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Les pèlerins commettent un avocat avant de vider leur hangar

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L’édition 2015 du pèlerinage s’est révélée cauchemardesque pour plus d’une centaine de pèlerins laissés en rade au hangar de l’aéroport Léopold Sédar Senghor.

En effet, le vin a été tiré par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, qui a été formel hier, vendredi 18 septembre. Il n’y aura pas de nouvelles attributions de visas, les pèlerins en errance à Dakar doivent ainsi se rendre à l’évidence et le boire. C’est le 10ième et dernier jour passés au hangar, le dernier épisode du film, au scénario rocambolesque, qui est entrain de se déroulé sous leurs yeux. La scène est piteuse pour certains, triste pour d’autres. C’est comme si le ciel leur tombait sur la tête, sous les effets conjugués du poids social, des mirages de Médine et de la Mecque, du rêve d’accomplir le 5ème pilier de l’Islam et, entre autres, considérations sociologiques.

Sans information aucune, car Saliou Bamar Ndiaye, le Commissaire adjoint, jusqu’à avant-hier leur seul interlocuteur, est introuvable depuis jeudi dernier dans la nuit, les pèlerins ont commencé à vider le hangar, hier vendredi vers 13 heures, dans une ambiance pas du tout bon enfant, informe Ndoye Samb. Les vieux et certaines femmes inconsolables, lui et oustaz Diaga Seck de la Rfm (qui aussi fait parti du groupe) cherchent à les persuader avant d’amener certains pèlerins chez-eux pour «les héberger le temps qu’ils trouvent les moyens et le courage de rentrer».

Le préjudice morale étant énorme et, indépendamment de la manne financière déboursée par chaque pèlerin, indique Ndoye Samb, ils ont commis un avocat qui a désormais en charge du dossier. Selon ses propres termes, «c’est à lui (l’avocat, ndlr) d’étudier toutes les éventualités pour voir s’il est opportun de porter plainte ou pas».

En outre, les pèlerins se désolent de la communication de crise des membres de la commission nationale en charge du pèlerinage qui n’ont pas trouvé mieux que de se réfugier dans cette assertion: «il faut s’en remettre à Dieu, c’est Lui qui ne vous a pas convié au pèlerinage cette année», indique notre interlocuteur. Leur offrant le bon Dieu derrière qui la commission se réfugie sans confession, ils trouvent, in fine, que c’est «irresponsable» de la part de ces autorités. Car, au lieu de chercher les vraies rasions de cet échec, elles continuent à faire dans le clair-obscur en utilisant des concepts bidons tels que «système au rouge».

Sud Quotidien

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