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Loi sur les universités : la tutelle favorable à une concertation sur les « modalités d’application »

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Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est prêt à débattre avec les enseignants des « modalités d’application » de la loi-cadre régissant le fonctionnement des universités publiques, a indiqué mardi son porte-parole Babacar Guèye.

« Nous n’allons pas revenir en arrière sur le conseil d’administration. Nous allons peut-être revoir les modalités d’application de ce conseil, car c’est au niveau des modalités qu’il y a des dysfonctionnements », a expliqué M. Guèye lors d’une conférence de presse.

Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES) est en désaccord avec son ministère de tutelle, en raison de cette loi adoptée le 26 décembre dernier par l’Assemblée nationale.

Par exemple, sur la base de cette loi, les conseils d’administration des universités publiques doivent être constitués de 20 membres, dont 10 choisis en dehors du monde universitaire. Le SAES dénonce cette disposition, en estimant qu’elle restreint les prérogatives du personnel universitaire.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est favorable à une concertation sur la question, selon son porte-parole.

Ce texte « porte atteinte à la liberté des universités », de leur conseil d’administration, « non seulement dans leur composition », mais aussi en ce qui concerne la nomination de membres ne provenant pas du monde universitaire, a estimé le secrétaire général du SAES, Seydi Ababacar Ndiaye, lors d’une conférence de presse, lundi.

Les universités publiques n’ont pas « eu connaissance des projets de texte » avant leur adoption par l’Assemblée nationale, selon M. Ndiaye.

Elles n’ont pas non plus procédé à l’ »amendement » du texte avant son examen par les députés, selon ce syndicat regroupant la plupart des enseignants des universités publiques.

L’élaboration de la loi sur les universités publiques a démarré en 2011, en prévision du « Projet de gouvernance et de financement de l’enseignement supérieur axés sur les résultats », a rappelé Babacar Guèye.

Depuis lors, des textes portant sur les organes de pilotage de l’enseignement supérieur sont élaborés par le ministère et les syndicats d’enseignants, dont le SAES, a-t-il fait valoir.

La nouvelle structure des conseils d’administration des universités publiques n’entraînera pas de « perte d’autonomie académique et scientifique de ces institutions », a soutenu le porte-parole du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

« Demander au chef de l’Etat de ne pas promulguer cette loi votée à l’unanimité [par les députés revient] tout simplement [à] demander au prédisent de la République de désavouer à la fois son gouvernement et la représentation nationale (NDLR : l’Assemblée nationale) », soutient le ministère, en réponse à un appel lancé dans ce sens par le SAES.

La loi adoptée par les députés concerne aussi les conseils académiques et les rectorats des universités publiques.

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