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Mactar Diop : « La Banque mondiale et la BAD sont complémentaires »

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«Le président de Banque africaine de développement (Bad) Akinwumi Adesina et moi entretenons d’excellentes relations. Nous sommes d’accord sur les priorités de l’Afrique à savoir l’énergie et l’agriculture. Les deux institutions se complètent.» Ces précisions sont du vice-président de la Banque mondiale en charge de l’Afrique le sénégalais Mactar Diop, qui s’exprimait samedi dernier à Rfi.

Le vice-président de la Banque mondiale en charge de l’Afrique Mactar Diop ne trouve aucun chevauchement ni moins encore de compétition entre son Institution financière et la Banque africaine de développement, mais plutôt une complémentarité. «Les deux institutions ont un impact sur le continent africain. Il n’y aucune raison de faire un classement entre les deux institutions, ça ne sert à rien. Nous avons des avantages complémentaires», a précisé Mactar Diop, au micro de la Radio France internationale (Rfi) à l’émission «éco d’ici éco d’ailleurs» du samedi 5 décembre 2015. «Nous (BM) avons la possibilité de travailler sur plusieurs continents à la fois. Nous portons l’expérience que nous avons en Amérique Latine, au Moyen Orient et d’autres régions. Et cela est extrêmement utile comme éclairage pour ce qui se fait en Afrique. Et nos collègues de la Bad travaillent avec une connaissance très approfondie du rêve quotidien sur le continent. La Bad a des ressources humaines complémentaires à celles que nous avons».

Par conséquent, dira-t-il «il n’y a pas de compétition entre les deux institutions, mais plutôt un alignement total sur les priorités auxquelles le continent fait face», s’est-il offusqué à la question de Frédéric Maury supputant que la BM aurait plus d’impact en Afrique que la Bad et le fait qu’il ne soit pas porté à la tête de la Bad.

«Pendant deux jours le président de la Bad Akinwumi Adesina et moi avions partagé un panel, à la COP 21 sur les énergies renouvelables, l’agriculture. Nous avons un partenariat extraordinaire. Nous travaillons main dans la main…», a-t-il tenu à rassurer aux co-animateurs Jean Pierre Boris de Rfi et Frédéric Maury de Jeune Afrique.

6% du potentiel hydroélectrique de l’Afrique est utilisé

Abordant la question d’actualité (COP 21), Mactar Diop s’est félicité de l’initiative, car selon lui: «Pour la première fois d’une COP il est question d’un programme de financement. La COP 21 n’est pas un lieu où l’on discute de programme de financement de groupe de pays spécifiques. Le président François Hollande a tenu à organiser une réunion autour du lac Tchad et du fleuve Niger pour voir comment, on pourrait mobiliser des financements à la résilience aux effets du changement climatique. Et ça c’est une nouveauté. A présent le débat est celui du changement climatique et la pauvreté. Et nous avons réussi à travers les différents panels sur l’Afrique à admettre que la question du changement climatique est d’abord une question de lutte contre le changement climatique, l’amélioration des conditions de vie des populations, les plus vulnérables. Et pour ce faire, nous souhaiterions plus d’argent qui aillent dans le financement contre le changement climatique. Nous voulons plus d’irrigation, la poursuite de la grande muraille verte entre le Sénégal et l’Ethiopie, plus d’énergie renouvelable pour une croissance soutenue de l’Afrique», a-t-il développé. Cela est possible poursuit-t-il «l’Afrique est le seul continent où, le potentiel d’énergie renouvelable est extrêmement élevé. Seulement 6% du potentiel hydroélectrique de l’Afrique est utilisé. Nous avons un potentiel de 15 Mwths de géothermiques dans la vallée du Nil».

100 milliards de dollars d’engagements des géants

A ces engagements, Mactar Diop précise «Les 100 milliards recouvrent l’ensemble des efforts pour la résilience, et non seulement pour l’Afrique. Mais nous souhaitons que la grande partie de cet argent aille en Afrique», a dit l’ancien ministre de l’Economie sous la présidence d’Abdoulaye Wade.

Il poursuit: «Dans notre business-plan pour l’Afrique, nous 5,6 milliards de dollars de l’Association internationale de développement (Ida), un fonds pour les pauvres».

Banque mondiale va injecter 16 milliards de dollars d’ici 2020

«Le Groupe de la Banque mondiale a dévoilé un nouveau plan qui porte sur 16 milliards de dollars E.U de financements pour aider les Africains et leurs gouvernements à s’adapter au changement climatique et renforcer la résilience du continent aux chocs climatiques», a expliqué M. Diop.

Sud Quotidien

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