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L’Eglise du Sénégal n’est pas Charlie: «IL NE FAUT PAS QUE LA LIBERTE DE PRESSE CONSACRE UN DROIT AU BLASPHEME»

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Les dénigreurs doivent tout simplement arrêter de toucher à la sensibilité des musulmans. Ils méritent respect et considération. C’est la position de l’Abbé Roger Gomis, de l’archidiocèse de Dakar interrogé hier, mardi sur la caricature du prophète Muhammad par le journal ‘’Charlie Hebdo’’.

L’Eglise du Sénégal se démarque et condamne avec la dernière énergie le blasphème contre le Prophète Muhammad (Psl). «Nul n’a le droit, au nom du principe de la liberté d’expression de porter atteinte à la foi de l’autre, à ce qu’il considère comme sacré , comme fondamentale dans son existence. Nul n’a le droit», a déploré Abbé Roger, de l’archidiocèse de Dakar, joint au téléphone hier, mardi 13 janvier.

Selon lui «Il ne faut pas que la liberté de presse ou encore la liberté d’expression consacre un droit au blasphème, ni moins, oublier que l’autre à des considérations à son identité, sa foi, son existence. Faute de cela, c’est tout simplement de la tyrannie. Quand on parle de liberté d’expression, c’est pour entrer en contact avec quelqu’un. Or, pour établir le lien, il ne faut l’offusquer, ni moins encore de prime abord heurter sa conscience. Vous ne pouvez pas forcer l’autre à admettre votre humour, et par delà l’obliger à rigoler sur des choses auxquelles il n’a pas du tout envie de plaisanter. Cela n’est pas possible. Cela est autant plus grave, lorsque cela porte atteinte aux réalités de la foi. Pour le musulman, le Prophète ce n’est pas simplement quelqu’un qui passe. «Non!», dira-il. Mais un envoyé de Dieu. Et si vous ne pouvez pas le respecter, il ne faut pas le caricaturer». Et pour conclure, il déclare: «la liberté d’expression va de paire avec le respect de l’autre, sa foi, sa croyance…»

Au sujet de la publication de ‘’Charlie hebdo’’ d’aujourd’hui, le religieux déclare:«Il faut arrêter. Nous ne sommes pas pour cette reprise là», a-t-il fait savoir. Il poursuit: «Qu’est-ce qu’on veut prouver? Il s’est passé une chose. Et le lendemain on fait comme si de rien n’était ». Et d’ajouter: «Mieux, le contexte ne s’y prête pas. En ce qui nous concerne, nous désapprouvons et condamnons. Il faut qu’on respecte les musulmans. Il est tout simplement inacceptable que les gens continuent à ridiculiser la foi du musulman au nom du principe de la liberté de presse.»

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