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Le G5 crée « Air Sahel » sans le Sénégal

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Le président Macky Sall devrait-il en rire ou en pleurer ?

Le Niger, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Fasso et le Tchad vont lancer leur compagnie aérienne commerciale: « Air Sahel.

Dakar n’en fera pas partie.

Mais déjà, on peut croire cette compagnie pourrait ne pas avoir le jour car ce sont les 5 pays les plus pauvres de l’Afrique de l’ouest qui sont les iniateurs de ce projet.

Selon le quotidien « Dakartimes », les partenaires Européens  et Arabes du G5 Sahel ne sont pas  encore engagés pour le financement   de la compagnie  « Air Sahel »

Le lancement de la nouvelle compagnie aérienne dans le ciel sahélien risque cependant de butter sur d’énormes difficultés.

Si des partenaires financiers comme la Banque arabe pour le développement économique (BADEA), ont déjà donné leurs accords de principe pour accompagner la mise en œuvre du projet, la suite du processus risque de s’avérer plus compliquée.

La mobilisation du secteur privé pour entrer dans le capital de la compagnie n’est pas garantie surtout au regard de la situation très critique que vivent certaines compagnies aériennes nationales.

C’est d’ailleurs sur cet aspect que tout va se jouer, la viabilité de l’entreprise risque de se confronter aux mêmes problèmes qui ont eu raison de plusieurs autres opérateurs lancés par plusieurs pays de la sous-région.

Qu’ils s’agissent de Toumai Air Tchad, Air Mauritanie, Air Mali ou Air Burkina, les expériences avortées ne manquent pas pour rappeler la difficulté du projet.

A moins que le plan de vol de la nouvelle compagnie ne soit véritablement étoffé, en tirant notamment les leçons du passé,  Air Sahel risque de se confronter aux mêmes difficultés auxquelles fait face le ciel africain.

Il est vrai que ces derniers temps, plusieurs experts plaident pour un regroupement des petites compagnies à capitaux publics pour l’émergence de véritables champions régionaux, capables de faire face à la concurrence des grandes compagnies qui dominent le marché africain.

Des mesures d’accompagnement seront donc nécessaires pour les premiers vols de « Air Sahel » et le cas des pays membres du G5 qui disposent de leurs propres compagnies nationales devrait être revu pour mieux positionner le nouvel entrant communautaire.

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