et dans les Iles Vierges Britanniques par l’intermédiaire de laquelle, Achach a dissimulé le produit de sa propre fraude fiscale »

« Moustapha Niasse et ses amis ne sont pas limités qu’au Burundi puisque leur société pétrolière a aussi remporté d’importants marchés en RDC. La proximité de Moustapha Niasse avec Joseph Kabila, aux rênes du pays depuis le décès de son père Laurent-Désiré Kabila en janvier 2001, est notoire. Mandaté par Kofi Annan pour accompagner la transition jusqu’aux accords de Pretoria du 17 décembre 2002, Moustapha Niasse est en bons termes avec Kabila qui l’invite à son mariage en 2006. Il est ainsi présenté comme un «ami intime» du président lorsqu’il intègre, le 23 janvier 2006, le conseil d’administration de MagIndustrie, société basée à Toronto qui compte alors «poursuivre le développement d’importants projets industriels en République démocratique du Congo» dans les domaines de l’énergie et de l’exploitation de minerais. »

« Dans leur entreprise au Congo, Niasse et Achach prennent aussi le soin de s’associer à un enfant du pays, Baudouin Ebeli Popo, puissant homme d’affaires qui a ses entrées au palais présidentiel. À 56 ans, Ebeli Popo présente un CV long comme la carrière d’un dictateur : ancien administrateur de la banque centrale du Congo, membre de la direction de l’inspection des banques, conseiller du premier ministre, propriétaire de la chaîne de télévision Business Radio Television Africa… Ce lobbyiste touche-à-tout vend sans complexe son entregent : « La connaissance profonde du rouage de l’administration est un atout me permettant à tout moment d’assister à ma juste valeur (sic) tout celui qui veut se tailler un chemin dans ce grand chantier qu’est la RD Congo. »

« Il s’associe à Surestream en prenant des participations dans la filiale nationale Surestream Petroleum RDC. Sans surprise, Surestream RDC signe en novembre 2005 un contrat pour l’exploitation de trois blocs congolais du lac Tanganyika. Le montant de la concession interpelle : 125 000 dollars, là où le gouvernement l’estime aujourd’hui à dix fois plus (1,25 million de dollars). Les délais d’attribution également : à peine quatre mois seront nécessaires à la signature d’un décret présidentiel en février 2006. Du jamais vu. « C’est la seule société pétrolière ayant conclu un accord d’exploration avec le gouvernement de transition qui obtiendra l’aval du chef de l’État quasi immédiatement », écrit le chercheur Benjamin Augé dans sa thèse de doctorat sur l’Afrique médiane. »

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